Fédération internationale des acteurs: Le Maroc élu membre du Comité exécutif    Personnes en situation d'handicap: Le vingtième de la population marocaine    Stratégie marocaine de lutte antiterroriste: Fruit d'un long processus entamé après les attentats de Casablanca    COP22, Jour J - 40/ Des ONG internationales lancent une mobilisation générale pour sa réussite    32ème édition du Festival d'Alexandrie du film: Plusieurs films marocains en lice    Casablanca Finance City toujours en tête des places financières africaines    Le roi préside la signature d'un protocole pour la création d'un écosystème de Boeing au Maroc    Rentrée scolaire : 6,9 millions d'élèves en classe    Environnement : qualité de l'air, un rapport accablant de l'OMS    Ouverture à Casablanca du 5è Carrefour des fournisseurs de l'industrie agroalimentaire    Afrique du Nord : La problématique d'innovation au coeur du défi de compétitivité hors-prix    Botola Maroc Telecom D1 : 3ème journée : OCS-DHJ: 1-2 Arbitrage très contesté    BAM: Le taux directeur maintenu à 2,25%    La célébration de la femme chez les tribus sahraouies persiste    Commerce mondial : L'OMC revoit ses prévisions à la baisse    Qualifications au Mondial 2018: changement de l'horaire du match Gabon-Maroc    Ali Bongo sera investi ce mardi    Vidéo: Présidentielle américaine, avantage Clinton    KIA Motors Bin Omeir Group équipe « Touche pas à mon enfant »    Deux morts et 18 blessées graves dans un accident de la route près de Boulemane    Coup d'envoi à Manama de la semaine maroco- bahreïnie de l'artisanat    Bank of Africa : 640 MDH de bénéfice !    Tanjazz 2016 : Une édition magique    Ayach Al Toufoula au chevet de Nouasser    réforme financière : 5 lois entrent en vigueur    Abdelilah Bekirane représente SM le Roi à la cérémonie d'investiture du président gabonais    Le roi préside à Tanger un Conseil des ministres    Les élections législatives du 7 octobre : Evaluer la mise en œuvre des articles constitutionnels relatifs aux femmes    Représentation des femmes dans les instances élues, un droit à réaliser : Plaidoyer à Tétouan    Promotion des Droits de la femme : Le Maroc, un modèle pour la région méditerranéenne    Rencontre à Paris sur «la Place de la femme dans l'Islam» : Le Maroc bien représenté    L'expérience picturale de Rachid Irhli: Dialogue silencieux des lettres    Ces militants d'un jour    Divers    François Hollande : Nous devons démanteler complètement le camp de Calais    La question religieuse, un socle pour la sécurité spirituelle    Durant ces cinq dernières années, notre pays s'est engouffré dans une spirale ascendante de l'endettement public jamais atteinte dans l'histoire du Maroc    L'IRT s'envole, le Raja cale, le KAC, l'OCK et le KACM s'enfoncent    Pour renforcer les capacités scientifiques des médecins dans toutes les spécialités    Dans l'école des étudiants disparus, des familles toujours dans l'expectative    Divers sportifs    Le Kawkab broie du noir    Ligue des champions d'Afrique : le WAC éliminé malgré une victoire d'anthologie face au Zamalek    Le Salon du cheval d'El Jadida lance sa 9e édition    Cyber-sécurité: Le Maroc dans le Top 10 mondial    Issam Kamal : J'ai beaucoup appris en travaillant avec des artistes comme Khaled et RedOne    Les meilleures œuvres de Picasso seront exposées au Musée Mohammed VI d'art moderne et contemporain    L'agonie d'une classe bourgeoise pétrie de valeurs    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Trafic de drogue : Le baron de la drogue Najib Zaïmi nie tout en bloc
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 11 - 11 - 2011

Après le trafic de la drogue à l'échelle internationale, le président de la Cour a commencé à interroger Mohamed Zaïmi sur son implication dans l'affaire du meurtre de son cousin.
