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L'adieu au gouvernement Youssoufi
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 08 - 10 - 2002

Ils ont fait partie de l'équipe gouvernementale qui a inauguré l'ère de l'alternance. Sur le terrain, leurs performances n'ont pas toujours été convainquantes.
Omar AZZIMAN
Ministre de la Justice
Profil bas
Avec lui, la réforme de la justice, pourtant un des chantiers les plus importants, n'a pas avancé. On retiendra de Omar Azziman à la fois le courage d'avoir dénoncé lors d'une conférence de presse à Casablanca au tout début du gouvernement d'alternance la corruption des magistrats et une timidité déconcertante dans l'action réformatrice. Depuis cette sortie musclée contre les juges qui lui a valu la colère des intéressés, M. Azziman a adopté un profil bas. On l'a rarement vu durant le mandat du gouvernement d'alternance, tétanisé certainement par l'immensité de la tâche qui est la sienne. 4/10.
Abdelkabir M'DAGHRI ALAOUI
Ministre des Habous et des Affaires
islamiques
Usure du pouvoir
C'est connu, le pouvoir use. Abdelkébir Alaoui M'Daghri, qui a régné près de deux décennies durant sur le ministère des Habous et des Affaires islamiques, a été victime de ce principe de réalité. Résultat : le ministre a renvoyé l'image d'un homme déconnecté de l'évolution du contexte du pays. Preuve, l'apparition soudaine, pendant l'été passé, de groupuscules islamistes (Salafia Jihadia) dont certains membres ont tué leurs semblables au nom de la religion. Ajoutez à cela la multiplicité des mosquées clandestines et la circulation en dehors de tout contrôle d'une littérature intégriste qui appelle à la violence. 4/10.
Abdelkrim BEN ATIQ
Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie Sociale des Petites et oyennes entreprises et de l'Artisanat
La banque lui va bien
DEA en linguistique, option communication. Ses profs de l'université Sorbonne (Paris V) doivent se poser des questions au sujet de M. Benatiq, leur ancien disciple en communication qui n'a pas réussi son entrée dans le domaine de la presse. Mais là c'est une autre paire de manches. Celui qui a dirigé le syndicat des banques, au sein de la CDT, était un protégé d'Ahmed Lahlimi, lui aussi un grand cadre de la banque. Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie sociale, des petites et moyennes entreprises et de l'Artisanat, le même Lahlimi, a toujours essayé de voler de ses propres ailes. Pari pas toujours réussi surtout quand on a comme tutelle un certain Lahlimi. Le jeune Secrétaire d'État n'a jamais pu réellement se distingue dans ce cabinet. Mais, il a tout l'avenir pour lui. 4/10.
Mohamed ACHAARI
Ministre des Affaires culturelles et de la Communication
Cultiver la poésie
L'itinéraire de cet homme atypique. De l'agriculture, il est passé à la presse et de celle-
ci au gouvernement. Mohamed Achaâri, l'écrivain et poète a conduit le cabinet de la culture et pu instituer de nouvelles pratiques. Mais son talon d'Achille réside dans la communication. Un chantier que tout le monde attend. 7/10.
Abbas EL FASSI
Ministre de l'Emploi, de la Formation professionelle, du Développement social et de la Solidarité
La gaffe
Avec ses 62 ans, le secrétaire général du Parti de l'Istiqlal , Abbas El Fassi, donne encore l'impression de vivre ses jours de gloire. Un pied au sein du gouvernement un autre dans l'opposition, et des clins d'œil envers les islamistes. Sa bévue principale, c'est d'avoir offert aux démunis une lueur d'espoir et un rêve dont il ne maîtrise pas ses paramètre et pour la réalisation duquel il est dépourvu de moyen. 5/10.
Mohamed EL YAZGHI
Ministre chargé de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme,de l'Habitat et l'Environnement
un maestro
L'apparatchik de l'USFP et son n° 2 éternel a prouvé qu'il est encore un bon sou marin. Un sport qu'il admire, surtout dans les coulisses.
Néanmoins quelques-unes de ses sorties médiatiques lui ont causé du tort.
L'effort colossal déployé par son cabinet force le respect, particulièrement dans le domaine de l'aménagement du territoire.7/10.
Abdelhamid AOUAD
Ministre de la Prévision économique
et du Plan
Les erreurs de la statistique
Le ministre de la prévision économique
et du Plan peut s'estimer heureux, son passage au gouvernement témoigne de l'intérêt accordé à la planification dans le domaine économique. Le ministre istaqlalien a fait un passage à l'Exécutif sans grand risque, mais dans le silence et la tranquillité. 5/10.
