Léger recul du déficit    Règlement des frais et des échéances de crédits, relatifs aux biens immeubles    Crédit bancaire : nouvelles informations exigées des entités des groupes    Hassan Mégri, créateur du mouvement musical Mégri : «La Baraka de feu Hassan II a ouvert bien des portes aux Mégri»    Dialogue des cultures / Lorsque l'art se libère...    Journal : A bout de souffle    Beni Mellal- Khénifra 48,04 % de réussite. 19,25/20 est la première moyenne enregistrée au bac.    Accréditation de 17 instances pour l'observation des élections    CDM 2018 - Maroc : Est-ce vraiment si difficile? Spécial    Sofiane Boufal et l'embarras du choix. Quelle grosse écurie ?    Hervé Renard : Un groupe pas facile mais qui est à notre portée Spécial    BREXIT : Et si le Royaume-Uni revenait sur sa décision ?    Abdellatif Jouahri, Wali Bank Al Maghrib    La santé alimentaire des Marocains suspendue à la vigilance de l'ONSSA    Le secteur de la prestation logistique fait florès au Maroc    Haddad dresse son bilan du secteur touristique    Islande: Les raisons d'un succès pas si fou!    Chafik à Dijon et Mohamedi pressenti à Majorque    Divers sportifs    Eliminatoires Coupe du monde 2018 : Le Maroc et la Côte d'Ivoire dans le même groupe    Nomination de nouveaux gouverneurs et ambassadeurs    Le CHU Mohammed VI de Marrakech se dote de la première banque d'os au Maroc    Des métiers saisonniers prospèrent durant le Ramadan dans la région du Nord    Arrestation à Tanger de trois individus pour vol avec violence    Hicham Attouch, président du Forum des économistes marocains    Les Espagnols aux urnes dimanche pour une seconde fois en six mois    News    Clôture de Ramadaniat Sidi Belyout : L'art et la manière    Timitar de retour à Agadir    Le Festival "Sept soleils sept lunes" fait escale à Tanger et à El Jadida    Saisie de plus de 32 tonnes de marchandises de contrebande    Etats-Unis: Les élus démocrates en « Sit-in » contre les armes    Gabon: Ali Bongo inaugure l'aéroport de Port-Gentil    Baccalauréat : 158.933 candidats admis    Des «Gossip» girls sur la corniche    Coupe du Trône / 16ème de finale « retour » : Le FUS en 8e de finale aux dépens du RAC    Exposition : dis-moi comment est ton sac...    IKEA rappelle ses barrières Patrull à cause d'une anomalie    Le 13ème Festival international des contes à Témara célèbre la culture sahraouie    Le Prince Moulay Rachid heureux papa    Terrorisme: 10 éléments de Daesh arrêtés par la BCIJ à Oujda    Les Britanniques ont voté pour une sortie de l'Union européenne    école privées : Fin de partie pour les instituteurs    Conseil des ministres : Législatives, investissements, nominations,...à l'ordre du jour    Chambre des conseillers: Le projet de loi sur les listes électorales adopté à l'unanimité    Le niet espagnol à la décision de la Cour européenne de justice    Le projet de loi relatif à la presse et à l'édition quitte la Chambre des représentants    Autorité judiciaire : Les candidatures ouvertes jusqu'au 4 juillet    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Une politique qui coule de source
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 04 - 12 - 2002

Portrait. Spécialiste de l'hydraulique, ingénieur de formation, Abdelkébir Zahoud, un enfant du terroir, du plateau des phosphates, est en charge du département de l'eau. Une charge dont il est fier.
L'allure sportive. La démarche très décontractée. Le trac du premier contact avec le public était perceptible, mais le secrétaire d'Etat à l'Eau n'a pas démérité, face à des journalistes prompts à épingler tout langage dépassé et à répliquer à toute réponse non convaincante. D'autant plus que le moment était grave : le bilan des inondations et de l'incendie à la Samir.
Une remarque qui fait le tour : Abdelkébir Zahoud connaît son sujet - les crues et les retenues des barrages - et maîtrise son domaine d'intervention, l'eau et sa gestion. Et pour cause.
Ce natif, il y a quarante et un ans, de Oled Azzouz, à quelques encablures de Oued Zem, où il a poursuivi ses études primaires et collégiales, a eu son baccalauréat technique en 1981 au lycée Al Khawarizmy à Casablanca. Il n'en fallait pas plus pour ce jeune bachelier pour intégrer l'Ecole Hassania des ingénieurs d'où il est sorti major de sa promotion en 1987. Son diplôme d'ingénieur en poche, il rejoint la direction générale de l'hydraulique, où il était jusqu'en 1991, responsable du service organisation et méthodes.
Sa passion pour l'eau trouve toute son ampleur et cette relation d'amour avec cette denrée rare n'est plus que ravivée chaque jour davantage. En 1989, M. Zahoud a suivi un cycle de formation sur la planification nationale et management des projets, au prestigieux Atlanta Management Institue. Raison de plus de s'accrocher à ses projets dans l'hydraulique avec le style d'un responsable très attaché au terroir et le management propre aux dirigeants se basant sur des objectifs à atteindre et des moyens à mobiliser pour ce faire.
M. Zahoud a travaillé sur des projets grandioses, notamment le suivi de réalisation des grands chantiers de barrages au Maroc, et a réalisé une étude de référence sur le thème Post évaluation économique et sociale de la politique des barrages collinaires. Il a été, de 1991 à 1994, secrétaire général de l'Ecole Hassania, avant d'être nommé directeur provincial de l'Equipement à Larache.
Huit ans de service public, le temps réglementaire si l'on ose dire, et M. Zahoud rejoint le secteur privé pour donner la pleine mesure de ses talents de spécialiste de l'hydraulique. Il est directeur d'une société privée de 1995 jusqu'en 2002…
Ce n'est pas tout pour pouvoir aspirer à un poste de ministre. C'est sûr et M. Zahoud, qui voit toujours grand, n'est pas non plus un néophyte en politique. Il est istiqlalien depuis 1977, secrétaire de la section de Ouled Azzouz et secrétaire provincial à Khouribga. En plus de son parcours partisan et associatif, il a été élu député de la circonscription de Oued Zem de 2000 à 2002.
Actif dans le domaine associatif et à caractère professionnel, M. Zahoud, qui est membre du bureau national du comité marocain des grands barrages, membre également de l'association marocaine de l'eau potable et de l'assainissement et président de l'association marocaine des entreprises de forage, n'a pas à apprendre son métier. Il est bien en mesure de remplir sa mission à la tête d'un département qui a la lourde charge de bien gérer une denrée aussi bien stratégique que victime des aléas climatiques, l'eau. Ce bon père de famille, avec trois enfants à sa charge, garde malgré tout son aspect de toujours jeune, prêt à apprendre et à cumuler du savoir et de l'expérience. Son engagement politique ne l'a pas handicapé. Un véritable technocrate politique. Le profil idéal pour assurer une mission pas de tout repos.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.