L'ouvrier, ce grand absent    Al Hoceima : La terre a tremblé trois fois ce dimanche    1er mai à Rabat : Un pétard mouillé    1er mai à Casablanca : Le coeur économique du pays ne s'est pas emballé    1er mai à Fès : L' UNTM fait cavalier seul    Lancement de la grande enquête nationale de structure auprès des entreprises / Une carte précise et réelle du tissu économique    10ème édition du SIAM / Grande affluence dès le premier jour / Remise des trophées aux meilleurs unités de production, exposants et éleveurs    Meilleures unités de production    La loi de l'action et de la réaction : Un 1er Mai aussi fade que la politique du gouvernement    12ème Réunion de haut niveau Maroc-Portugal à Lisbonne / Vers la création d'un Observatoire des investissements croisés    France / Commande qatariote de 24 avions de combat Rafale    Algérie/ Tensions gouvernementales sur la libéralisation de la vente en gros d'alcool    HUSA-Séville FC, le 31 mai à Agadir/ Les organisateurs promettent une grande rencontre    Tanger / Avortement d'une tentative groupée d'émigration illégale    Elite II / Dernière journée / Dernier virage !    Etats Généraux de la recherche et de la formation sur le genre au Maroc : Une convergence entre l'associatif et l'universitaire pour avancer    Dattes et jus de grenade, un cocktail protecteur pour le cœur    Révélation sur l'affaire de Tan-Tan    Kelaât M'Gouna: Le festival des Roses arrive    Ligue des champions d'Afrique et Coupe de la CAF: Le Raja, le MAT et le FUS à rude épreuve    Saïd El Harrak: «Je ne crois pas que Pacquiao pourra battre Mayweather»    Hébergement informatique: Etix Everywhere ouvre son premier data center à Casablanca    Subvention aux associations, manifestations culturelles: Plus de cinq millions de dirhams pour les bénéficiaires    Pour une idéologie alternative contre la radicalisation au Kenya    Divers    Presse sous Pression    Hamid Amdiss, éloge de l'aube du Maroc    Le MAT et le FUS à l'assaut des grosses écuries du football égyptien    Trois compétitions au menu du marathon vert d'Agadir 2016    Un tableau relevé pour le World Judo Masters Mohammed VI    Angela Merkel pressée de s'excuser à propos du scandale des écoutes    De nombreux morts au Mali    L'armée syrienne et les islamistes s'affrontent violemment dans la province de Lattaquié    Ces médicaments qui sont plus dangereux qu'utiles    Comprendre mieux Alzheimer à travers des exposés et des projections    Réintroduction de la Gazelle Dama Mhorr dans la nature au parc national de Dakhla    Partenariat forestier maroco-allemand / Contribution à la gestion durable des forêts de cèdre du Parc National d'Ifrane    Centrafrique/ Des soldats français accusés de viols d'enfants    Pour une meilleure mutualisation des méthodes et des procédures    Gad El Maleh méconnaissable sur le tournage de «Pattaya»    Nabil Ayouch: Avec «Much Loved», j'ai franchi une étape supplémentaire dans le naturalisme    Affluence record au casting d'Arab Idol à Casablanca    Marrakech / 5ème édition des Rencontres de la Musique Soufie    Notre Temps : Des langues en flagrant délire !    La destinée de l'art / Prélude à la fièvre de la guerre    Dakhla: Femme et perspectives démocratiques en débat    Tariq Sijilmassi, Président du directoire du Groupe Crédit Agricole du Maroc    Vers l'adaptation du système de classement hôtelier aux exigences des touristes    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

Croissance: La recette de la Cnuced
Les réformes structurelles ne remplacent pas une bonne stratégie Influer sur la répartition des revenus à travers la fiscalité
Publié dans L'Economiste le 13 - 09 - 2012

VOILÀ un rapport qui tape fort sur les mesures entreprises par les Etats pour faire face à la crise. Car les réformes structurelles ne peuvent en aucun cas remplacer une vraie stratégie de croissance. «Les réformes proposées dans plusieurs pays développés (y compris pour ce qui est de la flexibilité du marché de l'emploi) ont tendance à déprimer davantage les salaires réels, à freiner la demande intérieure et à creuser les écarts de revenu», c'est l'un des constats des auteurs du nouveau rapport sur le commerce et le développement 2012 de la Cnuced (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement). Intitulé «Politiques pour une croissance équitable et équilibrée», le document a été présenté hier 12 septembre à Rabat.
