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Une conférence coprésident par le Maroc et la France à New York
MAP
Le matin : 24 - 09 - 2009
Le Maroc et la France co-président jeudi et vendredi à l'Onu, en marge du débat général de l'AG à New York, une conférence sur le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (Ticen), un des piliers du régime international de désarmement et de non-prolifération. Cette conférence qui marque le 13e anniversaire de l'ouverture pour signature de ce traité adopté par l'Assemblée générale de l'Onu le 10 septembre 1996, sera l'occasion de convaincre les Etats non signataires et ceux qui ne l'ont pas encore ratifié de le faire, et parachever ainsi l'arsenal juridique existant en matière de désarmement nucléaire et de non prolifération. Conformément aux Hautes Orientations diplomatiques définies par S.M. le Roi Mohammed VI, le Royaume contribue activement à tous les efforts et les initiatives importantes qui se déploient au plan international dans l'objectif de réaliser le désarmement international et de renforcer le régime de non-prolifération. De fait, le Maroc, est parmi les premiers pays à s'engager en faveur d'une interdiction irréversible des essais nucléaires à travers un Traité universel et effectivement vérifiable, puisqu'il a signé ce traité en septembre 1996, et l'a ratifié en avril 2000. «Notre pays qui copréside avec la France la Conférence sur l'Article XIV, saisit chaque occasion pour appeler tous les pays qui ne l'ont pas encore fait, et notamment ceux figurant sur l'Annexe II (pays disposant de potentiel nucléaire significatif selon les dispositions du traité), à signer et/ou ratifier le Traité afin de combler une lacune importante dans le régime international de désarmement et de non-prolifération nucléaires», indique-t-on auprès de la délégation marocaine à cette conférence. A ce jour, le Ticen a été signé par 181 Etats dont 149 l'ont, déjà, ratifié, mais reste cependant tributaire des positions de certains pays comme les Etats-Unis, la Chine, l'Egypte, l'Iran, Israël et l'Indonésie qui tardent ou refusent à ratifier le traité. Alors que d'autres pays comme l'Inde, le Pakistan et la Corée du Nord n'adhèrent ni au Traité de non-prolifération (TNP) ni au Ticen. Toutefois, les deux premiers ont déclaré un moratoire sur les tests nucléaires en 1998. Pour le Maroc, pays engagé pour la paix et la sécurité internationales, «tout retard supplémentaire dans la mise en uvre du Traité met en danger les efforts déployés jusqu'à maintenant pour bannir les essais nucléaires et ouvrir la voie vers le désarmement et la non-prolifération nucléaires». Le Royaume compte, d'ailleurs, mettre à profit son dynamisme au plan régional, continental et international dans ce domaine, illustré, notamment par le lancement, il y a deux ans à Rabat, de l'initiative globale de lutte contre la menace du terrorisme nucléaire. La dimension socio-économique du traité Actif à différents niveaux, en particulier au sein des organes des Nations unies chargés des questions de désarmement et de non-prolifération, telles la conférence de désarmement à Genève ou l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne, le Royaume joue un rôle de facilitateur concernant les questions multilatérales, c'est pourquoi, un consensus s'est dégagé pour octroyer au Maroc la responsabilité de coprésider avec la France cette importante conférence, selon les observateurs. Ce traité a également une dimension économique, sociale et humanitaire car fondé sur un système de vérification parmi lesquels la détection sismique et les sondes acoustiques, des moyens techniques utilisés pour vérifier l'interdiction des essais nucléaires utilisés comme éléments préventifs des catastrophes naturelles. Cet arsenal de vérification et de contrôle est géré par le secrétariat de l'Organisation du Ticen qui siège à Vienne. Le rôle du Maroc s'inscrit également dans l'intérêt bien compris des pays en développement en vue de faire progresser le désarmement et la non prolifération car plus «nous avons du succès dans ce domaine plus les pays en développement pourront se concentrer sur leur priorités», à savoir le développement, économique et social et éviter les tensions aussi bien régionales qu'internationales, souligne la délégation marocaine.
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