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L'optimisme mesuré des industriels
Des signes de reprise sont globalement anticipés
Selon l'enquête de conjoncture de Bank al-Maghrib, les perspectives d'évolution de l'activité industrielle pour les trois prochains mois restent globalement favorables. Les professionnels, sondés par l'institut d'émission, continuent d'anticiper la poursuite des signes de reprise observés, avec notamment un renforcement des ventes, tant locales qu'étrangères. Parallèlement, les prix des produits finis devraient connaître une orientation à la hausse. Publiées vendredi, les investigations menées par le Banque centrale révèlent qu'au cours de juin dernier, la production industrielle a poursuivi sa tendance haussière entamée au mois de mai. Dans ce sillage, les ventes globales ont continué, dans l'ensemble, leur orientation à la hausse, en liaison exclusivement avec l'amélioration des ventes locales. D'après certains opérateurs, les stocks de produits finis sont estimés à leur niveau normal pour le deuxième mois consécutif, après avoir affiché des écarts positifs par rapport à ce niveau durant les six derniers mois. Les commandes globales reçues ont progressé dans l'ensemble des branches, particulièrement dans les industries chimiques et parachimiques. En dépit de cette amélioration, le niveau des commandes est estimé inférieur à son niveau habituel dans toutes les branches, à l'exception de la chimie et parachimie, où il est jugé supérieur à la normale. Les prix des produits finis ont augmenté d'un mois à l'autre dans l'ensemble des branches. Cette situation recouvre une hausse des prix dans les industries chimiques et parachimiques, une stabilité dans les branches mécaniques et métallurgiques et une baisse dans les autres activités. Selon la Banque centrale, le taux d'utilisation des capacités de production a enregistré une hausse de 3 points de pourcentage, pour s'établir à 69%, tant pour l'ensemble du secteur industriel que pour l'industrie hors raffinage. Globalement, ce taux est supérieur à celui observé à fin 2008, mais demeure en baisse sensible en glissement annuel. Par branche, il a atteint 70% dans les industries chimiques et parachimiques, 69% dans les activités électriques et électroniques et les branches agro-alimentaires, 66% dans les industries mécaniques et métallurgiques et 64% dans les industries du textile et du cuir. Les résultats de l'enquête révèlent une hausse des prix des produits finis d'un mois à l'autre, avec un solde d'opinion de 23%. Pour les trois prochains mois, les industriels tablent sur la poursuite de cette tendance. Les prix des produits finis ont globalement progressé d'un mois à l'autre. Cette évolution recouvre une hausse des prix dans les industries chimiques et parachimiques, une stabilité dans les celles relevant de la mécanique et de la métallurgie et une baisse dans les autres branches. A court terme, à l'exception des opérateurs de l'agroalimentaire, qui tablent sur une stabilité des prix, ceux des autres branches anticipent une poursuite de la tendance observée le mois de juin. Le niveau des stocks de produits finis est jugé normal pour le deuxième mois consécutif. De même, le carnet des commandes retrouve son niveau habituel pour la première fois depuis octobre 2008. Les nouvelles commandes ont enregistré une amélioration durant le mois de juin, en liaison particulièrement avec la hausse des flux des commandes dans les industries chimiques et parachimiques, les industries agro-alimentaires et les industries électriques et électroniques. Par ailleurs, les résultats trimestriels de l'enquête mensuelle de conjoncture au titre du second trimestre 2009 publié par Bank Al-Maghrib indiquent que 33% des industriels ont estimé bon le climat général des affaires durant le deuxième trimestre 2009, 54% l'ont jugé moyen et 13% l'ont considéré médiocre, soit un solde d'opinion de 20%, en hausse de 31 points d'un trimestre à l'autre. Ce jugement est partagé par les industriels dans l'ensemble des branches, à l'exception de ceux opérant dans les industries du textile et du cuir et les industries électriques et électroniques, qui ont indiqué un climat des affaires médiocre. A court terme, les professionnels tablent sur un climat des affaires, jugé bon dans l'ensemble, avec les mêmes évolutions observées selon les branches. Les résultats de l'enquête révèlent que 3% des entreprises ont estimé que l'approvisionnement a été facile durant le deuxième trimestre 2009, alors que 7% ont éprouvé des difficultés d'approvisionnement, soit un solde d'opinion négatif de 4%. Ces difficultés d'approvisionnement ont concerné toutes les branches, à l'exception des industries chimiques et parachimiques et des industries électriques et électroniques, pour lesquelles l'approvisionnement est estimé normal. Le niveau des stocks détenus par les entreprises est jugé dans l'ensemble quasi-normal. Cette situation recouvre un niveau inférieur à la normale dans le textile et le cuir et les industries mécaniques et métallurgiques, un niveau normal dans la chimie et parachimique et un niveau supérieur à la normale dans les autres branches. L'effectif employé s'est contracté, d'un trimestre à l'autre, dans toutes les branches, à l'exception des industries chimiques et parachimiques et de l'agro-alimentaire, où l'effectif est resté quasiment stable. A court terme, à l'exception des professionnels des industries électriques et électroniques qui anticipent une hausse des effectifs, ceux des autres branches tablent sur la poursuite de la même tendance observée. 96% des entreprises enquêtées ont qualifié de calme le climat social au cours du deuxième trimestre 2009, en hausse de 4 points de pourcentage. En revanche, 4% l'ont estimé tendu, notamment dans les industries du textile et du cuir. -------------------------------------------------------------- Les coûts de production Selon les résultats de l'enquête, le coût unitaire de production a augmenté au cours du deuxième trimestre 2009, avec un solde d'opinion de 19%, en hausse de 12 points de pourcentage. Cette progression a concerné l'ensemble des branches, particulièrement les industries mécaniques et métallurgiques et les industries du textile et du cuir. Par composante, les coûts salariaux et les coûts des matières premières, autres que l'énergie, ont constitué les principales sources de l'augmentation du coût unitaire de production, avec des soldes d'opinion respectivement de 41% et de 36%, suivis par les coûts énergétiques et les coûts financiers avec des soldes d'opinion respectivement de 22% et de 18%, particulièrement dans les industries chimiques et parachimiques et les industries agro-alimentaires. Sur le plan sectoriel, les coûts énergétiques et les coûts salariaux ont affecté le coût unitaire de production dans les industries électriques et électroniques et les industries mécaniques et métallurgiques. Dans les industries du textile et du cuir, les charges financières et les coûts des matières premières, autres que l'énergie, sont les principaux facteurs avancés.
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