Banque Populaire élue Banque africaine de l'année    Sénégal : BMCE Bank signe 4 accords stratégiques    Maroc-Sénégal: Le privé prend le relais    Dialogue social: Deux conceptions s'opposent    Le Masi trébuche    Automobile/Industrie: Ford prépare le terrain    Immobilier/Logistique    L'offensive des pays arabes du Golfe face au péril iranien    Nabil Ayouch: «Je suis extrêmement surpris et choqué!»    «Much loved»: Beaucoup de bruit, peu de cinéma    La gouvernance et le management : Les nouveaux indicibles du néolibéralisme    La BERD met les bouchées doubles au Maroc    300 milliards DH mobilisés par les organismes de placement collectif en valeurs mobilières    Le spectre de Baha et les pannes de Benkirane    Un gouverneur américain appelle ses compatriotes à se méfier des Marocains    Arrestation d'un terroriste à Casablanca    Le Brésilien da Silva et l'Argentin Lanzini pressentis au Wydad    Suspension et amende pour Boudrika et Hammar    La liste de Zaki    24 membres des forces de l'ordre blessés à Marrakech    Les magistrats tirent à boulets rouges sur les projets de lois relatifs au pouvoir judiciaire    Dj Hamida livre un avant-goût de sa «Mix Party 2015»    Nouamane Lahlou: La chanson engagée reflète les valeurs de la société et respecte son identité    Quand Kebbour se met au rock'n'roll    Le cavalier Hassan Methqal remporte le Grand Prix SM le Roi Mohammed VI    Du 1er au 7 juin à Rabat : Trophée Hassan II 2015 de Tbourida    Elite-Pro : L'OCK, un vice-champion qui a séduit        Iran / USA: Début du procès du correspondant du Washington Post pour espionnage    Espagne: Elections: Madrid et Barcelone à portée des "indignés"    Meeting populaire présidé par Hamid Chabat à Imouzzer Marmoucha: Le parti place la défense de la région et la protection de ses habitants contre la marginalisation et l'exclusion parmi ses priorités    SM le Roi en Guinée Bissau: Pour une prospérité partagée    La coopération sud-sud concrétisée: Une centaine d'entreprises marocaines prospecte le marché malien    Des conférenciers mettent l'accent sur la nécessité de protéger le patrimoine de la vie tribale    Et dire qu'on a vraiment un championnat professionnel... !    Un dispensaire ferme ses portes pour dangerosité d'une antenne relais    Profiter du soleil en toute sécurité    Qui a peur des images    97 Marocains rapatriés du Yémen    Le marteau, la faucille et le livre...    1,1 milliard de DH d'investissements à Marrakech    El Jadida Le Pr. Yahya Boughaleb, nouveau président de l'université Chouaïb Doukkali    Khenifra: Deux ans ferme contre une femme pour trafic d'enfants    Maroc-Libye: sans Chamakh, Essaydi de retour    La perspective de paix s'éloigne au Yémen après deux mois de frappes    L'autre combat des femmes marocaines : L'accès à des services de santé de qualité    Garantir le droit à la scolarité des enfants handicapés    Les habitants retroussent les manches pour sécuriser leurs quartiers    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

Croissance: La recette de la Cnuced
Les réformes structurelles ne remplacent pas une bonne stratégie Influer sur la répartition des revenus à travers la fiscalité
Publié dans L'Economiste le 13 - 09 - 2012

VOILÀ un rapport qui tape fort sur les mesures entreprises par les Etats pour faire face à la crise. Car les réformes structurelles ne peuvent en aucun cas remplacer une vraie stratégie de croissance. «Les réformes proposées dans plusieurs pays développés (y compris pour ce qui est de la flexibilité du marché de l'emploi) ont tendance à déprimer davantage les salaires réels, à freiner la demande intérieure et à creuser les écarts de revenu», c'est l'un des constats des auteurs du nouveau rapport sur le commerce et le développement 2012 de la Cnuced (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement). Intitulé «Politiques pour une croissance équitable et équilibrée», le document a été présenté hier 12 septembre à Rabat.
Dans son analyse des tendances de l'économie mondiale, le rapport indique que la croissance se ralentit dans toutes les régions. Ceci «en partie sous l'effet des mesures d'austérité qui freinent la demande sur les principaux marchés des pays développés, réduisant ainsi les perspectives d'exportation des pays en développement». Un certain nombre de ces derniers pays appliquent des politiques contracycliques qui soutiennent leur demande intérieure, «mais celles-ci ne seront pas suffisantes si les grands pays avancés ne renouent pas avec la croissance», tiennent à répéter les experts de la Cnuced. D'après les chiffres du rapport, la croissance mondiale est passée de 4,1% en 2010 à 2,7% en 2011. La Cnuced s'attend à une poursuite de cette tendance en 2012 et annonce une croissance inférieure à 2,5%. Il est prévu une croissance d'à peine 1% dans les pays développés cette année, avec une nouvelle récession dans l'Union européenne et une croissance d'environ 2% aux Etats-Unis d'Amérique et au Japon. Toujours selon la même source, l'expansion économique dans les pays en développement et ceux en transition devrait être plus vigoureuse en 2012 (5% et 4% respectivement) tout en étant plus faible que les années précédentes.
Un grand pavé est consacré aux inégalités de revenus dans le nouveau rapport. Pour ses auteurs: «réduire les écarts croissants de richesse et de revenu non seulement aura des effets sociaux positifs mais favorisera également une croissance économique plus forte». Les tendances sur les trente dernières années indiquent un accroissement des inégalités de revenu dans et entre les pays, selon la Cnuced. La part des salaires dans le revenu total a diminué dans la plupart des pays développés et dans beaucoup de pays en développement. Par exemple, elle a chuté de 5 points de pourcentage ou plus en Australie, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, et de 10 points de pourcentage ou plus en France, en Allemagne et en Irlande. Dans plusieurs pays, le 1% le plus riche de la population représente désormais de 10 à 20% de la richesse nationale. La mondialisation ayant considérablement progressé au cours de la même période de trente ans, un certain nombre d'économistes ont estimé que la hausse des disparités de revenu était le résultat inévitable de l'expansion rapide des flux financiers et commerciaux internationaux et des progrès de la technologie. Mais le rapport 2012 affirme que cela n'est pas inévitable, et que les gouvernements peuvent avoir recours aux politiques budgétaires et aux politiques de l'emploi pour réduire les inégalités de revenu. Les économistes de la CNUCED préconisent des politiques qui préservent la part des salaires dans le revenu national et qui assurent la redistribution du revenu par le biais d'une fiscalité progressive et des dépenses publiques. Ainsi elles contribueraient à réduire les inégalités tout en améliorant l'efficacité économique et la croissance économique.
Recul de l'industrie
L'ONDE de choc a été provoquée par les plans de réajustement structurel des années 1980. Sous la pression de la dette extérieure, de nombreux pays dont le Maroc ont mené de front la libéralisation du commerce extérieur et des finances. Avec à la clé des taux d'intérêt élevés pour juguler l'inflation et attirer les capitaux étrangers. Résultat, une perte de compétitivité et un recul de la production industrielle. Pour le Maroc, l'essentiel, des investissements a été réalisé dans la sous-traitance et la tendance reste de mise même pour les nouveaux métiers. A tel point que sur la dernière décennie la part du secteur industriel dans les exportations est passé de 24 à seulement 13%. La rançon, une grande part de la main d'œuvre s'est investie dans l'informel.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.