Mohamed BOUZOUBAA
Ministre chargé des relations avec
le parlement
Monsieur bons offices
Responsable des canaux de communication entre l'exécutif et le législatif, M. Bouzoubaa s'est contenté durant son mandat d'assumer ce rôle. Aucune créativité ni ingéniosité. Dans la mémoire du citoyen, il sera retenu comme le ministre des questions orales. À force de répondre à la place de ses collègues, il a fini par être le ministre ayant le plus intervenu au Parlement. 5/10.
Fathallah OUALAOU
Ministre de l'Economie et des Finances
et du Tourisme
Le comptable
en chef
Quelle est la valeur ajoutée de l'argentier du Royaume dans la gestion du budget
du pays ? En fait, tout s'est passé comme
si Fathallah Oualalou était devenu prisonnier du lobby très puissant des finances et d'une vision comptable étriquée dans la confection des lois de finances. Celles-ci ressemblent globalement aux lois de finances des gouvernements précédents que M. Oualalou dénonçait quand il était assis sur les travées de l'opposition. 5/10.
Abderrahman SBAI
Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l'Administration de la Défense nationale
l'arme du cadastre
Après des études primaires et secondaires à El Jadida, et à Rabat (Lycée Moulay Youssef) puis des études supérieures à Paris (Ecole Nationale des Sciences Géographiques) il obtient les diplômes d'ingénieur des travaux géographiques de l'Etat en 1961 (mention bien) et d'ingénieur géographe en 1967 (mention "très bien"). Avec un profil pareil, on ne voit pas vraiment qu'est-ce que M. Sbai est allé faire dans l'administration de la défense nationale. Une mission qu'il assume depuis le 13 août 1997. En tout cas, il s'acquitte sans vagues d'une mission qui est des plus délicates. Auparavant, M. SBAI a été nommé 11 août 1992, par feu SM le Roi Hassan II, Secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé des Affaires Générales dans le gouvernement présidé par
Mohamed Karim Lamrani. 5/10.
Bouamor TAGHOUAN
Ministre de l'Equipement
bâtir en dur
Le ministre istiqlalien de l'équipement, Bouamor Taghouane, a déployé beaucoup d'énergie pour assumer ses responsabilités.
Il a parfois réussi et d'autres fois échoué dans les actions qu'il a entreprises au sein de son département. Mais il faut reconnaître que cet homme direct et franc a marqué son passage au gouvernement par un dynamisme débordant et une forte présence médiatique.
Il est vrai qu'en bon communicateur, il a su utiliser, à bon escient, la presse pour soigner son image. Mais il a subi aussi le revers de la médaille de cet outil quand il fut critiqué par ces mêmes supports dans les derniers mois de l'alternance. Il a su, toutefois, résister à cette tempête en se faisant discret, ce qui lui a permis d'être réélu comme député dans son fief de Tiflet –Roumani. 5/10.
Ismaïl ALAOUI
Ministre de l'Agriculture
et du Développement rural
le calme olympien
Ses deux-mini mandats, à la tête du département de l'enseignement primaire et ensuite de l'Agriculture furent un véritable exercice et une épreuve sans égale quant à la gestion des deux cabinets précités.
En dépit des années de sécheresse, le secrétaire général du PPS a prouvé qu'il était une valeur sûre au sein du gouvernement d'alternance et un défenseur sans faille du développement du monde rural.6/10.
Abdellah SAAF
Ministre de l'Education nationale
L'école citoyenne
Natif de Kénitra, en 1949, Abdellah Saaf a été vite rattrapé par le virus de la politique. Marxiste, celui qui occupe depuis le remaniement ministériel de septembre 2000, le poste de ministre de l'Education nationale n'a pas quitté son élément naturel : l'enseignement.
Ce doyen de la faculté de droit à Mohammedia n'a pas la tâche aisée.
Les revendications de toutes parts, le manque de moyens et surtout un syndicalisme très entreprenant, avec des dirigeants de syndicats qu'il fréquentait du temps où il était de leur bord. Difficile de dire qu'il n'a pas réussi sa mue, celle de l'éducation lui échappe malheureusement. 6/10.
Saïd CHBAATOU
Ministre des Pêches maritimes
Cherchez le poisson
Saïd Chbaâtou est tombé dans les filets de la duplicité et du mensonge. Ce sont les professionnels de la Pêche hauturière qui, unanimes, lui ont fait ce reproche. En fait M. Chabaâtou a donné l'impression d'avoir confondu la pêche en tant que secteur et les recettes du poisson. Résultat : Il a mordu à l'hameçon et s'est mis à dos les opérateurs du secteur qui comptent. L'affaire des licences de l'armateur du mauritanien et la non-reconduction l'accord de pêche maroco-russe, pour ne citer que ces deux cas, confirment une certaine vision de M. Chbaâtou par rapport à cette activité stratégique. 2/10.
