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Problématique et infractions
La cybercriminalité est présente dans notre société à cause de l'Internet et des nouveaux supports informatiques. Il est donc important de mieux connaître ses manifestations pour être plus prudent. Pour sa dernière intervention au troisième congrès de la cybercriminalité, Mohamed chawki, président de l'Association internationale de lutte contre la cybercriminalité (AILCC), a choisi le thème de « L'arsenal juridique français ». Lors de cette intervention, Chawki a mis en lumière la problématique de la cybercriminalité au monde. « A ce propos, il est important de rappeler quatre points importants. Tout d'abord l'absence de responsabilité pénale pour les personnes morales et non pour les personnes physiques. Ensuite, l'inadaptation de règles de procédure pénale à la recherche de la preuve et à la saisie informatique et télématique. Aussi, pour une enquête efficace, il y a le risque d'atteindre les droits fondamentaux dans la recherche. Et enfin, l'émergence de nouvelles formes de délinquance informatiques qui utilisent l'informatique comme moyen pour commettre des délits classiques ou comme but de la criminalité en s'attaquant aux systèmes d'informations », souligne-t-il. Les infractions de la cybercriminalité peuvent atteindre aussi bien les biens que les personnes elles-mêmes. Cela peut se manifester par des fraudes à la carte bleue sur Internet sans le consentement de son titulaire, par des ventes par petites annonces ou aux enchères d'objets volés ou contrefaits ou bien l'encaissement d'un paiement sans livraison de la marchandise ou autres escroqueries en tout genre ou piratage d'ordinateur ou la diffusion d'images pédophiles, de méthodes pour se suicider ou atteinte à la vie privée
L'année 2009 a été marquée par quatre infractions principales commises via les réseaux informatiques, notamment, sur le réseau Internet. A noter, la fraude 419, le phishing, le vol d'identité et l'informatique en nuages. Tout d'abord, la fraude 419. C'est une escroquerie qui abuse de la crédulité des victimes en leur envoyant des courriels (spam), pour leur soutirer de l'argent. «La dénomination 4-1-9 vient du numéro de l'article du code nigérien sanctionnant ce type de fraude. D'autant plus qu'il s'agit d'une variante qui provient d'une personne ou d'une entreprise prétendant offrir un emploi au Nigéria. Or, en réalité cette offre d'emploi n'existe pas et les victimes sont tenues de payer de l'argent pour les permis de travail ou le voyage. Il est estimé que 70 % des courriers envoyés depuis le Nigéria aux Etats-Unis sont des fraudes 419», indique Chawki. A cause de cette fraude, les entreprises ont perdu 130 millions de dollars en France, 70 millions de dollars en Belgique, 102 millions de dollars en Suisse, 520 millions de dollars en Grande-Bretagne et 720 millions de dollars aux USA pour un total de plus de 3 milliards de dollars dans le monde. La deuxième infraction est le phishing. Ce dernier fait référence à un acte par lequel des criminels en Afrique utilisent des messages préenregistrés ou des courriels afin de voler les codes des cartes bancaires, usurper l'identité ou encore d'essayer de vendre de faux produits. Chawki définit le phishing par «le petit clic qui devient une grande claque». La troisième infraction est le vol d'identité. Cette dernière commence toujours par la collecte de renseignements personnels sur l'individu visé. «Ces renseignements personnels peuvent être le nom, la date de naissance, le numéro d'assurance sociale, le numéro de carte de crédit, le mot de passe de carte de crédit ou toute autre information permettant d'identifier la personne», affirme Mohamed Chawki. Enfin, la dernière infraction est l'informatique en nuages qui est l'ensemble de techniques matérielles et/ou logicielles qui permettent de faire fonctionner sur une seule machine plusieurs systèmes d'exploitation et/ou plusieurs applications, séparément les uns des autres comme s'ils fonctionnaient sur des machines physiques distinctes.
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