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Une progression d'à peine 2,3%
Dans un contexte économique international marqué par l'ampleur des effets de la crise, la croissance nationale devrait s'établir en 2009 aux alentours de 5,6%, à la faveur de l'accroissement de plus de 20% de la valeur ajoutée agricole, celle des activités non agricoles ne devant progresser que de 2,3%, soit le rythme annuel le plus faible des six dernières années. En dépit des perturbations économiques et financières constatées au niveau mondial, l'économie nationale enregistrerait en 2009 un taux de croissance situé entre 5% et 6% dans un contexte marqué par la maîtrise de l'inflation. Cette évolution de l'activité économique profiterait de la réalisation d'une campagne céréalière record. Toutefois, note la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), certains secteurs exportateurs ont été affectés par la crise financière internationale, notamment le textile et l'habillement, l'automobile, l'électronique et le tourisme. Néanmoins, l'impact macroéconomique de cette crise serait limité, sauf en matière d'emploi, en raison de la faible pondération de ces secteurs dans le PIB. Concernant l'activité financière, indiquent les conjoncturistes de la DEPF, les répercussions directes de la crise demeurent modérées grâce à la maîtrise des canaux par lesquels cette crise est susceptible de se transmettre. En effet, les placements des avoirs en devises du Maroc à l'étranger sont relativement sécurisés, le recours à l'extérieur pour le financement de son économie est de moins en moins fréquent et les investissements étrangers à la Bourse de Casablanca sont limités. Quant à la demande intérieure, elle demeure le principal moteur de la croissance, soutenue par la hausse prévue des revenus des ménages ruraux, en raison de l'excellente campagne agricole. Selon le département relevant du ministère des Finances, cet indicateur profiterait également de la progression des crédits à la consommation de 25,7% à fin avril 2009, ainsi que de la mise en uvre des dispositions du dialogue social. Du côté de l'investissement, l'effort de modernisation et d'équipement du tissu productif national est maintenu, malgré le contexte de crise économique mondiale, comme en témoigne la hausse de 23,5% des crédits accordés à l'équipement. Dans le même sillage, la Commission des investissements a approuvé, lors de sa deuxième réunion pour l'année 2009 tenue le 20 avril, 16 projets d'investissement d'une valeur globale de 21,9 MMDH, en mesure de générer 9468 emplois. Sous l'effet de la décélération de l'activité économique à l'échelle mondiale, les transactions commerciales du Maroc avec l'étranger ont affiché, à fin avril 2009, un recul des exportations et des importations des biens et services (FOB/FOB) respectivement de 23,8% et 16,1% par rapport à la même période de l'année précédente, portant ainsi le taux de couverture à 67,3% contre 74,6% un an auparavant. Pour ce qui est des échanges de biens, ils ont clôturé les quatre premiers mois de l'année en cours sur un fléchissement des exportations et des importations respectivement de 30,7% et 18,8%. Ces évolutions se sont soldées par un allégement du déficit commercial des biens qui s'est établi à 46,7 MMDH contre 50 MMDH à fin avril 2008. Concernant la situation des finances publiques, l'exécution de la loi de Finances au terme des quatre premiers mois de l'année 2009 s'est soldée par la réalisation d'un excédent budgétaire de 3,7 MMDH. Cette situation s'est produite malgré le recul des recettes ordinaires, suite essentiellement au repli des recettes fiscales de 12,4%, dépassant toutefois les dépenses ordinaires qui se sont aussi inscrites en baisse de 8,3%, sous l'effet principalement de la baisse des dépenses de compensation de 81%. Sur le plan monétaire, après avoir enregistré des hausses limitées, en glissement mensuel, en février et mars, la masse monétaire s'est légèrement repliée en avril, par rapport à fin mars 2009, de 0,3%. Ainsi, par rapport à fin décembre 2008, la masse monétaire a enregistré une baisse de 0,4%. Ce recul s'explique essentiellement par la baisse des avoirs extérieurs nets de 3,6 milliards de dirhams ou 1,8%, par rapport à fin décembre 2008 et de 8,2% par rapport à fin avril 2008, sous l'effet principalement du repli des recettes voyages (-18,7%) et des transferts des MRE (-13,9%). Toutefois, les concours à l'économie ont poursuivi leur amélioration, à l'exception de la baisse enregistrée en janvier, pour augmenter de 6,6 milliards de dirhams ou 1,2% par rapport à fin décembre 2008. Après l'amélioration enregistrée en avril 2009, l'activité au niveau de la Bourse de Casablanca a quasiment stagné au cours du mois de mai 2009. Ainsi, par rapport à fin avril 2009, les deux indices Masi et Madex ont progressé de 0,8% et 0,5% respectivement. Par rapport à fin décembre 2008, les deux indices ont quasiment stagné (+0,4% pour l'indice de toutes les valeurs cotées et -0,3% pour le Madex). ----------------------------------------------- Les activités affectées Le -- industriel évolue dans un contexte mondial marqué par une récession économique qui touche la plupart des pays avancés, notamment les principaux partenaires du Maroc. Ainsi, l'activité industrielle nationale s'est nettement dégradée, au quatrième trimestre, suite au repli de la demande étrangère. Cette rupture de tendance est due principalement à la baisse de l'activité des industries du textile et du cuir ainsi que des industries automobiles. Cette dégradation s'est poursuivie jusqu'à avril 2009, selon les résultats de la dernière enquête mensuelle de conjoncture de Bank Al-Maghrib. Le secteur du textile et du cuir, qui contribue pour 10% à la production industrielle et pour 44% à l'emploi industriel total, est le plus touché par la récession, dans la mesure où 47% de sa production est exportée. La baisse de la production, les fermetures d'usine et les importantes suppressions d'emplois effectuées par la majorité des constructeurs d'automobile mondiaux se sont répercutées négativement sur la production et les exportations des composants automobiles au niveau des équipementiers marocains.
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