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Six nouveaux Conseillers sous la coupole
Le RNI gagne deux sièges dans la deuxième Chambre Les urnes ont souri au Rassemblement 110nal des indépendants (RNI) lors des élections partielles organisées, jeudi, dans cinq régions pour pourvoir à six sièges vacants à la deuxième Chambre. Ce scrutin partiel 111vient suite à l'invalidation de l'élection d'un bon nombre de conseillers après le scandale du 8 septembre 2006. Ainsi, le RNI, Abdelouahed Chaer, a réussi à arracher le siège vacant au titre du collège des collectivités locales dans la région de Tanger-Tétouan. A. Chaer, candidat malheureux lors du scrutin législatif du 7 septembre 2007, succède au PI, Mohamed Saoud, dont l'élection a été invalidée. Ahmed Kalloubi, autre RNI, a réussi le même pari au titre du collège des Chambres d'agriculture à Taza-Al Hoceïma-Taounate en succédant au MP, Mohamed Kouskouss. Ahmed Kalloubi cumulera ce nouveau mandat avec celui de président du conseil municipal de Taounate. A Meknès-Tafilalet, l'USFP a pu augmenter le nombre de ses conseillers avec l'élection de Mohamed Addab Zghari (Chambres d'artisanat). Ce dernier prendra le siège laissé vacant à la deuxième Chambre après l'annulation de l'élection de l'Istiqlalien Mohamed Gueddari. Pour les trois autres sièges déclarés vacants au titre des élections partielles de jeudi dernier, ils ont été remportés par des " revenants ". Il s'agit tout d'abord de Adil El Maâti, l'ex-vice-président UC de la Chambre des conseillers qui a été élu dans la région de Tadla-Azilal pour le compte du collège électoral des collectivités locales en remportant 384 voix. Le deuxième siège est revenu, lui, au PI, Abdellah Mekkaoui, qui succède ainsi à lui-même. Ce dernier, sur un total de cinq candidats, a pu s'adjuger la deuxième place avec 360 voix. Dans cette région, le Conseil constitutionnel avait invalidé l'élection, outre celle de Abdellah Mekkaoui, de Abdelaziz Chraïbi, déclaré élu le 8 septembre 2006 sous les couleurs harakies. La région de Marrakech-Tensift-El Haouz voit également l'élection d'un autre " revenant ". Mohamed Benmessaoud, élu le 8 septembre 2006 sous les couleurs 116ialistes, a pu cette fois franchir le cap sous la bannière du MP pour le seul siège en jeu pour le collège des collectivités locales. Il a pu surclasser, et de loin, plusieurs autres candidats dont le PED (Parti de l'environnement et du développement), Abdelkrim Chabi, et le PRE (Parti du renouveau et de l'équité), El Habib Boualala. Mohamed Benmessaoud, poursuivi par la justice pour fraude électorale, avait été innocenté par la Cour suprême. Le ministère de la Justice avait décidé des poursuites contre une bonne vingtaine de conseillers déclarés élus après le scrutin partiel du 8 septembre 2006 pour le renouvellement du tiers des membres de la Chambre des conseillers. Ces poursuites ont donné lieu, dans la majorité des cas, à des condam110ns à des peines de prison pour fraude électorale assorties d'amendes et d'une déclaration d'inéligibilité pour au moins un mandat. Suite à multiples décisions du Conseil constitutionnel, l'élection de plusieurs conseillers a été invalidée et c'était au tour du ministère de l'Intérieur d'ordonner l'organisation de nouvelles élections partielles pour pourvoir aux sièges vacants. Les dernières en date avaient été organisées le 27 septembre dernier dans quatre régions du Royaume pour pourvoir à la vacance de sept sièges. Ces élections avaient été remportées par le MP Bouchaïb Ammar, le MDS Abderrahim Koubani, le PI Ahmed Hansali , le RNI Lahcen Laâouani, le MP Mohamed Elhams, l'UC El Ghazi Leghrarba et le PPS Mohamed Kandoussi. ----------------------------------------- Le cas Mekkaoui Abdellah Mekkaoui devra attendre encore avant de savourer sa récente victoire à Tadla-Azilal. Le conseiller MP, poursuivi dans le cadre des procès du 8 septembre 2006, a été condamné par la justice et son élection a été invalidée. Ayant fait appel, il n'a pas attendu la décision finale pour se présenter de nouveau aux dernières élections et remporter un siège. Abdellah Mekkaoui comparaîtra devant la Cour d'appel de Béni Mellal lundi prochain. En cas de confirmation de sa condam110n, en première instance, il risque une nouvelle invalidation de sa récente élection. Un véritable imbroglio.
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