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Lancement de la 3e tranche
La 3e tranche de partenariat public-privé autour des terres agricoles du domaine de l'Etat est lancée au début de cette semaine. Les candidats ont jusqu'au 25 juin pour remettre leurs offres. Cette tranche portera sur 21.000 ha répartis en trois catégories de projets. La tant attendue 3e tranche de partenariat public-privé autour des terres agricoles du domaine de l'Etat est enfin lancée. En effet, l'Agence pour le développement agricole (ADA) a annoncé qu'elle lance à partir de cette semaine cette opération qui contribuera à la mobilisation du foncier agricole pour la mise en uvre des projets du Plan Maroc Vert, portant la nouvelle stratégie agricole nationale. Cette tranche portera sur pas moins de 21.000 ha répartis en trois catégories de projets, 57 grands projets (superficie dépassant 100 ha), 136 moyens projets (superficie entre 20 ha et 100 ha) et 83 petits projets (superficie inférieure à 20 ha), explique un communiqué de l'Agence. Ces projets se répartissent sur 12 régions, avec en tête Meknès-Tafilalet, suivie du Gharb-Chrarda-Bni Hssen en termes de nombre de projets et des superficies concernées. Pour ce faire, l'agence procèdera à la sélection des investisseurs selon deux modes. Il s'agit d'un appel à manifestation d'intérêt pour les grands projets et des appels d'offres pour les petits et moyens projets. On devra donc adopter pour cette troisième expérience les mêmes procédures appliquées à la deuxième tranche. En fait, une partie des terres destinée aux grands projets d'investissement dépassant généralement les 100 millions de DH a fait l'objet d'un appel à manifestation d'intérêt passant par une étape de présélection des dossiers avant l'approbation finale. L'autre partie concernant les petits et moyens projets a été soumise à la simple procédure de l'appel d'offres. En ce qui concerne la valeur locative, elle sera évaluée en fonction de la moyenne régionale avec en plus d'un rabais accordé de 20%. Pour Ahmed Hajjaji, directeur de l'Agence pour le développement agricole, la valeur de la location n'est pas un critère de choix que l'on peut faire valoir face à l'investissement et l'impact économique en matière de création d'emplois et de promotion agricole des régions concernées (voir www.lematin.ma). En tout cas, cette opération s'adresse, selon l'Agence, à toutes les personnes physiques ou morales, marocaines ou étrangères, présentant des références satisfaisantes dans leur secteur d'activité et disposant d'une expérience dans la production et/ou la transformation et/ou la distribution des produits agricoles. L'agence précise que cette expérience peut être soit acquise par le candidat lui-même ou jugée à travers les compétences techniques et managériales qu'il compte engager pour la gestion du projet. Ces candidats doivent déposer leurs offres au plus tard le 25 juin prochain. Par ailleurs, avec le lancement de cette troisième tranche, le débat revient sur la nécessité de diversifier les investissements prévus et de les élargir à l'ensemble des agriculteurs. D'aucuns appellent même à faire des plus petits agriculteurs un axe central du Plan. Face à ces revendications, les meneurs de cette opération se veulent rassurants. En fait, selon Ahmed Hajjaji, un nouveau critère sera désormais appliqué. Il s'agit de donner la possibilité à certains grands acquéreurs de jouer le rôle d'agrégateurs et faire participer les petits agriculteurs, qu'ils soient organisés ou non dans des coopératives. Objectifs : éviter les erreurs du passé, puisque les deux premières tranches n'ont profité qu'aux grands acquéreurs dont certains, de surcroît, ont fait fi des exigences du cahier des charges encadrant ces opérations, allant même jusqu'à sous-louer les terres dont ils ont bénéficié. Quoiqu'il en soit, les deux précédentes tranches ont concerné 80.000 ha de terres agricoles, avec 296 projets pour une enveloppe de 12,3 milliards de DH générant 3.500 postes d'emploi. Pour les trois tranches, elles assureront à l'Etat des ressources de l'ordre de 200 millions de DH par an à raison d'une moyenne de 2.000 DH par hectare et par an. En outre, depuis le début des années 1990, l'Etat aurait alloué 450 millions de DH à la Sodea-Sogeta. ---------------------------------------- L'agrégation pour organiser le secteur Le Plan Maroc Vert a été bâti sur le principe de l'agrégation comme outil de développement du secteur agricole, sa mise en uvre réside dans la création d'un partenariat gagnant-gagnant entre l'amont productif et l'aval commercial et/ou industriel. L'agrégation constitue une solution pour contourner à la problématique de l'exiguïté des exploitations agricoles et pour faire face au manque d'organisation dans le secteur agricole. En effet, les petits agriculteurs qui constituent la majorité des exploitations agricoles au Maroc (70% ont moins de 5 ha) ont de faibles capacités techniques et managériales et ne possèdent pas les moyens financiers pour moderniser leur système de production. De leur côté, les agroindustriels qui ne s'impliquent que très rarement dans l'amont agricole, souffrent d'un approvisionnement irrégulier sur les plans quantitatif et qualitatif. Pour contourner ce problème, l'agrégation repose sur le fait d'intégrer un certain nombre d'agriculteurs (agrégés) autour d'un acteur (agrégateur) disposant d'une forte capacité managériale, financière et technique lui permettant d'optimiser le processus de production.
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