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La France ferme face au terrorisme
MAP
Le matin : 26 - 07 - 2010
La France est plus que jamais déterminée à lutter contre le terrorisme et à soutenir les pays «ayant le courage» de combattre ce fléau, a souligné lundi le Président français Nicolas Sarkozy, après avoir confirmé l'exécution de l'otage français Michel Germaneau au Sahel. «Loin d'affaiblir notre détermination, cette mort doit la renforcer», a-t-il souligné dans une intervention télévisée à l'issue d'un «conseil restreint de défense et sécurité», convoqué suite à la revendication dimanche de l'exécution de l'otage français par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Evoquant la participation française dans le raid anti-terroriste mené jeudi dernier au Mali, qui aurait fait sept morts parmi les membres d'un groupe lié à l'Aqmi, M. Sarkozy a indiqué que cette action s'inscrit «dans le cadre de la coopération que la France apporte aux pays du Sahel menacés par Al-Qaïda». «Nous avons accepté que les forces françaises prêtent un soutien à la Mauritanie qui, informée d'une attaque imminente sur son sol d'un groupe terroriste, avait décidé de mener contre lui une action préventive», a-t-il dit, précisant que «le camp de base du groupe, qui a été détruit, était susceptible d'être le lieu de détention de Michel Germaneau». «Convaincus que nous étions, que celui-ci était condamné à une mort certaine, nous avions le devoir de mener cette tentative pour l'arracher à ses geô liers. Malheureusement, Michel Germaneau ne s'y trouvait pas», a ajouté le président français qui a dénoncé en cette exécution un «acte barbare, odieux», tout en assurant que ce crime «ne restera pas impuni». Il a aussi conseillé à tous les ressortissants français de renoncer à tout déplacement dans la zone du Sahel. M. Sarkozy a demandé au Premier ministre, François Fillon, de recevoir, lundi, les présidents des Commissions des affaires Etrangères de l'Assemblée nationale et du Sénat. De même, il a chargé le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, de «se rendre dès ce soir à Bamako, à Niamey, à Nouakchott afin d'examiner avec les autorités locales et nos ambassadeurs les mesures de sécurité à prendre pour nos ressortissants». Michel Germaneau, 78 ans, a été enlevé le 19 avril dans le nord du Niger où il participait à une mission humanitaire. Aqmi, qui détenait le Français dans le désert malien, avait menacé de l'exécuter à compter de lundi si des militants de cette organisation prisonniers dans la région n'étaient pas libérés.
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