Dans son analyse des tendances de l'économie mondiale, le rapport indique que la croissance se ralentit dans toutes les régions. Ceci «en partie sous l'effet des mesures d'austérité qui freinent la demande sur les principaux marchés des pays développés, réduisant ainsi les perspectives d'exportation des pays en développement». Un certain nombre de ces derniers pays appliquent des politiques contracycliques qui soutiennent leur demande intérieure, «mais celles-ci ne seront pas suffisantes si les grands pays avancés ne renouent pas avec la croissance», tiennent à répéter les experts de la Cnuced. D'après les chiffres du rapport, la croissance mondiale est passée de 4,1% en 2010 à 2,7% en 2011. La Cnuced s'attend à une poursuite de cette tendance en 2012 et annonce une croissance inférieure à 2,5%. Il est prévu une croissance d'à peine 1% dans les pays développés cette année, avec une nouvelle récession dans l'Union européenne et une croissance d'environ 2% aux Etats-Unis d'Amérique et au Japon. Toujours selon la même source, l'expansion économique dans les pays en développement et ceux en transition devrait être plus vigoureuse en 2012 (5% et 4% respectivement) tout en étant plus faible que les années précédentes.
Un grand pavé est consacré aux inégalités de revenus dans le nouveau rapport. Pour ses auteurs: «réduire les écarts croissants de richesse et de revenu non seulement aura des effets sociaux positifs mais favorisera également une croissance économique plus forte». Les tendances sur les trente dernières années indiquent un accroissement des inégalités de revenu dans et entre les pays, selon la Cnuced. La part des salaires dans le revenu total a diminué dans la plupart des pays développés et dans beaucoup de pays en développement. Par exemple, elle a chuté de 5 points de pourcentage ou plus en Australie, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, et de 10 points de pourcentage ou plus en France, en Allemagne et en Irlande. Dans plusieurs pays, le 1% le plus riche de la population représente désormais de 10 à 20% de la richesse nationale. La mondialisation ayant considérablement progressé au cours de la même période de trente ans, un certain nombre d'économistes ont estimé que la hausse des disparités de revenu était le résultat inévitable de l'expansion rapide des flux financiers et commerciaux internationaux et des progrès de la technologie. Mais le rapport 2012 affirme que cela n'est pas inévitable, et que les gouvernements peuvent avoir recours aux politiques budgétaires et aux politiques de l'emploi pour réduire les inégalités de revenu. Les économistes de la CNUCED préconisent des politiques qui préservent la part des salaires dans le revenu national et qui assurent la redistribution du revenu par le biais d'une fiscalité progressive et des dépenses publiques. Ainsi elles contribueraient à réduire les inégalités tout en améliorant l'efficacité économique et la croissance économique.
Recul de l'industrie
L'ONDE de choc a été provoquée par les plans de réajustement structurel des années 1980. Sous la pression de la dette extérieure, de nombreux pays dont le Maroc ont mené de front la libéralisation du commerce extérieur et des finances. Avec à la clé des taux d'intérêt élevés pour juguler l'inflation et attirer les capitaux étrangers. Résultat, une perte de compétitivité et un recul de la production industrielle. Pour le Maroc, l'essentiel, des investissements a été réalisé dans la sous-traitance et la tendance reste de mise même pour les nouveaux métiers. A tel point que sur la dernière décennie la part du secteur industriel dans les exportations est passé de 24 à seulement 13%. La rançon, une grande part de la main d'œuvre s'est investie dans l'informel.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.