Nouvelle prise pour le «FBI» marocain    Des fortunes diverses pour les locaux du Maroc    L'OMS rend hommage à l'engagement personnel de SAR la Princesse Lalla Salma    La troupe théâtrale de l'école primaire «Ichbiliya» remporte le Grand Prix    Forbes: le Maroc un modèle religieux influent    La dette extérieure du Maroc augmente en 2014    Un taux de remplissage de 82,8% au 31 mars 2015    Trafic de drogue à Salé: un commissaire de la DGST et des gendarmes impliqués    Port d'Agadir : 140 tonnes de poulpe confisquées    Le discours royal d'Ajdir marque le début de l'ère d'ouverture sur l'Amazighité    Le meilleur couscous du monde    La vraie doléance de l'opposition au Cabinet royal    ONEE : la Centrale solaire d'Ouarzazate raccordée au réseau électrique national    Lancement réussi de lagare.ma    La Fondation Heinrech Boll s'installe au Maroc    Stratégie de l'immigration, vers une intégration culturelle concertée    Une mission commerciale et d'investissement chez l'oncle Sam    Avortement de 276 opérations terroristes depuis 2002    BCP accélère davantage son galop    Que font les banques américaines    Sultan Marathon des Sables    Quand l'écriture est un acte politique    Le Franc CFA est-il une bonne monnaie ?    Le e-commerce à la conquête de l'Afrique    Une défaite riche en leçons pour les locaux face au Burkina «A»    200.000 DH d'amende pour Abourazzouk    Bonne opération de l'ASS, MCO et l'ASFAR    Insolite    La nouvelle politique migratoire sous la loupe de la société civile    Menaces rageuses et provocations désespérées du Polisario    Un membre des forces tunisiennes de sécurité poignardé par des activistes algériens lors du Forum social mondial    Appel à un débat national sur le don et la greffe d'organes    Divers    Enrichir les connaissances scientifiques des élèves et étudiants    News    L'issue des négociations P5-Iran reste imprévisible    La Grèce n'a pas renoncé à renégocier sa dette    Merzouga s'apprête à accueillir le Festival des musiques du monde    Les pianistes "amateurs virtuoses" s'invitent à Tanger    Un programme bien garni pour le Festival du henné à Foum Zguid    Entre Orient et Occident    Selon la presse espagnole : Une sélection marocaine «nettement supérieure» perd devant une équipe uruguayenne «sans idées»    Marathon International de Rabat : Vétérans, rejoignez-nous le 19 avril à la Capitale    Nigéria: Irrégularités et meurtres ont émaillé le déroulement du scrutin électoral    Syrie : L'armée se repositionne autour de la ville d'Idlib    Festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan : Hommage posthume aux acteurs décédés au cours de l'année    Une première pour l'Ecossais Ramsay, la Française Nocera récidive et signe son 14 succès sur le LET    Accidents de la route : 8 morts et 5 blessés graves en moins de 24h    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

Yasmina Baddou, l'optimiste
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 19 - 11 - 2002

En une année, Yasmina Baddou, l'avocate au barreau de Casablanca, fille d'un istiqlalien, passe de secrétaire de section du Parti de l'Istiqlal à Casablanca-Anfa au secrétariat d'Etat auprès du ministre de l'Emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité, chargé de la Formation professionnelle. Portrait.
«Elle est souriante, sincère, sérieuse, courageuse et optimiste» affirment ses «frères et sœurs» à la section du parti de l'Istiqlal, Casablanca-Anfa.
« Elle écoute, communique et dialogue » attestent les femmes qui attendent, ce lundi 11 novembre, au siège de la section de Sidi Belyout, à la rue Sour El Jdid, ancienne médina, préfecture de Casablanca-Anfa.
Elle s'assoit sur une chaise, depuis 20h 30mn, s'accoude sur un vieux bureau et écoute attentivement les habitants de l'ancienne médina. Il est déjà 23h et elle semble n'avoir pas l'intention de partir sans écouter plus de cent femmes qui viennent pour lui étaler leurs problèmes.
Elle s'appelle Yasmina Baddou. Elle est avocate, parlementaire et ministre.
Elle est née le 23 octobre 1962. Elle a fêté avec ses trois filles, Safia, Z'hour et Oumhani, âgées respectivement de 18, 16 et 10 ans, ses quarante printemps, vingt-six jours après sa réussite aux élections parlementaires et quinze jours avant sa nomination au sein du nouveau gouvernement, chargée du secrétariat d'Etat auprès du ministre de l'Emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité, chargée de la Formation professionnelle.
Personne ne conteste qu'elle est istiqlalienne jusqu'au sang ; elle a tété les ABC de « L'autocritique » de sa mère, Aïcha Bennani, fille d'un Istiqlalien, Hadj Ahmed Bennani, et elle les a hérités de son père, Abderrahmane Baddou.
