Parlement: Benchamach plaide pour une intégration arabo-africaine    Jazz au Chellah: Rencontre des deux rives de la Méditerranée    Expulsés de Nador et largués près de la gare routière de Casablanca    Habib El Malki s'entretient avec l'ambassadeur de la République d'Autriche au Maroc    Hausse du résultat net de Ciments du Maroc    Divers    Entre nécessité et système D, le vélo revient au goût du jour à Cuba    News    Kim Jong-un va faire payer à Donald Trump son discours de l'ONU    Pourquoi parler d'aller et de retour si beaucoup de matchs se jouent sur terrains neutres ?    Assemblée de la FIB à Casablanca    Une AG décisive pour le MAS    Selena Gomez a subi une greffe de rein    Chouala à l'écoute des jeunes à Harhouras    Fouzia Assouli primée à Naples    L'homme d'Etat tchèque Frantisek Bublan : Le plan d'autonomie proposé par le Maroc peut apporter une solution pacifique et assurer un avenir prospère pour toute la région    Les meilleurs films de tous les temps    Madonna bientôt en duo avec Christine and The Queens    Le show de Céline Dion à Las Vegas a rapporté plus de 500 millions de dollars    Rentrée universitaire 2017-2018 : Les mesures phares de Hassad    Aid Al Adha : Akhannouch revient sur l'affaire des viandes putréfiées    Promotion de l'emploi : Le gouvernement détaille ses programmes    Sajid: les potentialités touristiques du Maroc « ne sont pas suffisamment exploitées »    LDC: les joueurs de Mamelodi Sundowns se préparent à Rabat    Diapo. Botola: Enes Sipovic de l'IRT à la RSB prev next    Dialogue social: prémices de tensions entre El Othmani et les syndicats    El Malki transfère le dossier des parlementaires absentéistes à la TGR    Danone Nations Cup: les lionceaux de l'Atlas s'envolent pour New York    Attentats de Barcelone et Cambrils: arrestation vendredi d'un autre Marocain    Météo: un temps nuageux par endroit ce vendredi    Le Maroc déclare la guerre au trafic de voitures volées    Rabat: des bœufs mettent fin à la vie du doyen des chevillards    Assurance: du pain sur la planche pour le Médiateur    Loterie visa Etats-Unis: les inscriptions ouvertes dès octobre    Foncier: vers une loi protégeant les biens privés de l'Etat    Une commission d'inspection à l'hôpital Mohammed V de Tanger    Le Salon du cheval d'El Jadida fête ses dix ans    El Jadida: un policier tire deux balles pour arrêter un agresseur    Brèves Internationales    Macky Sall: «Il est temps de donner à l'Afrique la place qu'elle mérite»    Naufrage: plus de 100 disparus au large de la Libye    Paris: vibrant hommage à Leïla Alaoui    Prix national de la presse: La compétition est ouverte    Europe : le Brexit risque de faire perdre 1,2 million emplois    Michael O'Leary dans la tourmente de Ryanair    L'boulevard s'associe à Casablanca Events et Animation    Gad Elmaleh boucle sa première tournée en Australie    Les FAR et la JSKT premiers qualifiés pour les quarts    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Abattoirs avicoles : L'inspection s'impose
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 19 - 03 - 2002

Au marché de volailles de Hay Mohammadi-Roches noires, qui sert aussi de lieu d'abattage, la salubrité des lieux, les conditions d'hygiène et le contrôle sanitaire sont des notions totalement abstraites.
L'odeur pestilentielle viole les narines des gens venus s'approvisionner au marché-abattoir des volailles dans les anciens locaux de la fabrique de ciment Lafarge, rue Jaâfar Al Barmaki, à Hay Mohammadi. Une bâtisse lépreuse datant des temps du protectorat. En principe, ce n'était que provisoire. Le temps que le problème des abattoirs en général soit réglé en aménageant de nouvelles structures adéquates, installées à proximité de Casablanca. Cela fait aujourd'hui plus de trois ans.
Si les consommateurs passent un mauvais quart d'heure, le temps de faire leurs courses avant de fuir cet environnement malsain, il n'en est pas de même pour les habitants des quartiers avoisinants. En particulier Hay Khalil II. Ces gens sont littéralement privés d'air frais.
En face du « marché » des volailles, se trouve une immense décharge d'ordures ménagères. Là où ont été tournées certaines séquences du film « Ali Zaoua ». De loin, la rue Jaâfar Al Barmaki ressemble à une « allée » tapissée de coton, avec ses trottoirs couverts de plumes blanches. Mais le plus grave, c'est la situation à l'intérieur du « marché provisoire ». Les volailles sont égorgées, déplumées et traitées sur place (un dirham et demi la pièce) sans la moindre mesure hygiénique. Ce qui donne naissance à de gigantesques amoncellements constitués d'un mélange de viscères, de tripes, de pieds, de têtes et de volailles mortes. Toujours est-il qu'une benne à ordures est disponible au fond du marché, conçue justement pour contenir les déchets. Seulement, cette benne, qui doit avoir connu de meilleurs jours lors de la seconde guerre mondiale, est insuffisante.
Le ramassage ne s'effectuant qu'occasionnellement, l'on peut facilement imaginer l'atmosphère régnante. Moins supportable que l'intérieur d'un égout ! C'est la Communauté urbaine de Casablanca (CUC) qui prend sous sa charge la gestion de ce chantier. Une note de service émanant du ministère de l'Intérieur et de celui de l'Agriculture et de la réforme agraire, datée du 29 novembre 1985 fait déjà état de l'insalubrité du secteur. Une lecture d'un simple paragraphe de cette note est particulièrement révélatrice. « Il y a lieu de rappeler que l'abattage et la préparation des viandes de volaille sont opérés dans des tueries particulières vétustes ne répondant pas aux normes d'hygiène.
A cela s'ajoutent la dispersion et le nombre élevé de ces unités qui échappent au contrôle sanitaire. Aussi, l'abattage et la vente des volailles doivent-ils être opérés dans des abattoirs adéquats et des locaux de vente appropriés ». Dix sept ans après, la situation est toujours la même pour ne pas dire pire. Plus encore. Un arrêté du Wali de la région du Grand Casablanca sous le n° 3/2000, daté du 7 novembre 2000 stipule que : « Les établissements de restauration collective ( Hôtels, restaurants, hôpitaux, cliniques, internats, établissements pénitenciers, snacks etc..), les grandes surfaces et les traiteurs sont obligés de s'approvisionner en viandes blanches issues des volailles abattues et préparées exclusivement au niveau des abattoirs avicoles agréés par l'autorité compétente. ». La CUC n'est-elle pas une autorité compétente ? En tous cas, la pire tuerie des volailles sise à Hay Mohammadi est sous sa responsabilité. Tout autre commentaire s'avérerait vain.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.