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Attractivité des BT
La demande sur le marché primaire a atteint 449 MMDH en 2009.
Suite à la baisse des recettes fiscales conséquente à la baisse des taux d'imposition et à la crise économique qui a affecté les secteurs d'activités liés à la demande étrangère, les Finances publiques ont affiché un déficit qui serait établi à 2,5% du PIB. Une situation qui, face à l'importance des remboursements (67,7 milliards de dirhams en 2009 contre 52,7 milliards en 2008), a contraint le Trésor a augmenté significativement le volume de ses levées sur le marché primaire induisant un endettement net de plus de 5 milliards de dirhams. Parallèlement, après la forte expansion de l'année 2008, la demande des Bons du Trésor (BT) sur le marché primaire a poursuivi sa tendance haussière en 2009, passant de 317 à près de 449 milliards de dirhams. «Cette évolution s'explique, d'une part, par l'attractivité des bons du Trésor dans un contexte marqué par la baisse des taux sur le compartiment interbancaire et, d'autre part, par la pénurie de titres à la vente sur le compartiment secondaire en lien notamment avec la présence relativement faible du Trésor sur le marché primaire entre 2006 et 2008», rapporte la Direction des études et prévisions financières dans sa dernière étude sur l'évolution du marché monétaire et financière durant 2009. En ventilant le volume des soumissions par maturité, il ressort que le court terme, toujours prépondérant, a perdu 16 points par rapport à l'année précédente avec une part de 63% contre 79% en 2008 en faveur du moyen terme dont la part s'est améliorée de 14% à 35%. Le long terme ne représente qu'à peine 2% du total des soumissions au terme de l'année 2009. «Cette situation s'explique notamment par les anticipations à la hausse des taux longs, compte tenu du ralentissement prévu des recettes fiscales et l'importance des engagements de l'Etat en matière d'investissement pour l'année 2010 », selon le même document. Du côté du Trésor, le taux de satisfaction global est resté autour de son niveau de l'année précédente (16%) reflétant, toutefois, une hausse importante des levées de 57% contre 21% au terme de l'année 2008, soit l'équivalent de près de 73 milliards de dirhams au lieu de 46,5 milliards de dirhams en 2008. Les taux de rémunération annuels moyens pondérés (TMPA), quant à eux, se sont inscrits en baisse de 33 points de base pour les titres de 52 semaines et de 20 points de base pour ceux de 26 semaines, s'établissant à 3,50% et 3,49% respectivement au lieu de 3,83% et 3,69% en 2008. Les bons à 13 semaines et à 5 ans ont également enregistré une baisse de 12 et 9 points de base respectivement, alors que les taux des bons à 2 ans sont restés quasiment inchangés. Dans ces conditions, le taux d'intérêt moyen pondéré (TMP) synthétisant l'ensemble des émissions de l'année s'est situé à 3,56%, en baisse de 19 points de base par rapport à 2008 suite notamment à la baisse de 26 points de base du TMP des maturités courtes et l'absence des émissions de longue durée. Le volume global des transactions sur le marché secondaire des bons du Trésor émis par adjudication a atteint 5711 milliards de dirhams, en baisse de 13,4% après 12,7% il y a un an. La diminution provient des opérations temporaires qui ont baissé de 14%, en lien notamment avec la baisse de 16 points de base des taux repos. En revanche, les transactions fermes ont connu une hausse notable en 2009 (+80%) permettant de regagner le niveau de 2006 (près de 123 milliards de dirhams contre 68 milliards en 2008), après des baisses consécutives enregistrées en 2007 et 2008. Cette performance s'explique par l'intégration dans ce genre d'opérations, et sur obligation de BAM, des autres transactions qui s'opéraient hors marché. Régulation La conjoncture internationale difficile n'a pas manqué d'affecter le solde du compte courant et le niveau des avoirs extérieurs consécutivement au recul des différents flux de capitaux étrangers (transferts des Marocains résidents à l'Etranger, investissements et prêts privés étrangers et recettes voyages). Dans un tel contexte, la situation de la liquidité bancaire s'est trouvée négativement impactée. De ce fait, les concours à l'économie ont marqué un ralentissement de leur rythme d'évolution en raison, entre autres, du ralentissement du rythme de progression des crédits immobiliers et des concours aux sociétés de financement. Par conséquent, l'accroissement de la masse monétaire s'est décéléré et le besoin en liquidité s'est élevée aux environs de 18 milliards de dirhams en moyenne en 2009. Pour injecter la liquidité nécessaire, BAM est intervenue à travers les avances à 7 jours sur appel d'offres pour un montant hebdomadaire moyen de 16 milliards de dirhams face à une demande hebdomadaire moyenne de 20,3 milliards de dirhams, soit un taux de satisfaction de 78,6% au lieu de 52,5% en 2008 pour un montant hebdomadaire servi de 11,2 milliards de dirhams. Les banques ont également sollicité les avances à 24 heures pour un montant total qui n'a pas dépassé 2,2 milliards de dirhams. Par ailleurs, pour contenir la tendance à la hausse des taux interbancaires, BAM a utilisé d'autres instruments de régulation, en l'occurrence les opérations de pensions livrées et la baisse continue du taux de la réserve obligatoire pour le ramener à 8% au lieu de 15% à fin 2008.
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