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Onze national Bruits de vestiaires
La soirée de samedi a été particulièrement chaude pour plusieurs personnalités qui avaient pris place dans la tribune d'honneur du complexe Prince Moulay Abdellah. Parmi eux, le président de la FRMF, Ali Fassi et le ministre de la Jeunesse et des sports, Mouncef Belkhayat. Les deux hommes ont été les cibles de supporters des Lions de l'Atlas qui, visiblement, n'étaient pas satisfaits de la prestation de l'équipe nationale face à la formation de la République de Centrafrique. Et il y avait de quoi. Depuis sa nomination a la tête de la fédération, Fassi Fihri n'a pas réussi à trouver un entraîneur capable de redorer le blason de la sélection qui a multiplié les faux pas. Personne , mais alors personne n'a compris la politique du Bureau fédéral qui fait l'unanimité contre lui. Jamais, l'équipe du Maroc n'a vécu un tel désastre et n'a connu de tels déboires que depuis l'arrivée du Bureau fédéral actuel. Sans entraîneur, pour des raisons encore mystérieuses, et sans un capitaine charismatique, capable de ressouder le groupe, le onze national va à la dérive. Eric Gerets est encore sous contrat avec le Hilal Saoudien jusqu'à la fin de son contrat en Mars 2011, et il compte bien honorer ses engagements jusqu'au bout avec ce club. Autrement dit, c'est Dominique Cupperly, inconnu au bataillon qui continuera à profiter de l'incrédulité du président pour rester sur le banc de touche. L'homme n'est visiblement pas très apprécié par l'ensemble des joueurs, preuve en est, le comportement de Mounir El Hamdaoui envers lui à sa sortie en 2e mi-temps. Dans les vestiaires, ce n'était pas la joie, ni l'euphorie. Des joueurs ont réglé leurs comptes entre eux et les bruits de vestiaires ont été entendus jusque dans la salle de conférence. Devant la passivité de l'entraîneur-adjoint, d'aucuns ont exprimé leur colère. En somme, rien n'a changé par rapport à une époque récente où les joueurs étaient confrontés à une absence de sérénité. Le président de la fédération le sait, nous le savons aussi, personne n'est dupe. Alors pourquoi continuer à faire croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes? L'équipe nationale est toujours en crise et nul ne s'attend à une amélioration des relations entre les uns et les autres.
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