La tragédie rohingyas, ces pogroms qui ne disent pas leur nom    Division Excellence de volley-ball : L'Ittihad Tanger s'adjuge le titre    L'opposition menace de boycotter les séances mensuelles    Championnat national Pro-Elite-1 : Les Jdidis peuvent respirer    Guanches : Les berbères des Iles Canaries    La compétition pour l'attrait des compétences    Mustapha Salma observe une grève de la faim ouverte à Nouakchott    Une grande prouesse marocaine: Nacer Benabdeljalil atteint l'Everest !    Arrestation et interrogatoire d'un enseignant accusé d'«athéisme»    56 projets, un investissement de 27,5 milliards de DH    Benatia très proche des Giallorossi    Udinese: Benatia transféré à l'AS Rome?    Abdelhamid El Kaoutari dans l'équipe type    1er festival national du théâtre hassani d'Agadir    Bank Al-Maghrib qualifie avril du mois de la reprise : Le mois de mai inverse la donne    Yassine Bounou à Madrid jusqu'en 2017    Le Maroc assuré de 2 places au second tour    Réconciliation avec soi    Hommage pour une bataille au service de la promotion de la dermatologie et de la chirurgie esthétique    Un suisse se lance dans l'envoi de satellites low-cost depuis le Maroc    Divers    4 mois de prison pour deux homosexuels de Témara    Gouvernement : vers un remaniement    Islam et sécularisation    «La situation politique actuelle : défis et enjeux des réformes»    Droits de l'Homme: Un ministre bahreini chez le Médiateur Benzakour    Le CNDH épingle les dysfonctionnements des centres de sauvegarde de l'enfance    Le souk qui aiguise les appétits    1 milliard DH pour la mise à niveau de Salé    Al Khabar démenti par l'Administration pénitentiaire    Edito : Remaniement gouvernemental    Algérie: Je suis malaaade…    Divers economie    Insolite : Pourquoi hommes et femmes ne s'entendent pas sur l'entretien de leur voiture ?    Société Générale Maroc fête ses 100 ans    Débat sur les enjeux de la logistique urbaine    BKB recommande de conserver Samir    Agroalimentaire : Activia dévoile sa nouvelle gamme de produits    Houcine Ammouta récompensé    Une délégation de Bahreïn au Maroc pour examiner la question des Droits de l'Homme    El Jadida : Vibrant hommage rendu à Fouad Laroui, prix Goncourt de la nouvelle, lors d'une rencontre internationale de poésie    Couleurs et rituels    Jennifer Lopez, une propriétaire comblée    flashs    News    Assad ne croit pas au succès d'une conférence sur la Syrie    Cannes, une section ACID qui décape    El Jadida : « Le Seigneur vous le rendra » de Mahi Binebine ou l'histoire de «P'tit pain » et du printemps arabe    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

Une Justice au service des puissants ?
Publié dans Lakome le 20 - 01 - 2013

Le parlementaire accusé de viol est innocenté, et la femme violée est arrêtée et accusée d'outrage à magistrat.
Les autorités ont arrêté, vendredi 17 janvier, la citoyenne Malika Slimani dans le village d'Ain Aouda (au sud de Rabat). Accusée d'outrage à magistrat, elle a été présentée le matin du 20 janvier devant le parquet qui a demandé des excuses. Malika Slimani a refusé de présenter des excuses et a réitéré sa remise en question de l'intégrité du tribunal qui a statué sur son affaire.
Le 16 janvier, la Cour d'appel est revenue sur le verdict du Tribunal de première instance dans l'affaire opposant Malika Slimani à Hassan Arif, député UC de Ain Aouda, et condamnant ce dernier à la prison ferme pour viol sur la plaignante. Cet acte de viol avait engendré la grossesse de Mme Slimani, qui a mis au monde un enfant âgé maintenant de deux ans.
En appel, M. Arif a été innocenté. Cette décision annulant les peines prononcées en première instance a eu l'effet d'une bombe sur Malika Slimani, qui s'était évanouie après l'audience et qui a été transportée chez elle quasi-inconsciente, selon une source proche de la plaignante. Le lendemain (17 janvier), Malika Slimani s'est dirigée vers la Cour d'appel et s'est adressée à ses membres pour leur exprimer son indignation suite au verdict. Elle est alors arrêtée par la police et accusée d'outrage à magistrat.
Selon des témoins oculaires, Malika Slimani s'est mise dans la salle des pas perdus du tribunal, et dès avoir aperçu les magistrats qui ont statué sur son affaire, elle s'est mise à crier son indignation, en indiquant que l'un de ces magistrats avait classé son affaire pendant deux ans, et que sa présence parmi les juges était un mauvais signe et qu'elle savait d'avance qu'elle sera perdante dans ce procès.
Le magistrat en question, Mohamed Ouahrouch, était procureur au tribunal de première instance de Témara et avait déjà reçu la plainte de la victime en 2009. Une plainte qu'il avait immédiatement classée pour absence de preuves. La même plainte contenait deux expertises prouvant le lien de paternité entre le député et l'enfant de Malika Slimani.
Il aura fallu que deux ans passent, et qu'un nouveau procureur soit nommé au tribunal de Témara pour que l'affaire de Malika Slimani soit dépoussiérée. Pendant les deux ans, la victime s'est adressée au ministre de la Justice et des Libertés, et même au roi Mohammed VI à travers une lettre écrite qu'elle lui avait remise au moment de son passage par Ain Aouda. L'affaire relancée, le verdict tombe en première instance. Un an de prison et 300.000Dh de dédommagements pour viol. Pourtant, le condamné ne sera pas mis sous écrou et interjette un recours.
Selon des sources proches de la victime, le parlementaire avait contacté à plusieurs reprises Malika Slimani lui demandant de retirer sa plainte en contre-partie de lui céder la propriété de certaines parcelles de terre, ou contre des sommes d'argent. Des propositions qu'elle avait refusé en lui demandant de reconnaître son enfant. La victime a présenté au juge un extrait de quelque 300 appels téléphonique qu'elle avait reçus du député.
Après le verdict du 16 janvier, des sources locales ont affirmé à Lakome que le député avait organisé une grande fête chez lui dans le village d'Ain Aouda, en y invitant les notables du village et les membres du conseil communal qu'il préside.
De son côté, la société civile s'organise pour soutenir Malika Slimani. Une réunion aura lieu ce lundi pour mettre la lumière sur le déroulement du procès. Une lettre sera également adressée au ministre de la Justice et des Libertés. Par ailleurs, sur les réseaux sociaux, un groupe invitant le député Hassan Arif à présenter sa démission du parlement marocain.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.
Signaler une annonce inappropriée
Vous pouvez nous aider à bloquer une annone inappropriée en nous indiquant le site correspondant :





Merci d'avoir signalé!
Nous allons vérifier l'annonce pour la bloquer.