Coupe du monde des clubs Marrakech armée pour prendre le relais    Conseil d'association    Baisse du taux directeur    Gaz naturel: Un plan de 4,6 milliards de dollars    Contribution libératoire    Un thé au Sahara    Konica Minolta lance University Challenge    Condamnation des pratiques attentatoires au parti de la Rose    Brahim Ouaba : Le CAK acculé à réaliser des résultats positifs sous la houlette de Kamal Zouaghi    Benatia dans l'équipe type de la Serie A    Divers sportifs    L'amnistie de change est-elle un antidote à la fuite des capitaux ?    Divers Economie    Les travaux de l'autoroute El Jadida-Safi vont bon train    La liberté individuelle, gage d'amélioration de la vie des Africains    Les risques d'étés caniculaires augmentent rapidement en Europe    Insolite : Esclandre de l'apéro    L'UE retire le Hamas de la liste des organisations terroristes    Commémoration du 39ème anniversaire de la disparition d'Omar Benjelloun    Les stars : bosse des maths ou bonnet d'âne ? Blake Lively    Violée et enceinte de son frère    Belmokhtar: «L'école marocaine est complètement décalée par rapport à son environnement»    J'aime, je partage: Des ruines et des morts    Madrid pour une solution politique au Sahara    Bouillons de culture    2014, année de valorisation du patrimoine culturel de Casablanca    Beyoncé accusée d'avoir plagié une mélodie gitane    Symposium commémoratif du 66ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme : Les Droits de l'Homme doivent être «renégociés» et «mis à jour» pour garantir le «mieux vivre ensemble»    Lalla Aïcha Tour School de golf (étape de Rabat) : Maha Haddioui qualifiée pour les phases finales à Marrakech    Les zouaves de Monsieur le Président : «Algerian connection»    L'objectif de San Lorenzo est de franchir le cap de la demi-finale    Le pilote marocain rejoindre la team privée de Sébastien Loeb    Prudence    2014, année de valorisation par excellence du patrimoine culturel de Casablanca    Le roman et la description de la ville    Création d'un comité préparatoire du congrès provincial du parti à Oujda    Google : Robin Williams en tête des recherches en 2014    PLF 2015, les conseillers achèvent le débat    Terrorisme    Intempéries, un plan d'urgence pour le Souss    L'acteur Mohamed Bastaoui n'est plus    Coupe du monde des clubs Maroc 2014 : Le Real écrase Cruz Azul et passe en finale    Pétrole : 2 à 5% de gain de PIB pour le Royaume ?    Automobile : Dacia affiche la 4ème plus forte croissance en Europe    PLF, conseillers et opposition    Il fait l'actu : Mohamed El Kettani    Le transport longue distance a un impact important sur l'environnement    Et de neuf pour la course des Oasis à Zagora    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

PLIENS FEUX SUR : Mohamed Boussaïd et Anis Birou
Publié dans La Gazette du Maroc le 27 - 10 - 2007

Ce sont les deux figures montantes du gouvernement El Fassi. Valeurs sûres, le premier a réussi à établir un score intéressant en matière de lutte contre l'analphabétisme avec une approche originale. Le second a bien secoué le cocotier de la fonction publique. En lançant notamment le fameux départ volontaire à la retraite.
Mohamed Boussaïd : ministre
du Tourisme et de l'artisanat
Un pontiste pour achever le Plan Azur
Celui qu'on pressentait logiquement aux commandes des Finances se trouve, en dernier ressort, gagnant au change en prenant la tête de deux départements clés, dans la compétitivité extérieure du Royaume, en l'occurrence le Tourisme, premier pourvoyeur en devises et l'Artisanat fer de lance du Plan Emergence dans la nouvelle stratégie industrielle du pays. Le pontiste, qui fût la révélation du gouvernement remanié de Jettou, est l'homme des défis de la nouvelle législature pour achever au mieux des objectifs touristiques, les méga-chantiers du Plan Azur, moderniser les infrastructures hôtelières en quête de relooking, restructurer la qualité de l'offre des produits et des prestations et mettre un point d'honneur à boucler et à dépasser le cap des 10 millions de touristes étrangers en fin de décennie, pour engager les programmes de la Vision 2020 définie aux dernières assises du tourisme de Fès. C'est que Boussaïd est un atout gagnant, d'un pragmatisme formidable et d'une rigueur intraitable dans les chantiers qu'il génère et les projets qu'il suscite à travers lesquels a émergé la force de l'ancien ministre de la Modernisation des Secteurs publics focalisée dans ses grandes capacités d'innovation. En menant dans les règles de l'art l'opération Intilaka des départs volontaires, en revitalisant les négociations avantageuses avec les partenaires sociaux, unique dans les annales des politiques publiques du Royaume, notamment en établissant le consensus général lors de la revalorisation indemnitaire et statutaire des fonctionnaires, qui fût un succès sur toute la ligne. L'ancien patron de la DEPP nouvelle formule «Cession de portefeuille public par projets industriels» a également montré tout son savoir-faire lors de la traque des fonctionnaires fantômes et de la mise en place du processus et des structures dédiées à la moralisation publique et à la lutte contre la corruption. Enfin, le programme électoral du RNI dont il fût l'un des penseurs, est un chef d'oeuvre sous ses angles économique, financier et fiscal.