Ahmed LAHLIMI
Ministre de l'Economie Sociale des petites et moyennes Entreprises et de
l'Artisanat, chargé des Affaires générales du gouvernement
Le patron
Il a joué un rôle essentiel dans la préparation du gouvernement de l'alternance. Il a participé aux côtés de maître Youssoufi à la finition de la liste des ministrables. Le département qui lui a été assigné paraissait être un département à tout faire. 7/10.
Abdeslam ZNINED
Ministre des Transports et de la Marine marchande
Discret mais méthodique
Le RNI Abdesslam Znined au Transport et à la Marins marchande, ce n'était pas finalement une mauvaise affaire. Il est vrai que le risque était grand de le voir à contre-emploi dans ce département dont il ignorait tout au moment de sa nomination lors de la phase II du gouvernement Youssoufi. 5/10.
Mustapha MANSOURI
Ministre de l'Industrie, du Commerce,
de l'Energie et des Mines
La force tranquille
Titulaire du portefeuille du Transport et de la Marine marchande dans le premier gouvernement Youssoufi, Mustapha Mansouri a été maintenu dans le cabinet remanié en 2000 avec un département encore plus important : Commerce et industrie, Énergie et Mines. M. Mansouri a su donner la pleine mesure de son talent. 7/10.
Thami KHYARI
Ministre de la Santé
Le rigoureux
Aussi bien à la Pêche qu'à la santé, Thami
El Khyari a recouru à la même tactique. D'abord l'écoute et l'appel à des professionnels avisés. Ensuite la confrontation de la quintessence de ses conclusions avec la réalité et ses convictions. Et puis, des décisions populaires mais qui ne plaisent pas aux professionnels, dont certains ont demeuré intouchables. Souvent, il procède par des attaques frontales. 6/10.
Driss Jettou
Ministre de l'Intérieur
L'homme
de confiance
C'est incontestablement le ministre qui a su s'imposer naturellement au sein du gouvernement. Homme affable mais déterminé, le ministre de l'Intérieur Driss Jettou restera dans les annales nationales comme celui qui a conduit , efficacement appuyé par Fouad Ali El Himma, les premières élections transparentes du Maroc nouveau. Cette expérience unique a conféré une stature politique au ministre qui après le dossier des législatives sera certainement appelé à d'autres fonctions. Mettez un Jettou dans votre moteur… 8 /10.
Mohamed AUJJAR
Ministre chargé des Droits de l'Homme
Un ministre sur mesure
Il était ministre chargé des droits de l'Homme, un ministère qui n'avait pas d'attributions claires et définies. Ses prérogatives s'imbriquent avec celles de la Justice et du CCDH ( Conseil consultatif des droits de l'Homme).
Néanmoins, ce proche collaborateur d'Ahmed Osman, venu des tréfonds du Maroc oriental a su gérer son espace et tirer profit de ses qualités d'homme de communication.
Il a failli perdre son siège au Parlement. 5/10.
Ahmed MOUSSAOUI
Ministre de la Jeunesse et des Sports
L'art de perdre
Le ministre de la jeunesse et des sports, Ahmed Moussaoui, est pour le moins que l'on puisse dire, l'homme qui n'a marqué d'aucune empreinte son passage à la tête de ce département. L' opinion publique sportive et tous les opérateurs de ce secteur s'accordent à dire que l'homme était trop réservé et effacé pour assumer cette responsabilité. Au cours de son mandat, le sport national a connu plus de déboires que de résultats probants à l'image de la dérive de notre football en coupe du monde et en coupe d'Afrique. Le ministre qui a été banni par son parti le MNP a beaucoup plus géré le provisoire que le développement durable de notre sport. 3/10.
M'Hamed EL KHALIFA
Ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative
Le bon avocat
Il a fait l'expérience du gouvernement et appris la distinction entre les plaidoyers d'un grand avocat député et la réalité administrative de tous les jours.
Avec la Fonction publique, il s'est confronté à la dure réalité de ces fonctionnaires habitués à l'effort au SMIG et toujours revendicateurs. Sa culture istiqlalienne et ses connaissances juridiques ne lui ont pas été d'un grand secours. Il faudra cependant rendre à César ce qui appartient à césar. 6/10.
