TICAD: Le Japon envisage d'investir 30 milliards de dollars en Afrique    Un Marocain sur deux est connecté    La ligne Casablanca-Paris Orly en tête du trafic aérien    France: Deux ressortissants marocains expulsés    Ramadan, été, rentrée, Aid... dépenses à effet "boule de neige"    Turquie: arrestation de trois anciens hauts diplomates liés au putsch    Législatives: Benkirane pressenti tête de liste à Salé    Criminalité: Le dernier bilan    Immersion en plein chantier    Jazz au Chellah: La magie opère toujours!    Botola Maroc Telecom D1: Une première journée et, déjà, des matches qui manquent    Tennis : Les « Cheminots » annoncent les couleurs: C'est en « double voie »    L'Ajax d'Amsterdam fait le forcing pour Ziyech    Huit policiers turcs tués dans une attaque attribuée au PKK    Iran : Téhéran veut récupérer sa part du marché du brut    Champion's Leag / Tirage au sort le City de Guardiola retrouve Barcelone    Les 5 pépites Marocaines à ne pas oublier Spécial    France : Expulsion de deux ressortissants marocains « radicalisés »    Sofiane Boufal proche de Southampton    Suite au violent séisme qui a frappé l'Italie : Message de condoléances de SM le Roi au Président Sergio Mattarella    Législatives 2016 : Période électorale de 43 jours dans les médias audiovisuels    Bienvenue à la Cop 22 : Quand nos jeunes citoyens innovent écolo    Attentats et amalgames faits au nom de l'Islam : Le tourisme national a pu résister au choc    Rentrée scolaire : Garde des enfants, le grand calvaire des parents        3ème festival Blouza à Oujda : Apport à l'inter-culturalité africaine    Affaire des deux prédicateurs arrêtés dans une situation compromettante: L'arrestation s'est faite de «manière fortuite» selon la BNPJ    Mode alimentaire des Marocains : Entre modernité et attachement à l'art culinaire ancestral    Kerry annonce une nouvelle initiative de paix pour le Yémen    Le Onze national à Tirana, dimanche à bord d'un vol spécial    Divers sportifs    News    Le Bureau politique examine les préparatifs des législatives et loue le contenu du discours Royal    Déclin des pollinisateurs sauvages exposés aux pesticides néonicotinoïdes    En harmonisant les points d'accès Wi-Fi, on peut faire tripler le débit    La garde des enfants, un grand calvaire pour les parents    La politique gouvernementale de l'autruche balise le terrain aux spéculateurs    Les alliances impossibles d'une majorité éclatée    Insolite : Un opéra dans le métro    Al Pacino Le New-Yorkais qui crève l'écran    Khal Drogo de retour dans la saison 7 de Game of Thrones    France: L'interdiction du burkini officiellement suspendue    Assaad Bouab dans la saison 2 de «Dix pour cent» sur France 2 !    Le Maroc et la douleur de la France    Nouvelles stratégies d'apprentissage et de gestion du comportement pour les personnes autistes    Divers    Le dernier adieu des Ittihadis à Driss Mohamed Bouizgar    Jennifer Lawrence, l'actrice la mieux payée au monde    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Yassir Znagui : L’inconnu du bataillon
Publié dans Finances news le 21 - 01 - 2010

De l’attelage gouvernemental, il demeure pour l’instant la grande équation. Nommé le 4 janvier 2010 ministre du Tourisme et de l’Artisanat par le Souverain, Yassir Znagui, drapé du manteau RNI, est le seul de l’équipe Abbas El Fassi sur qui les opinions ne sont pas tranchées.
Parce que, justement, le monde des affaires, le microcosme politique et, plus globalement, l’opinion publique ne l’ont découvert qu’à sa nomination.
L’on dit de lui seulement que c’est un brillant financier qui a fait ses armes à Londres. Sur ce point-là, incontestablement, il jouit d’un préjugé favorable.
Nous sommes d’ailleurs tentés de faire un parallèle avec l’un de ses prédécesseurs à la tête du ministère du Tourisme, Adil Douiri en l’occurrence. Mais comparaison n’est pas raison. Car, même si Douiri est, également, très brillant financier il jouit en plus, et contrairement à Znagui, d’une solide expertise du fonctionnement des affaires locales, mais également du secteur du tourisme en ce qu’il était, bien avant d’être ministre, membre actif du groupe de travail de la CGEM chargé de l’élaboration d’une politique de développement touristique nationale ambitieuse.
Alors, un bon financier fera-t-il nécessairement un bon ministre ? Pas si sûr. Surtout que Znagui hérite d’un secteur où les enjeux sont énormes et les problèmes conséquents. Un secteur érigé en priorité nationale et devant servir de locomotive au développement socio-économique du Royaume.
Autant dire, dès lors, qu’il n’aura ni délai de grâce ni répit. Pour dire qu’il n’aura pas le temps de faire du tourisme, particulièrement au moment où le Plan Azur, avec ses stations balnéaires, piétine. Il le sait d’ailleurs, puisque, une dizaine de jours après sa nomination, il était déjà parti au front, s’exprimant lors du 2ème Congrès national des métiers du tourisme (voir pages 29/31).
Pour cette sortie très médiatique, le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a pas emballé l’auditoire. Le discours était… très officiel. Juste pour signifier que ses propos étaient horizontaux, de surface… Suffisant pour que certains professionnels braillards, avec beaucoup d’ironie, soutinrent qu’il a, au moins, vite appris l’un des préceptes fondamentaux de l’arithmétique politicienne : la langue de bois. Et, à ce titre, ils l’attendent au tournant. Même s’il a pris le train en marche.
Néanmoins, à sa décharge, il faut convenir qu’on doit lui laisser le temps de prendre ses marques. Le temps de pouvoir mettre son expertise financière et l’expérience acquise à travers sa société d’investissement touristique au service du développement du secteur.
Viendra alors l’heure de l’évaluation. Et s’il ne se s’«administrarise» pas, Znagui pourra encore conserver, pour une autre législature, sa couronne de «beau gosse du gouvernement». Titre qui n’a pas été décerné depuis le départ de Nabil Benabdellah.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.