Et ces dernières aptitudes connues et reconnues sont une véritable police d'assurance pour le chamboulement des méthodes de travail et la maîtrise des grands dossiers sous tous leurs angles, d'autant plus que « l'Eliott Ness » du gouvernement Jettou s'est taillé une réputation ferme de subtil meneur d'hommes et de stimulateur des compétences et des capacités d'innovation de tous ceux qui ont eu à collaborer de près ou de loin avec l'ancien président de l'Amicale des ingénieurs des ponts et chaussées. Cette dernière avait propulsé le jeune ministre aux premières loges de l'actualité nationale marquée par la tenue du premier colloque scientifique sur la Régulation économique au Maroc. Et c'est grâce au pontiste, qui avait ce jour là rameuté tous les ténors managériaux et économiques du Royaume pour livrer les premières grandes recommandations sur la mise à niveau et la modernisation d'une économie libérale indissociable d'une régulation indépendante et impartiale encore très peu connue au Maroc.
Anis Birou : Secrétaire
d'Etat chargé de l'Artisanat
Un fin négociateur reconduit
L'ex-patron du secrétariat à la lutte contre l'analphabétisme a reçu un poste sur mesure pour redresser l'artisanat. A 45 ans Anis Birou a derrière lui un parcours sans fautes. D'abord universitaire : Titulaire d'un diplôme d'ingénieur statisticien économiste avec grade d'ingénieur en chef. Puis un parcours professionnel où il ne perd pas de temps.
Il a été chargé de 1982 à 1985 du service statistique et documentation à la Direction de la planification et des études au ministère des travaux publics avant d'être nommé chef du service structuration des prix en 1990. De 1993 à 1995 il a occupé la fonction de conseiller en gestion à la Direction générale de l'Hydraulique, puis chef de l'unité centrale d'organisation au ministère des travaux publics de 1995 à 1997. Il a été désigné chef de cabinet de la secrétaire d'Etat à l'Entraide nationale de 1997 à 1998 et chef de cabinet du ministre de l'enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique de 1998 à 2002.
Homme affable, d'une grande capacité d'écoute, ce responsable a piloté l'Office national des oeuvres universitaires sociales et culturelles, avant d'être nommé secrétaire général du ministère de la modernisation des secteurs publics. En juin 2004, il a été nommé par le Roi Mohammed VI, Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'éducation nationale, de l'Enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, chargé de l'alphabétisation et de l'éducation non formelle.
Pendant la dernière campagne contre l'analphabétisme, Anis Birou a su convaincre avec les mêmes arguments, mélange de pragmatisme et d'action. Grâce à une approche originale, l'homme a non seulement travaillé à sortir de nombreux marocains du gouffre de l'ignorance, mais surtout pour éviter que d'autres n'y tombent. En clair, le responsable a su rendre effective une politique sérieuse et réaliste, qui dure dans le temps, qui sait mobiliser les moyens nécessaires et adéquats en faisant adhérer le monde des affaires et la société civile au défi d'éradication de ce fléau qui handicape sérieusement la société marocaine. El Fassi, lui, a concocté un statut particulier de secrétaire d'Etat auprès du ministre du tourisme et de l'Artisanat, chargé de l'artisanat.
L‘homme qui a pris les rênes d'un secteur prometteur mais qui a besoin d'un sérieux coup de balai ne compte pas se presser. Pour l'instant, il prend le temps d'étudier les dossiers et de rencontrer les opérateurs du secteur.
«Ce secteur est riche, il y a des niches qui ont besoin d'être sérieusement explorées. La bijouterie et le cuir peuvent servir de locomotive pour sortir l'artisanat de la léthargie », explique-t-il. Le Département de l'Artisanat aura ainsi à accompagner des entreprises du secteur grâce notamment à la mise en place des partenariats durables avec des réseaux de commercialisation ciblés à l'export et ce, à travers un appui à la prospection et au démarchage de ces réseaux. Vaste programme.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.