Fête du Trône : Voici l'intégralité du discours royal    40MDH pour l'Ordre national des médecins    Interview: Younes Bnou Marzouk évoque son avenir et sa volte-face (vidéo)    Investissements : Des projets de grande envergure    Constitution : Il reste une année pour l'adoption de toutes les lois organiques    FIFA : Platini officiellement candidat à la présidence    Promotion de la destination Maroc: Regain de confiance des tour-opérateurs français    Promotion socio-économique : Dix ans de développement humain    Patients atteints de VIH-hépatite C : À quand une prise en charge totale ?    La sensibilisation au service de la mer    Le Souverain prononcera le discours à 13 h    Le ghota mondial au Maroc en 2016    Céramique : le japonais NGK arrive    Crédit Populaire du Maroc : C'est fait !    Les assises de l'industrie pour fin septembre    VŒUX : Spécial Fête du Trône    Le Maroc, leader dans le monde arabe en matière de réinsertion sociale    RCA: La clause peu commune du contrat de Mohamed Awal    CAN 2019: Crise oblige, le Cameroun demande une aide financiére à la Chine    Guerre mondiale au Moyen-Orient    Marrakech, capitale mondiale des statisticiens    Le Maroc, un hub des services, selon la CNUCED    Le solaire marocain brille de mille feux    247 génériques au Guide des médicaments remboursables    Xena Aouita chante pour le Maroc    Lazaar courtisé par Monaco et Séville    Divers    La publication d'un dessin de presse raciste fait polémique en France    Iran et Russie refusent toute menace    News    Un incendie dans une usine de meubles fait 25 morts au nord du Caire    Les chefs des institutions créancières arrivent en Grèce, dans un climat politique tendu    Hommage à Rabat aux élèves méritants de l'année scolaire 2014-2015    Accident de la route survenu au sud de Tan Tan    Divers    La conversation harmonieuse des rimes et des rythmes    «Shad Agza» de Mohamed Ramadan dans les salles obscures    Abdeslam Ahizoune, nouveau président de l'Association Maroc Cultures    Hila Benghazi-Club Africain et Raja-Ismaily en ouverture    «Contribution de l'Islam à l'avènement d'une paix mondiale durable»    La politique anticipative du Maroc a permis le démantèlement de 30 filières de recrutement de jihadistes depuis 2013    Association Maroc Cultures: Abdeslam Ahizoune aux commandes    La plus grande toile jamais réalisée au Maroc    Près de 300 jihadistes marocains tués depuis 2013    Volkswagen détrône Toyota    Une intégration africaine pour et par «nous»?    «Les enfants perdus de Casablanca»    Médias numériques : Une opportunité pour faire face au terrorisme    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

Les intrigues de Ali Bourequat
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 03 - 09 - 2004

Ali Auguste Bourequat, 67 ans, fait partie du cercle de ceux qui se sont incrustés dans l'affaire Hicham Mandari et de sa nébuleuse. Ce Franco-marocain se targue d'ailleurs de détenir un dossier volumineux sur cette histoire ténébreuse. Un coup de bluff. Quel intérêt a-t-il à s'immiscer dans une affaire qui, a priori, ne le concerne ni de près ni de loin? En quoi les tribulations de Mandari peuvent-elles l'intéresser ?
Ali Auguste Bourequat, 67 ans, fait partie du cercle de ceux qui se sont incrustés dans l'affaire Hicham Mandari et de sa nébuleuse. Ce Franco-marocain se targue d'ailleurs de détenir un dossier volumineux sur cette histoire ténébreuse. Un coup de bluff. Quel intérêt a-t-il à s'immiscer dans une affaire qui, a priori, ne le concerne ni de près ni de loin? En quoi les tribulations de Mandari peuvent-elles l'intéresser ?
Ali Bourequat est connu des autorités marocaines pour avoir passé, lui et ses deux frères, Midhat et Bayazid, près de deux décennies dans le bagne de Tazmamart. Arrêtés en 1973 pour leur participation présumée dans les deux putschs manqués contre feu S.M Hassan II, ils seront libérés en 1991. Les Bourequat avaient, avant que leur vie ne bascule, leurs entrées dans l'establishment et participaient aux soirées les plus courues de Rabat. C'étaient des gens réputés de bonne famille, lotis en argent, mais qui ont trop joué avec le feu en fricotant notamment avec des services étrangers. Dans quelle mesure cette accusation est fondée ? On ne le saura peut-être jamais. Une chose est sûre : les Bourequat nieront toute implication dans ce qui leur est reproché. Mais pourquoi alors avoir subi les foudres du régime?
Les Bourequat, notamment Ali qui est le frère cadet, feront beaucoup de bruit après leur élargissement. En 1995, Ali décidera de s'installer comme réfugié politique, non pas en France, mais aux Etats-Unis, arguant qu'il craint d'être victime d'un coup des services hexagonaux. Dans sa déposition pour obtenir l'asile politique aux Etats-Unis, il explique : “ Moi, Ali Bourequat, demande l'asile politique aux Etats-Unis du fait que je crains d'être persécuté par le gouvernement français si je retourne en France. Après avoir été emprisonné plus de dix-huit ans (au Maroc), je suis retourné en France en janvier 1992. J'ai commencé alors à m'exprimer au sujet d'informations que j'avais reçues concernant l'implication d'officiels français dans le trafic de drogues (…) J'avais de surcroît des informations quant à l'enlèvement et au meurtre de Mehdi Ben Barka“. Si ce n'est pas du bluff, cela y ressemble beaucoup.
Ces frères Dalton d'un autre genre obtiendront, sous la pression, une indemnisation de l'État marocain à hauteur de 10 millions de FF chacun en contrepartie de leur silence. Mais Ali Bourequat ne respectera pas le deal, puisqu'il sortira en 1993 chez Robert Laffont un livre-témoignage intitulé : “18 ans de solitude à Tazmamart”. Voilà que Ali Bourequat, qui vit au Texas, réapparaît à la faveur de l'affaire Mandari où il a joué un rôle certain sur fond d'argent, d'intrigues et de manipulation.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.