Le baron de la drogue, Najib Zaïmi, s'est disculpé et a innocenté Mohamed Jalmad, l'ex-chef de la Sûreté régionale de Nador. «Je ne suis pas un trafiquant de drogue, je n'ai pas tué mon cousin, ni l'ai torturé et enterré et je n'ai soudoyé personne… Je suis innocent, M. le président».
Avec ces mots, Najib Zaïmi, le baron du trafic de la drogue à l'échelle internationale, s'est disculpé, mercredi 9 novembre, devant les trois juges de la Chambre criminelle près la Cour d'appel de Casablanca. Cet homme qui a fait tomber quatre policiers dont Mohamed Jalmad, l'ex-chef de la Sûreté régionale de Nador, quatre gendarmes, quatre éléments des Forces auxiliaires, un élément du deuxième bureau des services secrets militaires, le caïd d'un arrondissement urbain à Nador, un médecin, un infirmier, un journaliste et le directeur d'une agence bancaire, ne prenait pas beaucoup de temps pour répondre aux questions des juges, du représentant du ministère public et des avocats de la défense. Il a tout nié. Et pourtant, c'est chez lui que la police de Nador, chapeautée par le commissaire Mohamed Jalmad, impliqué dans la même affaire, a saisi presque sept tonnes et demi de haschich. «Je n'ai pas d'antécédents judiciaires», a-t-il affirmé à la Cour. En l'écoutant nier être un repris de justice, le président de la Cour Ali Torchi s'est exclamé en lui rappelant: «Mais tu as déjà purgé deux peines d'emprisonnement en Hollande pour trafic de drogue...». Najib Zaïmi a continué à clamer son innocence sur un ton sec et clair au point qu'on peut l'entendre sans micro. Il a nié avoir exporté, entre 2005 et 2010, plusieurs tonnes de haschich vers l'Espagne et la Hollande. Mais d'où il tenait sa fortune composée de plusieurs appartements, d'une villa située dans un quartier huppé de Rabat, d'une agence de location de voitures, d'un café, de plusieurs voitures, d'une ferme et des millions de dirhams en espèces ? lui a demandé le président de la Cour. «De mes activités dans le commerce. De plus, je suis un ressortissant marocain en Hollande», a-t-il répondu. Une réponse qui semble n'avoir pas convaincu la Cour. Du trafic de la drogue à l'échelle internationale, le président de la Cour a commencé à l'interroger sur son implication dans l'affaire du meurtre de son cousin, Mohamed Zaïmi, la trentaine. Il était son bras droit et se chargeait de sa ferme. «Mon cousin m'a téléphoné. Il m'a dit qu'une bande avait fait irruption dans la ferme. Avec des armes blanches, elle l'a tabassé et volé l'argent que j'y gardais», a-t-il précisé à la Cour. Selon le dossier de l'affaire, Najib Zaïmi n'a pas cru les paroles de son cousin. Il l'a accusé d'avoir mis la main sur les 2.380.000 DH. La somme que Mohamed prétend avoir été volée par une bande de malfaiteurs tous cagoulés. Il l'a maltraité violemment, durant plusieurs jours, en aspergeant son corps d'acide chlorhydrique. C'était le médecin et l'infirmier, impliqués dans l'affaire, qui le soignaient pour être torturé une fois encore. Après quelques jours, le cousin a rendu l'âme. Il a ensuite été enterré dans un coin de la ferme. «J'ai quitté la ferme vers Nador. J'y ai passé quelques jours avant d'aller à Al Hoceima. J'ai demandé à mon chauffeur, L'Hussein, ce qu'il est advenu de mon cousin, il m'a répondu qu'il s'était enfui. Mais quelques jours plus tard, il m'a confié qu'il avait rendu l'âme suite à ses blessures et qu'il l'avait enterré», tentant ainsi de mettre ce crime sur le dos uniquement de son chauffeur. À propos de Mohamed Jalmad, il a répondu à haute voix : «Je ne l'ai jamais connu». L'affaire a été reportée au 22 novembre pour reprendre l'interrogatoire de Najib Zaïmi.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.