« J'ai grandi dans une famille militante et istiqlalienne…Mon père est l'un des piliers des événements d'Oujda lors du protectorat…Il était membre de Comité Exécutif du Parti de l'Istiqlal, président du premier groupe parlementaire istiqlalien…Il était chargé des missions diplomatiques au Liban, en Autriche et il était secrétaire d'Etat auprès des Affaires Etrangères… » atteste-t-elle.
Le courant de militantisme et de l'abnégation pour le bien-être du pays lui passe par les veines.
Les voyages de son père pour les missions diplomatiques l'obligent à passer son enfance ailleurs. Elle retourne chez elle pour poursuivre ses études secondaires au lycée Descartes de Rabat. Seulement sa prochaine destination était Marseille, en France. La raison était double : faire sa terminale et rejoindre son futur cavalier ;Ali Fassi Fihri, l'actuel directeur de l'Office National de l'Eau Potable (l'ONEP). Baccalauréat décroché, Yasmina Baddou, s'inscrit à l'université d'Aix-en-Provence pour passer une année en étude de droit. Puis elle revient à la mère patrie pour poursuivre ses études juridiques à l'Université Mohammed V de Rabat. Elle décroche, en 1986, une licence en droit privé, puis un certificat des études supérieures, en droit des affaires, en 1988. Une année plus tôt, elle adhère au Parti de l'Istiqlal pour entamer, opérationnellement, son parcours militant.
Entre temps, elle s'apprête à présenter sa thèse de doctorat avec l'ex-ministre de la Justice, Omar Azziman. « Des circonstances objectives m'ont empêchée de poursuivre…Mais je n'ai pas abandonné le monde de la justice… » précise-t-elle. Par contre elle s'y plonge à fond en exerçant la profession d'avocat, au barreau de Rabat. Elle ouvre avec son père, en 1989, un cabinet d'avocat dans la capitale. Elle y passe six ans, marqués par un passage de deux ans à la banque commerciale marocaine (BCM) en tant que directeur adjoint chargé des affaires juridiques. La routine bancaire et la mutation de son mari à Casablanca l'obligent à abandonner son poste à la banque et regagner la capitale économique, en 1995. Là, elle s'inscrit au barreau et ouvre, au boulevard Zerktouni, son cabinet. Sa vocation juridique lui permet de devenir conseillère juridique du wali du Grand Casablanca et de la Communauté Urbaine de Casablanca.
En parallèle, elle bâtissait son parcours politique. En six ans à Casablanca, elle arrive à sympathiser avec «ses frères et sœurs» du parti, à la section Casablanca-d'Anfa, et gagner leur confiance pour l'élire, en novembre 2001, secrétaire de cette section.
Une responsabilité locale qui lui permet de devenir membre du Conseil provincial de Casablanca et l'encourage à rêver les yeux ouverts.
Au fil des mois, l'heure des élections législatives sonne. Yasmina Baddou, qui ne reste jamais les bras croisés, s'engage corps et âme, dans cette bataille pour « le bien-être et le développement du pays ». Une bataille rude et sévère « entre frères et sœurs » au sein de la section du Parti de l'Istiqlal à Casablanca-Anfa, car elle n'a pas choisi la liste nationale. Elle la prend enfin en main en occupant la tête de la liste locale et pour entamer la vraie et grande bataille de la campagne électorale devant des noms de grand calibre ; Khalid Alioua de l'USFP, Saâd Saâdi du PPS, Rachid Lamdaouar du PJD, Lahjouji,… «La campagne électorale m'a bien servie, j'ai écouté les habitants de la circonscription de Casablanca-Anfa où la disparité sociale est flagrante et j'ai communiqué avec eux…J'étais sincère avec les électeurs et ils ont senti ce sentiment…» déclare-t-elle. Les événements se suivent en un clin d'œil. Yasmina Baddou gagne le pari. Elle remporte la quatrième place de sa circonscription électorale et fait, désormais, partie des 5 femmes élues dans les listes locales. Dès le vendredi 27 septembre, elle fait partie des 35 femmes marocaines parlementaires. Les ambitions de Yasmina Baddou, l'avocate et la parlementaire, n'ont pas de limite et elles se sont concrétisées par sa nomination, jeudi 7 novembre, à la tête du secrétariat d'Etat auprès du ministre de l'Emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité, chargée de la Formation professionnelle. Certes elle s'abstient à divulguer son programme d'action. «Il faut attendre la déclaration gouvernementale» justifie-t-elle. Mais, elle ne renonce pas à affirmer qu'elle est « très optimiste » et qu'elle optera «pour une politique de proximité pour redonner confiance aux citoyens et ressusciter leurs espoirs».
Ses rencontres avec les citoyens de sa circonscription électorale lui ont permis d'être proche de leurs vrais problèmes.
«Ils veulent travailler, avoir des médicaments, des logements…Ce sont des nécessiteux… On doit les aider…». Elle leur promet de rester quotidiennement en contact avec eux. «Et je vais commencer un tour autour du Maroc en rendant visite notamment au monde rural pour savoir plus profondément les vrais problèmes de notre pays et les besoins des citoyens…» conclut-elle.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.