Le bouton «je n'aime pas» n'existera jamais sur Facebook!    Grève nationale: le gouvernement tente le dialogue    DGST : Abdellatif Hammouchi décoré de « La croix honorifique » à Madrid    Canada: fusillade au Parlement d'Ottawa    Rallye des gazelles au palais royal    Pas d'Ebola à Casablanca    Le Maroc, les USA et le monde    Convention : ADA et CMS veulent soutenir la microfinance    Le mot pour rire: Yes, they CAN...    Anghami dispo chez IAM    Enseignement Lancement de la 2ème session de formation du PAGESM    L'appel à la rescousse des dispensaires ruraux    Inflation – L'enseignement et Fès aux premiers rangs    A la rescousse de l'investissement industriel    Energie – Le pétrole au plus bas depuis juin 2012 à New York    Qatar Airways recrute    Affronter l'Etat islamique ou le danger de faire la guerre à moitié    Christophe de Margerie    LES JDIDIS PREMIERS DEMI-FINALISTES    Louardi: Aucun cas d'Ebola enregistré chez les subsahariens du Maroc    News    Le Groupe socialiste saisit le chef de l'Exécutif des provocations algériennes    Le Maroc, de plus en plus attractif pour les investissements étrangers    Les limites de la responsabilité en Afrique    Divers sportifs    Fès tremble à l'idée de recevoir les Militaires    Des billets à prix abordables    Poker menteur du député islamiste Mohamed Yatim    Le protectionnisme peut-il protéger le Cameroun ?    Pour se distinguer de son homonyme belge, une commune française change de nom    Les maux de l'université demeurent les mêmes    A Kaboul, les mariages collectifs anti "bling bling" ont le vent en poupe    Insolite    Le film de guerre "Fury" en tête du box-office    Des troupes russes ouvrent le bal du Festival international de la danse expressive de Fès    Trois films marocains à l'affiche du Festival du cinéma arabe de Bruxelles    J'aime, je partage: Criminalité, jeunesse et crise des valeurs    Forum de Crans Montana à Genève: Quatre Marocaines nommées leaders du futur    Appel au gouvernement pour réagir avec fermeté à cette lâche agression    Le MAS se rebiffe...    Marocains du monde : L'enseignement de l'arabe au Canada : Les écoles marocaines, un lien solide avec l'identité    La comédienne française Isabelle Huppert présidera le Jury Long Métrage    Aéroport international de Marrakech: Arrestation d'un Franco-algérien en possession de 9 kg de chira    Un salon sous le signe du tourisme équestre    Le Maroc, l'un des dix pays à visiter en 2015    «Takreem Awards» va distinguer à Marrakech l'excellence arabe    Art : Vernissage de l'exposition de l'artiste Abdallah Sadouk    Activités du parti    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

La vie illustre et l'œuvre de Nabil Benabdallah 1er
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 05 - 03 - 2004

Le ministre de la Communication, Nabil Benabdallah, construit une œuvre biographique dans des revues. Il parle de tout , sauf de son travail de ministre. Son enfance distinguée, ses amours au nombre illimité, rien n'est excessif pour un ministre qui laissera dans l'Histoire des traces bien ridicules.
Le ministre de la Communication ne craint pas le ridicule. A chaque sortie, il provoque le rire. Et comme il aime beaucoup communiquer et qu'il a fini par épuiser, écumer tous les médias, il est entré dans la logique de l'hilare. Une espèce de culte du moi démesuré. Un héroïsme où chaque instant de sa vie revêt une extrême importance pour la nation. Vous ne le savez pas peut-être : Nabil Benabdallah est en train de fonder une œuvre pour la postérité. Dame ! on ne devient pas du jour au lendemain un Nabil Benabdallah. Dès l'enfance, il devait bien y avoir les prémices d'une brillante carrière. Une destinée ! Nabil est de la trempe des hommes marqués par le destin. Il n'a pas encore eu droit à un Flaubert décrivant le tempérament fougueux d'Hannibal frémissant des narines lorsqu'il était enfant. Nabil construit lui-même, dans diverses publications, son œuvre avec une aisance étonnante. Il commence depuis le début. Depuis l'enfance. “Les première années, j'étais assez timide. Puis je suis devenu très vite leader. On me suivait. J'étais assez frondeur. Sa allait parfois jusqu'à l'insolence avec les profs“. Ouaw ! le futur militant du PPS était forgé dans l'argile rare des décideurs. Ses camarades de classe étaient toujours collés à son dos. Et pour cause !
Et puis, Nabil a suivi un enseignement digne des hommes de qualité : la philo. C'était un fort en thème.
Un insoumis, un rebelle à l'autorité. Il nous l'apprend avec des termes qui devraient s'inscrire en lettres gothiques. Histoire de souligner leur parenté avec les prouesses des chevaliers du Moyen-Age, marqués par le sceau du destin. “Un jour, le surveillant est venu s'asseoir en classe et a demandé quelles étaient les personnes qui refusaient de suivre les cours.
Personne n'a osé broncher. Je me suis levé et les ai traités de trouillards. Les trois quarts m'ont alors suivi“. Encore ces satanés suiveurs, certainement toujours sur son dos !
De l'enseignement de la philo, Nabil tient son art de faire des poncifs. Des phrases extraordinairement banales qui doivent résonner dans son esprit avec la solennité des aphorismes. Toujours dans le chapitre de son autobiographie, Nabil bombe les pectoraux. Il ne fait plus de sport, il a été un brillantissime footballeur. Et il ose à propos du sport cette phrase stupéfiante : “Je crois que c'est l'un des domaines où l'homme a toujours tenté de donner le meilleur de lui-même“. Bien chanceux, celui qui saura épuiser toute la profondeur philosophique de cette phrase.
Nabil Benabdallah restera aussi dans l'histoire pour être un fin connaisseur des choses de l'amour. Oui, le vrai amour, celui qui rapproche deux épidermes, celui qui lie un homme à une femme. Nabil est intarissable, douteusement loquace sur le sujet. Comme dans la chanson, il “ne regrette rien“. Pas même “les déceptions et les moments durs“. Et puis, il a sur le sujet des phrases charmantes : “on s'y brûle et on y revient“. Et même en amour, il n'oublie jamais sa manie de construire des phrases d'auteurs : “J'ai toujours considéré que je ne pouvais faire ma vie s'il n'y avait un socle sentimental“. On savait bien que notre homme rêvait de dresser une statue qui résiste à l'usure du temps, mais alors là, on ignorait qu'il voulait en plus la prolonger d'un socle pour l'élever encore plus haut. Dans cette statue qu'il veut nous léguer, Nabil a un faible pour les confidences intimes. Dans un entretien, l'homme nous chante très fort, en marocain cette fois-ci, les mile tre (1003 en italien) de “Don Giovanni“ de Mozart. Sa liste est même légèrement plus longue que celle du légendaire séducteur. Don Juan n'aurait pas osé s'enorgueillir comme Nabil Benabdallah en ces termes : “avec les femmes, j'ai eu énormément de relations“. On imagine qu'elles n'étaient pas toutes épistolaires. Tout cela peut se comprendre dans une conversation entre hommes, fiers d'étaler leurs tableaux de chasse. Mais pour poser une question philosophique à un ministre féru de philo : quel intérêt a un lecteur marocain à connaître le nombre des conquêtes féminines de son ministre de la Communication ? Aucun, comme pour le reste.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.