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Attractivité des BT
La demande sur le marché primaire a atteint 449 MMDH en 2009.
Les concours à l'économie en repli suite au ralentissement du rythme de croissance des crédits immobiliers
Evolution du marché monétaire et obligataire durant l'année 2009
Des indicateurs au vert
Ralentissement de la création monétaire
Financement de l'économie en 2009 Accentuation du resserrement des trésoreries bancaires et tendance baissière des taux interbancaires

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Impact de la crise
Lahcen Oudoud Le matin : 12 - 03 - 2010

L'impact de la crise financière et économique internationale a été relatif sur le marché monétaire et obligataire en 2009. Cette conjoncture a affecté le solde du compte courant et le niveau des avoirs extérieurs suite au repli des différents flux de capitaux étrangers.
Selon la dernière note de la Direction des Etudes et des Prévisions Financières sur l'évolution du marché monétaire et obligataire durant l'année 2009, la conjoncture internationale difficile n'a pas manqué d'affecter le solde du compte courant et le niveau des avoirs extérieurs suite au repli des différents flux de capitaux étrangers (transferts des Marocains résidant à l'Etranger, investissements et prêts privés étrangers et recettes voyages). Ce qui s'est traduit par un impact négatif sur la liquidité bancaire, puisque les concours à l'économie se sont inscrits dans une tendance moins haussière, avec le ralentissement du rythme de progression des crédits immobiliers et des concours aux sociétés de financement. La masse monétaire s'en trouve en décélération et le besoin en liquidités s'est accru pour atteindre environ 18 milliards de dirhams en moyenne en 2009.
Ce qui a nécessité l'intensification des interventions de Bank Al-Maghrib pour préserver l'équilibre du marché. En fait, la banque centrale est intervenue à travers une politique monétaire expansive pour injecter la liquidé nécessaire, ce qui a donné lieu notamment à des opérations des avances sur appel d'offres et des baisses consécutives du taux de la réserve obligatoire. Par conséquent, on a assisté à une baisse des volumes échangés et des taux d'intérêt sur le compartiment interbancaire.
S'agissant de l'inflation, mesurée par l'indice des prix à la consommation, elle s'est nettement repliée par rapport à l'année précédente, passant de 3,7% à 1%, avec notamment la baisse enregistrée au niveau des prix des produits énergétiques et des matières premières sur le marché international. Ce qui a amené Bank Al-Maghrib à baisser, en mars 2009, le taux directeur pour le ramener à 3,25%. Cette décision n'a pas manqué d'exercer une pression à la baisse sur les taux obligataires dès les premiers mois de l'année.
En ce qui concerne l'activité sur le marché de la dette privée, et malgré la baisse des volumes émis, elle est marquée par une dynamique, du fait du creusement du déficit de liquidité bancaire et du besoin important de financement des investisseurs.
Ainsi, la progression annuelle de l'encours des crédits est passée de 8,9% en 2008 et 13,4% en 2007 à seulement 6,3% au cours de l'année dernière, sous l'effet de l'évolution moins soutenue de la masse monétaire comparativement à l'année précédente.
La hausse des besoins en liquidité pour le système bancaire est mise en évidence par la baisse en 2009 de la moyenne de la position structurelle de liquidité des banques (PSLB), évaluée sur la base de la moyenne des encours des fins de semaine. En fait, elle accusé un repli de 48% (passant de 43,7 à 22,8 milliards de dirhams), après -2,3% en 2008.
On assiste également à une baisse des volumes échangés et des taux d'intérêt sur le compartiment interbancaire. En fait, le volume moyen des échanges au jour le jour sur le compartiment interbancaire est passé de 2,94 à 2,72 milliards de dirhams entre 2008 et 2009, en baisse de 7,8% après une hausse de 34,8% un an auparavant.
Ce qui s'est répercutée sur les taux monétaires qui se sont inscrits dans une tendance baissière. Ainsi, le taux moyen pondéré (TMP) quotidien s'est établi à 3,26% contre 3,37% un an auparavant.
Dans ces conditions, Bank Al Maghrib a intensifié ses interventions pour réguler le marché. En fait, pour injecter la liquidité nécessaire, BAM est intervenue à travers les avances à 7 jours sur appel d'offres pour un montant hebdomadaire moyen de 16 milliards de dirhams face à une demande hebdomadaire moyenne de 20,3 milliards de dirhams, soit un taux de satisfaction de 78,6% au lieu de 52,5% en 2008 pour un montant hebdomadaire servi de 11,2 milliards de dirhams.
En ce qui concerne le marché des bons du Trésor, on note une forte hausse des levées et tendance baissière des taux. Ainsi, après la forte progression de l'année 2008, la demande des bons du Trésor sur le marché primaire a poursuivi sa tendance haussière en 2009, passant de 317 à près de 449 milliards de dirhams.
Marché de la dette privée
Même si le volume des émissions a accusé une baisse de plus de 20% par rapport à l'année 2008, le marché de la dette privée demeure une source de financement potentielle pour les investisseurs, selon la DEPF. En effet, explique-t-on, le creusement du déficit de liquidité bancaire en 2009 a stimulé le développement de ce compartiment, dont les émissions ont atteint à peu près 42 milliards de dirhams. L'importance des transactions s'explique par le fait qu'elle représente une alternative pour les banques afin de combler leur besoin en liquidité.
« Ce dynamisme a été favorisé par la présence d'investisseurs potentiels qui sont à la recherche de réelles opportunités de placement dans un contexte de baisse de rendement sur le marché boursier », relève-t-on. La structure des émissions est largement dominée par les émissions des certificats de dépôt (CD) qui ont accaparé, à elles seules, presque 47% des émissions totales, suivies des émissions obligataires et des bons de sociétés de financement (BSF) qui ont canalisé respectivement 31% et 14% du total des émissions privées.


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