M. Rabbah : La région Fès-Meknès a besoin d'axes routiers    Entretiens maroco-portugais pour donner un nouvel élan au partenariat bilatéral    Présentation à Paris de la 2-ème édition du raid féminin solidaire Sahraouiya    CAN Cadet 2017 : Le Maroc hérite de la Mauritanie    Quotidien algérien El Khabar : «L'essor spectaculaire» du Maroc «sans pétrole ni gaz»    Découverte des charmes de Marrakech : Des célébrités suédoises conviées    Virus Zika : Aucun cas enregistré au Maroc    Comité de pilotage de la COP22 : Le Souverain approuve la désignation des membres    Commerce extérieur agroalimentaire : L'Union européenne, principal débouché des produits marocains    Salon International de l'Edition et du Livre de Casablanca : SAR le Prince Moulay Rachid inaugure la 22ème édition    Chronique : L'autre révolution solaire    Casablanca: SM le Roi lance les projets de restructuration et d'intégration urbaine    Pacte Qualit'Air : SAR la Princesse Lalla Hasnaa préside la cérémonie de signature    Champion's League : L'OCK bat Gamtel 2-1 Spécial    La péninsule coréenne semble plus divisée que jamais    Un second tour de la présidentielle en Centrafrique pour sortir de la crise    Mohamed El Hayni destitué par le Conseil supérieur de la magistrature    Symposium sur le développement de la coopération universitaire entre le Maroc et les USA    Les drogues illicites encouragent la violence et entravent le développement durable    Secteur du cuir : 4 MMDHd'exportations en 2014    Le bas goût de Badou n'aura pas suffi à redonner de l'appétit aux Lions de l'Atlas    L'heure africaine a sonné pour le Wydad    Renard moins coûteux que Zaki    Le trou financier de la CMR demeurera béant malgré la réforme à la Benkirane    Les élus USFP plaident en faveur des attentes des Souiris    Washington et Moscou d'accord sur une cessation des hostilités en Syrie    Etoffer le choix d'orientation pour les jeunes Marocains    Soutien aux associations œuvrant dans les domaines d'intervention du Pôle social au titre de 2015    Divers    L'empreinte culturelle des marques en débat    Lever de rideau à Tanger sur la 1ère édition du Festival de théâtre de jeunes
    Au milieu de polémiques raciales en Amérique, les Grammys devraient célébrer le rap    Pluies sur le Nord et l'Est du Royaume avec chutes de neige et baisse des températures à partir de dimanche    SM le Roi accomplit la prière du vendredi à la mosquée Abi Al-Abbas Sebti à Casablanca    COP22 : «La place des O.N.G dans le paysage institutionnel»    Botola en D1 : la reprise avec Raja-FUS au complexe Mohammed V    La date du sommet arabe est-elle reportée ?    Le soutien de l'Etat aux manifestations cinématographiques    Du cinéma colonial au cinéma social    Les groupes de la majorité apprécient l'initiative des projets de lois relatifs au sage-femme et à l'infirmière    200 millions de dollars pour la lutte contre l'EI en Afrique du Nord    Le vélo de Mme Taubira    Festival des musiques sacrées du monde: une 22è édition en hommage aux « femmes fondatrices »    Rencontre de communication à Inezgane-Aït Melloul    Agenda culturel du 12 au 18 Février 2016    Chevalier des Arts et des Lettres    Syrie : Les déplacés toujours bloqués à la frontière turque    Le bon, la brute et le théâtre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Croissance: La recette de la Cnuced
Les réformes structurelles ne remplacent pas une bonne stratégie Influer sur la répartition des revenus à travers la fiscalité
Publié dans L'Economiste le 13 - 09 - 2012

VOILÀ un rapport qui tape fort sur les mesures entreprises par les Etats pour faire face à la crise. Car les réformes structurelles ne peuvent en aucun cas remplacer une vraie stratégie de croissance. «Les réformes proposées dans plusieurs pays développés (y compris pour ce qui est de la flexibilité du marché de l'emploi) ont tendance à déprimer davantage les salaires réels, à freiner la demande intérieure et à creuser les écarts de revenu», c'est l'un des constats des auteurs du nouveau rapport sur le commerce et le développement 2012 de la Cnuced (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement). Intitulé «Politiques pour une croissance équitable et équilibrée», le document a été présenté hier 12 septembre à Rabat.
