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Relever le défi de la compétitivité des économies nord-africaines
La directrice du bureau pour l'Afrique du Nord de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), Mme Karima Bounemra Ben Soltane a souligné que "nous devons passer à la vitesse supérieure pour relever le défi de la compétitivité des économies nord-africaines, afin de devenir un acteur dans la globalisation et la modernisation au même titre que les autres pays émergents dans le monde". De même, il est important que les entrepreneurs s'engagent résolument dans le processus de mise à niveau et d'amélioration de la compétitivité des économies de la région de l'Afrique du Nord en consacrant le temps et les ressources nécessaires à la formation des ressources humaines, au management et à la Fédération de leurs ressources à travers les associations professionnelles, a-t-elle indiqué dans une déclaration à la MAP, en marge de la réunion préparatoire de la 41e Conférence des ministres africains des Finances, de la planification et du développement économique. Revenant sur les résultats de la conférence sous-régionale de la CEA, qui a eu lieu du 10 au 13 mars à Rabat, Mme Bounemra a rappelé que cette rencontre a été consacrée à la promotion des Petites et Moyennes entreprises (PME), qui constituent plus de 90% du tissu économique des pays d'Afrique du Nord et partant représentent un potentiel "très important qu'il faut supporter et lui préparer un environnement favorable pour une plus grande compétitivité". "Nous pensons que les rôles sont partagés : les gouvernements sont là pour mettre en place les cadres facilitateurs et le secteur privé doit être agressif et innovant dans la recherche de nouveaux marchés et de nouvelles niches de production. En somme, toutes les parties prenantes doivent encourager les partenariats entre PME et tous les autres acteurs afin de mettre à niveau l'appareil productif des pays de la région, le rendre plus compétitif et encourager plus la recherche et l'innovation au niveau national et à travers des concertations régionales", a-t-elle dit. Elle a, à cet égard, relevé que les efforts du bureau de la CEA pour l'Afrique du Nord, dont le siège est basé à Rabat, se concentrent sur la promotion de nombreux domaines, notant qu'outre les secteurs traditionnels tels le tourisme, l'artisanat, le textile, la pêche et son industrie et l'agriculture, "d'autres domaines focalisent notre attention particulière notamment les NTIC ou comme c'est le cas au Maroc la nanotechnologie et les biotechnologies, qui sont, de nos jours, d'un intérêt capital". Mme Bounemra a souligné que les débats lors de la conférence de Rabat ont porté sur deux grandes thématiques, à savoir "Quels sont les pré requis pour que les PME deviennent des auteurs du développement durable " et "Les changements climatiques en tant qu'opportunités pour que les PME puissent tirer profit des dernières réglementations en matière de respect des normes climatiques". Les conclusions de ce Forum ont été soumises au Comité intergouvernemental d'experts qui en a fait ses propres recommandations, a-t-elle fait savoir, ajoutant que les résultats de la réunion seront communiqués à la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique prévue du 31 mars au 2 avril à Addis-Abeba. Evoquant la conférence des ministres africains des Finances, Mme Bounemra a indiqué que cette réunion, qui coïncide avec le cinquantenaire de la création de la CEA, serait "une occasion pour dresser un bilan de 50 ans de cette institution au service du développement du continent africain à partir de réflexions, commentaires et recommandations des Etats membres aussi bien au niveau des experts qu'à celui par la suite des ministres". Pour Mme Bounemra, le grand défi à relever par les pays africains est comment faire pour que les bonnes performances économiques de l'Afrique puissent être transformées en performances sociales. "Sur le plan social nous avons encore des efforts à faire", a-t-elle noté. Initiée sous le thème "Relever les nouveaux défis de l'Afrique au 21e siècle", cette conférence, la 41-éme du genre, débattra de plusieurs questions ayant trait à la croissance et l'emploi, aux changements climatiques, à la lutte contre le VIH/Sida, la hausse du prix des produits pétroliers, la dette extérieure et au financement du développement. Les ministres africains auront à examiner le projet de cadre stratégique pour la période 2010-2011 sur le développement économique et social en Afrique, l'aide pour le commerce, l'évaluation des progrès accomplis en matière d'intégration régionale en Afrique et le renforcement des capacités statistiques en Afrique. Cette réunion ministérielle marquera le démarrage des activités programmées tout au long de l'année pour la commémoration du 50e anniversaire de la Commission économique pour l'Afrique. Plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement, ainsi que d'éminentes personnalités sont attendus à cette conférence.
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