Enfin, une victoire du Onze national en Coupe d'Afrique    Arrestation d'un réseau criminel dont un partisan de Daech    OIM : 60% des corps de migrants disparus ne sont pas identifiés    Le Marathon des sables se tiendra du 7 au 17 avril    La vague de froid continue    Le Maroc produit près de 10.000 tonnes de déchets électroniques annuellement    Donald Trump assure la CIA de son plein soutien    Nord : Ils vont de Ksar El Kékbir à Asilah pour commettre des agressions    Casablanca : Un jeune tue sa maîtresse de 17 ans    Canada : nomination de Madame Mariama Zhouri à la tête du CMQ    Le Roi ordonne le déploiement d'un hôpital de campagne à Juba    CAN 2017 : le Ghana qualifié, l'Egypte a mis un pied en quart de finale    Comment Les Lions de l'Atlas se sont révoltés contre le Togo    Trump devient le 45ème Présidents des Etats-Unis    Justice : Condamné à 10 ans de prison pour kidnapping, séquestration et viol    Leïla Slimani présente à Paris son roman «Chanson douce»    Baisse de l'indice des prix à la consommation à fin décembre    ENTRETIEN : «L'étau va se resserrer davantage»    Bouillon de culture    Sénégal qualifié, Tunisie relancée, Algérie piégée    "One, two, three viva... Tunisie": joie à Tunis, déception à Alger    Un policier espagnol détenu pour trafic de migrants entre le Maroc et le préside occupé de Mellilia    Adoption à l'unanimité par la Chambre des conseillers du projet de loi portant approbation de l'acte constitutif de l'UA    Comment sont-ils devenus milliardaires ? Elaine Wynn    Insolite : Il avait parié sur Clinton, il va vendre des souvenirs de Trump    Le prince William veut courir un marathon au Kenya    Le PS français joue son avenir à l'heure de la primaire    Bientôt une grande université et un nouvel hôpital à Essaouira    Entre le doux rêve d'insertion et une réalité faite d'exclusion : Le triste quotidien des enfants en situation de handicap    Kim Kardashian ne retrouvera pas ses bijoux    Mariah Carey et Elton John Un show qui rapporte des millions    Qui veut empêcher Lady Gaga de parler de Donald Trump ?    La colère de Paris Jackson    La beauté en partage    10 ANS DE JAZZ !    Hormis le Cameroun: L'indécision plane sur les équipes du groupe A    L'Audi A4 voiture de l'année 2017 au Maroc    Le Maroc dans le top 50 des économies les plus innovantes        44ème session de l'Académie du Royaume du Maroc : De la modernité aux modernités    En marge de la 11ème Réunion des Ministres de l'Intérieur de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens : M. Hassad reçu à Niamey par le Président de la République du Niger    Mafia des Spoliations Foncières: Un coup de pied dans la fourmilière    Casablanca : Hassan Aourid présente son nouveau roman « Cintra »    CAN: le Sénégal premier qualifié pour les quarts de finale    Mali: au moins 70 morts dans l'attentat suicide de Gao    Manager, communicant et «prince du Raï»    Reconnaître nos erreurs    Perspectives économiques 2016 : Le déficit budgétaire se compresse à 4% du PIB    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Abbou : "Osman est responsable de la crise"
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 22 - 02 - 2006

Mohammed Abbou impute la responsabilité de la crise actuelle du RNI à son président Ahmed Osman. Le chef du groupe parlementaire à la première Chambre explique les raisons de ce qui ressemble à une rupture.
ALM : Quelles sont les raisons de cette nouvelle crise au RNI après une accalmie de quelques semaines ?
Mohammed Abbou : Il faut d'abord préciser que le RNI vit cette crise depuis longtemps et il y avait une lueur d'espoir pour dépasser l'état actuel des choses surtout depuis que nous avons signé la Charte de Fès en octobre 2004 et que nous nous sommes mis d'accord sur plusieurs points dont la démocratie interne, la distribution des rôles et des responsabilités et les réunions hebdomadaires du Bureau exécutif. Nous avons eu la mauvaise surprise de constater que rien de cela n'a été respecté par le président et son entourage. C'est ce qui m'a poussé, par exemple, à me retirer de la dernière réunion du Bureau exécutif en guise de protestation. C'est en partant de tous ces griefs, en plus d'autres qu'il serait long de décliner, que nous avons eu l'idée et la conviction de créer un courant réformiste. La situation actuelle du parti ne sert ni ses intérêts et moins ceux du pays. Nous sommes encore au point mort et il est temps de mettre fin à cette situation.
Qu'attendez-vous exactement d'Ahmed Osman ?
Personnellement, je n'attends rien de lui et il ne fera rien pour arranger les choses. Je suis arrivé à un point de non-retour en ce qui concerne le Bureau exécutif sauf si les choses changent et que l'on décide de passer un jour à des choses plus sérieuses. Nous avons perdu beaucoup de temps qui aurait servi l'intérêt et du parti et du pays.
Qu'en est-il de votre décision avec d'autres membres de recourir à la justice contre M. Osman ?
Des membres du Bureau exécutif détiennent des documents et des preuves attestant qu'il y a bien eu des malversations. Je ne parle pas ici d'argent provenant par exemple des contributions mensuelles des parlementaires ou de celles des militants à plusieurs occasions. Le point principal concerne les comptes du parti et surtout les montants prélevés sur les deniers publics et versés au parti après les dernières élections législatives et communales. A titre d'exemple, nous n'avons pas cessé de demander le rapport soumis par Ahmed Osman à la Cour des comptes. Il est de notre droit de consulter ce document et il est de notre devoir de défendre les deniers publics. La justice tranchera le moment venu.
Est-ce que tout cela ne risque pas de déteindre sur l'action de vos groupes parlementaires ?
Il est évident que cette crise aura de graves répercussions sur notre action en tant que groupe parlementaire. Nous nous fixons un court délai pour étudier ces répercussions et répondre à toutes les questions. Les militants et les parlementaires ont le droit d'être informés sur les réalités de leur parti. Depuis longtemps, nous avons adressé des correspondances au siège du parti pour établir une vraie communication avec les groupes parlementaires sans recevoir de réponse. Nous faisons malheureusement partie des rares formations politiques à ne pas avoir examiné de grandes questions d'actualité comme l'INDH ou le rapport du Cinquantenaire sur le développement humain. Je trouve cela indigne d'un parti comme la nôtre.
Certains membres du Bureau exécutif ont même estimé que nous dépassions nos prérogatives pour empiéter sur les missions de cette instance et son président. Par la suite, nous avons travaillé de manière sérieuse et appliquée pour sortir de cette crise et nous avons même fixé des échéances y compris pour la tenue du congrès national. A la fin, nous avons découvert que c'était encore du temps perdu pour rien. Le président est entièrement responsable de cette crise qui s'aggrave de jour en jour. Cela dit, comme plusieurs autres membres, je ne prétends à aucune responsabilité. Nous réclamons juste de pouvoir travailler dans un climat sain et serein.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.