Négociation de l'accord de pêche Maroc-Union européenne C'est le septième round de négociations entre le Maroc et l'Union européenne qui est prévu aujourd'hui mercredi 24 juillet à Bruxelles pour la conclusion d'un nouvel accord de pêche. Tous les projecteurs sont braqués sur ce nouveau round qui intervient dans un contexte politique et technique jugé positif. (A lire dans l'édition du 24/07/2013 dans le journal) La particularité aussi de ce rendez-vous, c'est le consensus acquis autour de plusieurs points laissés en suspens pendant le long processus de négociation. Le 7e round de négociations de pêche entre le Maroc et l'Union européenne programmé aujourd'hui à Bruxelles semble déterminant pour les deux parties. D'aucuns estiment que ce sera peut être le dernier round pour la ratification de l'accord de pêche vivement attendu par les pêcheurs de l'Union européenne et notamment espagnols. L'accord devrait profiter à toutes les parties. Il n'y a pas de divergence sur ce principe. Le 6e round tenu les 18 et 19 juillet a permis de réaliser des avancées sur de nombreux points, notamment techniques. Il reste à trouver un terrain d'entente sur le quota et les quantités de pêche qui seront accordés par le Maroc. Il en est de même pour le respect de la ressource halieutique marocaine, la valorisation et la modernisation du secteur de pêche. Sur le volet financier, la balle est dans le camp des Européens. Le Maroc demande une contrepartie financière de 40 millions d'euro par an, contre 36 millions d'euros proposées par l'UE. Certaines sources indiquent que certains membres de l'Union européenne ont proposé une enveloppe budgétaire inférieure à celle qui était en vigueur lors du dernier accord, à savoir 28 millions d'euros contre 36 millions d'euros encaissés par le Maroc en 2011. Une offre rejetée de manière catégorique par le Maroc qui ne désire par faire marche arrière sur ses acquis et encore moins sur la condition du respect de la souveraineté marocaine et de l'intégrité territoriale. Aussi, la préservation de la ressource halieutique combinée à une exploitation responsable et durable du poisson marocain sont autant de conditions imposées par le Maroc pour pouvoir renouveler l'accord de pêche. De l'autre côté, l'UE demande une hausse du quota des captures et une extension des zones de pêche. Quelles concessions feront les deux parties pour boucler le long processus de négociations et activer la marche d'un nouvel accord de pêche ?