Dans son analyse des tendances de l'économie mondiale, le rapport indique que la croissance se ralentit dans toutes les régions. Ceci «en partie sous l'effet des mesures d'austérité qui freinent la demande sur les principaux marchés des pays développés, réduisant ainsi les perspectives d'exportation des pays en développement». Un certain nombre de ces derniers pays appliquent des politiques contracycliques qui soutiennent leur demande intérieure, «mais celles-ci ne seront pas suffisantes si les grands pays avancés ne renouent pas avec la croissance», tiennent à répéter les experts de la Cnuced. D'après les chiffres du rapport, la croissance mondiale est passée de 4,1% en 2010 à 2,7% en 2011. La Cnuced s'attend à une poursuite de cette tendance en 2012 et annonce une croissance inférieure à 2,5%. Il est prévu une croissance d'à peine 1% dans les pays développés cette année, avec une nouvelle récession dans l'Union européenne et une croissance d'environ 2% aux Etats-Unis d'Amérique et au Japon. Toujours selon la même source, l'expansion économique dans les pays en développement et ceux en transition devrait être plus vigoureuse en 2012 (5% et 4% respectivement) tout en étant plus faible que les années précédentes.
Un grand pavé est consacré aux inégalités de revenus dans le nouveau rapport. Pour ses auteurs: «réduire les écarts croissants de richesse et de revenu non seulement aura des effets sociaux positifs mais favorisera également une croissance économique plus forte». Les tendances sur les trente dernières années indiquent un accroissement des inégalités de revenu dans et entre les pays, selon la Cnuced. La part des salaires dans le revenu total a diminué dans la plupart des pays développés et dans beaucoup de pays en développement. Par exemple, elle a chuté de 5 points de pourcentage ou plus en Australie, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, et de 10 points de pourcentage ou plus en France, en Allemagne et en Irlande. Dans plusieurs pays, le 1% le plus riche de la population représente désormais de 10 à 20% de la richesse nationale. La mondialisation ayant considérablement progressé au cours de la même période de trente ans, un certain nombre d'économistes ont estimé que la hausse des disparités de revenu était le résultat inévitable de l'expansion rapide des flux financiers et commerciaux internationaux et des progrès de la technologie. Mais le rapport 2012 affirme que cela n'est pas inévitable, et que les gouvernements peuvent avoir recours aux politiques budgétaires et aux politiques de l'emploi pour réduire les inégalités de revenu. Les économistes de la CNUCED préconisent des politiques qui préservent la part des salaires dans le revenu national et qui assurent la redistribution du revenu par le biais d'une fiscalité progressive et des dépenses publiques. Ainsi elles contribueraient à réduire les inégalités tout en améliorant l'efficacité économique et la croissance économique.
Recul de l'industrie
L'ONDE de choc a été provoquée par les plans de réajustement structurel des années 1980. Sous la pression de la dette extérieure, de nombreux pays dont le Maroc ont mené de front la libéralisation du commerce extérieur et des finances. Avec à la clé des taux d'intérêt élevés pour juguler l'inflation et attirer les capitaux étrangers. Résultat, une perte de compétitivité et un recul de la production industrielle. Pour le Maroc, l'essentiel, des investissements a été réalisé dans la sous-traitance et la tendance reste de mise même pour les nouveaux métiers. A tel point que sur la dernière décennie la part du secteur industriel dans les exportations est passé de 24 à seulement 13%. La rançon, une grande part de la main d'œuvre s'est investie dans l'informel.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.