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L'Apebi prône la préférence nationale
Répondant à l'appel de M. Abdallah Deguig, président de l'Apebi, plusieurs représentant du secteur professionnel des technologies de l'information et de l'offshoring ont bravé la canicule qui sévissait la semaine dernière dans la capitale pour assister à ce F'tour-débat consacré à la stratégie e-Gouvernement développée aujourd'hui au Maroc. Aux côtés du président Deguig, on a pu ainsi noté la présence de Mme Saloua Karkri Belkeziz, administrateur-directeur général de GFI Maroc, fervente défenseur du secteur des NTIC au Maroc. Du côté du ministère de tutelle, M. Taieb Debbagh, le secrétaire général du département de la Poste, des Télécommunications et des Technologies de l'information, était notamment présent aux côtés de MM. Mohamed Benmajdoub, conseiller du ministre de l'Industrie, du commerce et des NTIC, et Abderrafie Hannouf, le directeur de Technopolis Rabat-Salé. D'emblée, lors de son allocution, le président de l'Apebi a tenu, à nouveau, à saluer la mise en place du Plan Maroc Numeric 2013 qui va générer des chantiers qui représentent "une réelle opportunité pour le développement des entreprises du secteur et l'acquisition d'un savoir-faire local". Mais, dans son discours introductif il ne s'est pas contenté uniquement de "caresser dans le sens du poil". Après huit mois de mandat à la tête de l'Apebi, M. Deguig entend aussi positionner la fédération des professionnels des NTIC et de l'Offshoring en tant que force de propositions pour l'Etat et apporter une critique positive au service du développement du secteur. La volonté du gouvernement d'augmenter la croissance et de favoriser l'émergence de champions nationaux passe, selon M. Deguig, "par de meilleures conditions d'accès aux marchés, par une meilleure visibilité sur la commande publique, par la mise à disposition de plus de données sur les budgets alloués aux projets IT, par une meilleure information sur les délais de réalisation des projets et par une plus grande visibilité sur les prévisions d'achat. Ces facteurs cumulés contribueront à une meilleure préparation de l'offre des opérateurs et à apporter une réponse pertinente aux besoins exprimés". Un cahier de doléances que le président de l'Apebi avait déjà dévoilé, le mois dernier, en avant-première, dans les colonnes de La Nouvelle Tribune ! Interpellant ainsi, pour la première fois publiquement, les responsables de la stratégie e-Gouvernement au Maroc, M. Abdellah Deguig prône également "un encouragement de l'acte d'externalisation dans le cadre de grands projets (backbone, datacenter, aménagement numérique…) dans l'objectif de "rendre local" le savoir faire et attirer de plus en plus de grands acteurs dans le but de tisser des partenariats avec les opérateurs locaux et contribuer ainsi à la création de champions nationaux. La mutualisation des projets dans les différents départements du secteur public pourra aussi contribuer à créer des marchés de plus grande taille". Et de surenchérir que "pour assurer un accompagnement des PME-TPE locales, il est nécessaire de mettre en place un « IT Small Business Act » avec pour objectif de faciliter à ces structures, l'accès aux marchés de l'Etat". Les propositions de l'Apeb i Pour améliorer le partenariat public-privé et renforcer la présence des entreprises marocaines dans les différents projets développés dans le cadre de la stratégie nationale d'e-Gouvernement, l'Apebi propose d'agir à plusieurs niveaux. Tout d'abord, au niveau légal et administratif, l'APEBI souhaite que "Maroc Numeric soit l'occasion d'adapter la réglementation aux spécificités du secteur, notamment avec l'introduction d'un référentiel de textes réglementant les marchés publics et qui couvrirait l'ensemble des phases du marché public/ TI depuis l'expression des besoins jusqu'à la réception définitive et au règlement". Concernant l'accès au financement et les facteurs de compétitivité, l'Apebi relève que "les dispositifs existants sont multiples et divers mais la profession fait le constat d'un manque d'efficacité des dispositifs actuels se traduisant par un manque d'engouement des acteurs pour ceux-ci". A ce sujet, M. Deguig rappelle que "l'accès aux financements est d'autant plus important qu'il influe sur les efforts de Recherche et Développement et contribue aussi à la création de facteurs de différentiation de l'industrie marocaine". La promotion du secteur est aussi un facteur de réussite de la stratégie Maroc Numeric 2013. La profession recommande ainsi de s'inscrire dans une approche marketing en communiquant davantage sur les success story réalisées sur le marché local en en faisant des locomotives pour le développement du marché. Concernant le partage de l'information et l'allocation rationnelle des ressources financières dédiées, l'Apebi soutient la mise en place de l'Observatoire des technologies de l'information et proposons de le doter des moyens nécessaires lui permettant d'assurer la disponibilité des données et de suivre l'évolution du marché à travers la mise en place de tableaux de bord, la communication de métriques économiques et de data financières… Concernant le volet Gouvernance, l'Apebi préconise de faire participer plus la profession aux processus de décision afin de remonter plus régulièrement les préoccupations et problématiques des entreprises du secteur. Précisons enfin que l'APEBI a l'intention de renforcer la présence régionale des acteurs TI en créant des antennes régionales de manière à garantir une meilleure couverture du territoire et accompagner le processus d'arrimage de la régionalisation en cours. Reste maintenant à savoir si ces différentes propositions trouveront une oreille attentive auprès du Gouvernement, tout en sachant que nous évoluons dans un secteur où le jeu de la concurrence fait avant tout la loi du marché. Karim Dronet
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