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Retraités de l'ex-RATC : Ouverture du dialogue sur les pensions
Abderrahman Ichi L'Union syndicale des retraités du Maroc affiliée à l'UMT a suspendu jusqu'à nouvel ordre le sit-in prévu hier devant la wilaya du Grand Casablanca. Selon Haj Kiffane, membre du bureau de l'Union syndicale des retraités, la suspension du sit-in de contestation a eu lieu après que les autorités locales ont accepté l'ouverture de dialoguer avec les représentants des retraités le 22 septembre prochain. Version qu'une source à la Commune s'est appliquée de confirmer. Malgré cette décision, plusieurs veuves ont défié leur syndicat en observant le mouvement de grève. Elles dénoncent ce qu'elles appellent "une manipulation des pouvoirs publics" pour camoufler l'affaire lors de la visite Royale à Casablanca. Tandis que le syndicat tente de calmer la situation, les veuves ont réussi à maintenir le mouvement. Il faut dire que le problème perdure depuis plusieurs mois fragilisant de plus en plus la situation sociale des veuves. "Cela fait trois ans que je n'est pas reçu de pensions de la CNSS, alors que mon défunt mari qui avait travaillé 30 ans à la Régie autonome de transport à Casablanca a cotisé toute sa vie à cette caisse", raconte Najiba Ahmed, mère de trois enfants. De son côté, Mina Makssoudi, 42 ans, mère de deux enfants dont un est handicapé, affirme qu'elle n'a pas reçu de pensions depuis la mort de son mari en janvier 2003. Elle vit toujours chez sa belle mère avec une pension de la CIMR de 1500 DH tous les trois mois. Les veuves s'indignent également contre la mesure prise pas M'Dina Bus. Cette dernière menace de leur supprimer les cartes de transports gratuites dont elles bénéficient. D'après Mohamed Argane, vice-président de l'Union syndicale des retraités, les employés de l'ex-RATC ont cotisé au régime de retraite complémentaire sous forme d'assurance volontaire auprès de la CNSS. Selon la même source, l'ex-RATC a versé normalement ses cotisations à ce régime de 1989 à 1993. Mais de 1994 à 1999, la régie, tout en continuant à opérer des prélèvements sur le salaire de ses employés, n'a rien versé à la CNSS : ni cotisations salariales, ni patronales. Malgré la signature d'un accord en janvier 2005 entre la Primature, le ministère de l'Intérieur, le ministère des Finances et la ville de Casablanca pour régler cette affaire, le problème persiste toujours. Pour que le problème soit résolu, il faudrait que la CNSS encaisse toutes ses créances, y compris les pénalités de retard, et que, d'autre part, elle ait la possibilité de convertir les cotisations en question vers son régime de base.
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