Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.
L'heure est à la vigilance
Le plus judicieux serait de patienter pour ne pas tomber dans l'erreur de vendre dans la foulée Le marché en correction, le Masi aligne 3 séances de baisses consécutives et perd 9,72 %. Il n'en faut pas plus pour que la panique prenne la relève. Des inquiétudes s'éveillent quant à la pérennité de la chute. Presque toutes les valeurs ont perdu du chemin parcouru, même celles qui ont pris quelques points ne peuvent rassurer les investisseurs. La hausse n'étant que le fait d'opérations spéculatives. Dans cette mouvance, les professionnels du marché se montrent rassurants. «Ce même scénarii s'est produit l'année dernière à la même période. Il suffit de suivre l'évolution de l'indice du 10/05/06 au 29/05/06 pour s'en apercevoir. Il s'est dessaisi de 16,55%. Pourtant rien n'a empêché le marché de reprendre son allure pour clôturer l'année sur une belle performance», tempère un financier. L'heure est donc à l'attentisme. Les premières séances de cotation de cette semaine sont décisives pour pouvoir se prononcer sur l'importance de la correction. Le plus judicieux serait de patienter pour ne pas tomber dans l'erreur de vendre dans la foulée sans pouvoir savourer le gain d'un placement fructueux. Car, il ne faut pas oublier que les actions, bien qu'elles présentent un défaut majeur, rédhibitoire pour de nombreux épargnants : leur cours varie sans cesse, elles constituent le placement le plus performant, mais à long terme. Les investisseurs à tempéraments stressés n'ont qu'à opter pour un autre produit de placement dont le rendement est certain. Autre point capital, selon la règle générale des marchés, aux phases de hausse succèdent des phases de baisse, difficilement prévisibles, voire imprévisibles et souvent violentes. Une règle à laquelle ne déroge pas le marché boursier marocain qui a trop pris depuis le début de l'année 2007. La performance du Masi ayant dépassé les 30% dans moins de 5 mois. Si dans un premier temps, ce sont les small capitalisations qui ont tiré le marché vers le haut, dans un deuxième temps, les grosses capitalisations, telles les valeurs bancaires et Ittisalat Al Maghrib (IAM), qui sont derrière la tendance haussière du marché animé essentiellement par une fièvre spéculative qui devait s'essouffler un jour ou l'autre. Pour les analystes, la correction, longtemps attendue, est normale pour que le marché prenne son souffle. Il s'apprête à recevoir de nouvelles recrues qui ne manqueraient pas de lui redonner du tonus. C'était, d'ailleurs, le cas l'année dernière avec l'inscription d'Addoha à la cote. Cette année encore, tous les investisseurs, les plus avisés d'entre eux, guettent notamment l'introduction en Bourse d'un autre promoteur immobilier, Chaabi Lil Iskane. Une grosse opération à laquelle se préparent les gestionnaires de portefeuille très friands aux valeurs à rendements plus importants. D'où les prises de bénéfices massives qui ne sont pas sans orienter le marché vers la baisse. A ce titre, les petits épargnants doivent rester vigilants et ne pas céder à l'émoi. La panique des uns ne peut que faire le bonheur des autres. REPÈRES Tendances Dans ce mouvement de baisse du marché, figure des actions qui ne se corrigent pas suite à des volumes de vente importants, mais suivent le mouvement général du marché. Tandis que d'autres subissent des corrections brutales. Certains analystes s'attendent à une reprise durant cette semaine, tandis que d'autres prévoient une correction de l'indice jusqu'à 11.000 points dans les 15 jours prochains. ________________________ Le nécessaire arbitrage En pleine distribution des dividendes au titre de 2006, où les investisseurs ont commencé à récolter leurs rémunérations, l'indice a entamé sa baisse. Dans ce mouvement, nombreux sont les épargnants qui sont en train d'imaginer leurs plus-values attendues s'évaporer. Un scénario qui ne manquerait pas de se produire, s'ils se précipitent et cèdent, par mimétisme, leurs actions, enfonçant ainsi l'indice dans le creux de la vague. Certains même peuvent faire des arbitrages entre les deux types de revenus, le dividende et la plus-value. Si l'envolée de l'indice fait souvent oublier l'attrait des valeurs de rendement, il n'en demeure pas moins que la distribution d'un bon dividende protège des accès de faiblesse du marché. Dans un scénario de repli, ces valeurs disposent effectivement d'un véritable parachute à la baisse. Sur la place de Casablanca, la majorité des sociétés marocaines ont décidé d'augmenter leurs coupons au titre de 2006, mais à un rythme moins élevé. Ainsi, la plupart ont adopté une distribution croissante mais prudente.
Cliquez
ici
pour lire l'article depuis sa source.
|
|
|
|