ONCF- Consortium Thales/ Huawei /Imet 30 millions d'euros pour moderniser le réseau ferroviaire marocain    Il fait l'actu : Abdelali Benamour    « International Five Star Diamond Et de deux pour la RAM    Aïd Al-Fitr : Grâce Royale au profit de 277 personnes    Aïd al-Fitr célébré mardi au Maroc    « L'été meurtrier » par ( Jamal Berraoui )    L'Allemagne, championne du monde de l'efficacité énergétique    Divers    Loi de Finances 2015 : Les priorités de la rentrée    Divers sportifs    Raad aux comandes du SCCM    Marjane et Joudar tirent leur épingle du jeu au Loto Polish Open    Les chiens errants menacent les habitants de Dakhla    La plasmaphérèse s'effectue désormais au Maroc    Soutien aux anciens prisonniers détenteurs de projets    Meknès : le rendez vous des élèves brillants    Aymane Salim : Collaborer avec Paco Dimitri était une très belle expérience musicale et humaine    Festival international des jeunes et des arts populaires à Asilah    Insolite : Concours de prières bouddhistes    Le programme complet du Moussem Moulay Abdellah Amghar du 08 au 16 Août 2014    Un livre en question    L'expérience marocaine en matière de lutte contre les inégalités présentée par l'USFP à Montevideo    Abdo Saibari élu à l'unanimité à la tête de la Chabiba Ittihadia    Marrakech : le Palais Namaskar a obtenu le label «Clef verte»    Abdelmonaim Elbarri, directeur du Festival « Twiza » : « Twiza progresse en parallèle avec le développent de Tanger- Métropole »    Atlas Cold Port implante son unité de froid à Tanger-Med    Le RCA et l'Espanyol Barcelone se quittent dos à dos    13 immigrants algériens interceptés dans les eaux d'Almeria    Trois marocains morts en Espagne    Un autre missile de la Corée du Nord lancé en l'air !    le Hamas a rejeté la prolongation pour 24 heures de "la trêve humanitaire"    Fête du trône: Show aérien pour les Forces Royales Air    Strandberg à Dortmund?    Mounia Nejm-Eddine Boutaleb expose à Casablanca : A la rechercher de l'équilibre intérieur    Stephen Keshi reconduit à la tête des Super Eagles    Marcher dans la lumière.    Laâyoune ; Cervantès s'installe au Sahara marocain    Interview Kaddouri : "Je me sens marocain avant tout." Spécial    700 millions de femmes dans le monde sont concernées par le mariage forcé    La jalousie entre frères et sœurs, quelles limites    Schizophrénie : Une vaste étude génétique offre un nouvel éclairage    Casablanca : L'art déco, ressuscité avec le Tram, revalorise «l'oublié» casablancais    Sahara marocain : Alger: le problème !    Maroc-UE : Les CESE marocain et européen créent un comité de suivi des relations bilatérales    Partenariat public privé    Insolite : Hillary Clinton préfère travailler de chez elle...    L'horloge ultra-précise    Hamid Chabat, dans le cadre de la discussion du bilan d'étape du gouvernement :Un bilan empreint de contre-vérités et d'appropriation busive d'initiatives et de réalisations de l'Institution royale    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

La vie illustre et l'œuvre de Nabil Benabdallah 1er
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 05 - 03 - 2004

Le ministre de la Communication, Nabil Benabdallah, construit une œuvre biographique dans des revues. Il parle de tout , sauf de son travail de ministre. Son enfance distinguée, ses amours au nombre illimité, rien n'est excessif pour un ministre qui laissera dans l'Histoire des traces bien ridicules.
