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Les MRE faiblement intégrés dans les pays d'accueil
Le niveau de formation ne correspond pas à la formation L'intégration des Marocains résidant à l'étranger dans les pays d'accueil s'avère très faible. C'est le constat principal d'une enquête effectuée par le Haut commissariat au Plan auprès d'un échantillon de 2.832 chefs de ménage d'émigrés marocains, en vue de mieux connaître leurs conditions d'insertion dans les pays de résidence. Cette situation s'explique par bon nombre de données. La plus importante est relative à l'emploi occupé qui ne correspond pas du tout à la formation de 42,4 % des MRE. On note également un exercice des métiers faiblement qualifiés. 71% des MRE actifs sont concentrés dans des professions à faible qualification. Seuls 7,5% exercent des professions libérales ou sont des cadres supérieurs. On peut appréhender aussi cette faible intégration par le mariage mixte qui ne représente que 8,5 %. En outre, 11 % seulement ne vivent pas avec leur conjoint dans les pays d'accueil. L'acquisition de la nationalité demeure également faible. 1/3 seulement des enquêtés a acquis la nationalité du pays d'accueil. La participation à la vie politique est une autre donnée qui appuie le constat de l'enquête et montre que la population des MRE est faiblement intégrée dans l'environnement où elle vit. En effet, parmi les chefs de ménage enquêtés ayant le droit, 30 % déclarent qu'ils se sont inscrits sur les listes électorales. En raison de leur insatisfaction des conditions de vie dans les pays hôtes, 14,7 % expriment la volonté de revenir dans le pays d'origine. Les intentions de la migration de retour sont, selon l'enquête, plus prononcées parmi ceux ayant atteint l'âge de la fin des études supérieures, soit 65,7 % et aussi parmi ceux qui sont au début de la retraite ( 70 %). Le Haut commissaire au Plan, Ahmed Lahlimi, explique qu'il existe un fort attachement des MRE à leur pays avec cependant des rapports qui se distendent dans la catégorie des nouvelles générations. Ce sont en effet les MRE chefs de ménage, ayant suivi leurs études à l'étranger, qui sont relativement moins intéressés (44%) par la migration de retour, en comparaison avec ceux qui ont été scolarisés au Maroc. La propension à investir au Maroc est plus élevée parmi les anciens que parmi les nouveaux immigrés : 91 % pour ceux qui ont émigré avant 1960 et 13 % pour ceux qui ont émigré au cours des années 2000. Les résultats de l'enquête sont d'une plus haute importance, car ils constitueront la base pour l'analyse de profil sociodémographique de cette catégorie de population, de sa mobilité géographique et de son insertion socio-économique et socioculturelle dans les pays d'accueil.
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