Mohamed BENAISSA
Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération
Pèlerin
diplomatique
Mohamed Benaïssa aura beaucoup voyagé en tant que ministre des Affaires étrangères pour faire entendre la voix du Maroc dans le monde. Les observateurs de mauvaise foi n'hésiteront pas pour amoindrir son bilan à lui faire assumer le retard pris dans le règlement du dossier du Sahara et l'adoption de la troisième voie ou la responsabilité de la crise diplomatique entre le Maroc et l'Espagne. 5/10.
Nezha CHEKROUNI
Ministre déléguéé, chargée de la Condition de la femme, la Protection de la famille et de l'enfance et l'Intégration des handicapés
La grande dame
Seule femme au gouvernement, cette femme de Meknès n'avait pas la tâche facile. A maintes reprises, elle avait à batailler contre la main mise du ministère de l'Emploi, de la Formation professionnelle, du développement social et de la Solidarité. L'adoption de la liste nationale consacrée aux femmes lors des dernières élections législatives l'a rendu heureuse.6/10.
Nacer HAJJI
Secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Poste et des Technologies de l'Information et de la Communication
Technologie légère
Il a été chargé d'un département stratégique. Son action au sein du gouvernement a été marquée par l'esprit d'initiative et la volonté de développer les technologies de l'information. Mais, en ce qui concerne la généralisation de l'accès des citoyens à cette technologie, il n'a pas beaucoup avancé. 4/10.
Taieb FASSI FIHRI
Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et la Coopération
L'expert
L'adjoint serait plus efficace que le ministre. Il s'offrirait le « luxe » de tout le travail en profondeur. Avec la médiatisation en moins. La crise avec l'Espagne, avec le conflit autour de l'ilôt Tourah, lui a permis d'émerger. Il a démontré une grande capacité de travail et son talent de diplomate de premier plan.7/10.
Mohamed M'BARKI
Secrétaire d'Etat auprès du ministre
de l'Aménagement du territoire, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de l'Environnement,
chargé de l'Habitat
La salubrité
Le secrétaire d'Etat à l'Habitat s'est illustré en s'attelant à la difficile tâche qui est la sienne de planifier, faire des propositions de lois et réglementer ce secteur si problématique. Cet architecte de formation a ouvert des chantiers intéressants et c'est avec lui que la comptabilité des Etablissements sous tutelle (ERACs, ANHI, etc.) a repris des couleurs. 6/10.
Omar EL FASSI
Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargé de la Recherche scientifique
Le scientifique
Tel un rat des bibliothèques, Omar Fassi Fihri ne fait pas beaucoup de bruit dans tout ce qu'il entreprend. Le Secrétaire d'Etat a au moins réussi son deal. La restructuration de l'activité de recherche. Un comité permanent ministériel, présidé par le Premier ministre, est créé. Grâce aux nombreux ministres versés dans la recherche scientifique. M. El Fassi a plaidé et obtenu une augmentation du budget de la recherche (de 0,3 à 0,7% du PIB). 6/10.
Hassan MAAOUNI
Ministre délégué auprès du ministre de l'Agriculture et du Développement rural , chargé du Développement rural
Raser les murs
Qui est celui-là, étions-nous tenté de nous demander à l'annonce de la composition du gouvernement ? Et bien celui qui occupe les fonctions de ministre délégué chargé du développement rural se découvre une fibre populaire. Il se présente, à son corps défendant, comme fondateur du Mouvement national populaire.
Autrement dit, un protégé de Mahjoubi Aherdan. Son passage au gouvernement ? On ne s'en souviendra pas vraiment. À sa décharge, la nature même du département. Mais on a bien l'impression que le gentil Maaouni s'excuse chaque jour que Dieu fait d'être ministre. 3/10.
Abdessadek RABIAA
Secrétaire général du gouvernement
chercher la clef
Depuis le 11 novembre 1993, date de la formation du gouvernement Lamrani, Abdessadek Rabiaâ conserve son poste-clé de secrétaire général du gouvernement. Une fonction qu'il maîtrise et chérit tant au point que tout ministre qui veut se décharger, charge M. Rabiaâ. Il faut dire que celui qui a en charge l'imprimerie officielle, entre autres, fait de la discrétion un atout et un label. Une discrétion qui vaut son pesant de dossiers en suspens. 5/10.
Najib ZEROUALI
Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
Equilibre instable
Najib Zerouali, membre de la direction du RNI, un ministre qui a eu pour mission principale la mise sur pied de la réforme de l'enseignement supérieur.
Mal entouré et trop ambitieux, il a failli avorter ce processus à l'occasion de l'élection des présidents des universités. Un grand chirurgien qui ne maîtrise pas les outils de l'action politique. 4/10.


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