Le ministre de la Communication ne craint pas le ridicule. A chaque sortie, il provoque le rire. Et comme il aime beaucoup communiquer et qu'il a fini par épuiser, écumer tous les médias, il est entré dans la logique de l'hilare. Une espèce de culte du moi démesuré. Un héroïsme où chaque instant de sa vie revêt une extrême importance pour la nation. Vous ne le savez pas peut-être : Nabil Benabdallah est en train de fonder une œuvre pour la postérité. Dame ! on ne devient pas du jour au lendemain un Nabil Benabdallah. Dès l'enfance, il devait bien y avoir les prémices d'une brillante carrière. Une destinée ! Nabil est de la trempe des hommes marqués par le destin. Il n'a pas encore eu droit à un Flaubert décrivant le tempérament fougueux d'Hannibal frémissant des narines lorsqu'il était enfant. Nabil construit lui-même, dans diverses publications, son œuvre avec une aisance étonnante. Il commence depuis le début. Depuis l'enfance. “Les première années, j'étais assez timide. Puis je suis devenu très vite leader. On me suivait. J'étais assez frondeur. Sa allait parfois jusqu'à l'insolence avec les profs“. Ouaw ! le futur militant du PPS était forgé dans l'argile rare des décideurs. Ses camarades de classe étaient toujours collés à son dos. Et pour cause !
Et puis, Nabil a suivi un enseignement digne des hommes de qualité : la philo. C'était un fort en thème.
Un insoumis, un rebelle à l'autorité. Il nous l'apprend avec des termes qui devraient s'inscrire en lettres gothiques. Histoire de souligner leur parenté avec les prouesses des chevaliers du Moyen-Age, marqués par le sceau du destin. “Un jour, le surveillant est venu s'asseoir en classe et a demandé quelles étaient les personnes qui refusaient de suivre les cours.
Personne n'a osé broncher. Je me suis levé et les ai traités de trouillards. Les trois quarts m'ont alors suivi“. Encore ces satanés suiveurs, certainement toujours sur son dos !
De l'enseignement de la philo, Nabil tient son art de faire des poncifs. Des phrases extraordinairement banales qui doivent résonner dans son esprit avec la solennité des aphorismes. Toujours dans le chapitre de son autobiographie, Nabil bombe les pectoraux. Il ne fait plus de sport, il a été un brillantissime footballeur. Et il ose à propos du sport cette phrase stupéfiante : “Je crois que c'est l'un des domaines où l'homme a toujours tenté de donner le meilleur de lui-même“. Bien chanceux, celui qui saura épuiser toute la profondeur philosophique de cette phrase.
Nabil Benabdallah restera aussi dans l'histoire pour être un fin connaisseur des choses de l'amour. Oui, le vrai amour, celui qui rapproche deux épidermes, celui qui lie un homme à une femme. Nabil est intarissable, douteusement loquace sur le sujet. Comme dans la chanson, il “ne regrette rien“. Pas même “les déceptions et les moments durs“. Et puis, il a sur le sujet des phrases charmantes : “on s'y brûle et on y revient“. Et même en amour, il n'oublie jamais sa manie de construire des phrases d'auteurs : “J'ai toujours considéré que je ne pouvais faire ma vie s'il n'y avait un socle sentimental“. On savait bien que notre homme rêvait de dresser une statue qui résiste à l'usure du temps, mais alors là, on ignorait qu'il voulait en plus la prolonger d'un socle pour l'élever encore plus haut. Dans cette statue qu'il veut nous léguer, Nabil a un faible pour les confidences intimes. Dans un entretien, l'homme nous chante très fort, en marocain cette fois-ci, les mile tre (1003 en italien) de “Don Giovanni“ de Mozart. Sa liste est même légèrement plus longue que celle du légendaire séducteur. Don Juan n'aurait pas osé s'enorgueillir comme Nabil Benabdallah en ces termes : “avec les femmes, j'ai eu énormément de relations“. On imagine qu'elles n'étaient pas toutes épistolaires. Tout cela peut se comprendre dans une conversation entre hommes, fiers d'étaler leurs tableaux de chasse. Mais pour poser une question philosophique à un ministre féru de philo : quel intérêt a un lecteur marocain à connaître le nombre des conquêtes féminines de son ministre de la Communication ? Aucun, comme pour le reste.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.