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Un trésor de secrets universels et humains
MAP Le matin : 16 - 04 - 2008

L'écrivain mexicain Alberto Ruy Sanchez a exprimé son admiration pour le Maroc et sa culture, affirmant que la ville d'Essaouira, dont s'est inspiré son roman "Les jardins secrets de Mogador", "constitue un trésor intarissable de secrets universels et humains".
"Pour moi, le Maroc est un autre Mexique", a souligné M. Sanchez dans un entretien publié mardi par le journal égyptien "AL-Ahram", en insistant sur les nombreuses similitudes qui existent entre le Maroc et le Mexique au niveau des arts et des détails de la vie quotidienne.
Interpellé sur le secret de cet amour qu'il voue au désert et chaque fois rappelé dans la majorité de ses romans, l'écrivain mexicain a fait savoir qu'"il a vécu toute la période de son enfance dans le désert".
"J'ai grandi et oublié les détails de ma prime enfance jusqu'à ce que mon épouse et moi décidâmes de visiter le grand désert au Maroc, et là je me suis rappelé de mon enfance (à) Nous avons été très ému au point que nous nous avons sentis l'effet d'une action magique", a dit M. Sanchez qui a visité récemment l'Egypte à l'invitation de l'Union des écrivains égyptiens.
En parlant de son roman "Les jardins secrets de Mogador", paru en 2001 et dont les événements tournent autour d'Essaouira, Sanchez a dit : "Mogador est une ville marocaine qui donne sur la mer d'un côté et sur le désert de l'autre, et chaque endroit recèle un secret, une histoire et des contes. Essaouira apparaît alors comme un trésor intarissable de secrets universels et humains".
Et l'écrivain d'expliquer que son roman rassemble plusieurs arts et genres littéraires qui s'enchevêtrent pour exprimer une nouvelle relation autre que celle connue entre Chahrayare et Chahrazad dans les contes "Les mille et une nuits".
"Les jardins secrets de Mogador" auquel a été décerné le prix espagnol "Calamo", est comblé de termes arabes écrits avec des signes gravés, a indiqué Sanchez, précisant que l'écrivain égyptien Hamid Abou Ahmed avait annoncé qu'il va traduire le roman en langue arabe.
"Je me considère comme un écrivain qui reste fasciné par la culture arabe et le poète marocain Abdelatif Laâbi figure parmi les écrivains et poètes arabes que j'ai lu (...), à l'instar d'El Ghazali, Ibn Arabi, les poètes syrien Adonis, palestinien Mahmoud Darwich et le romancier égyptien disparu Naguib Mahfouz", a-t-il dit.
Sanchez, qui se situe dans la lignée des écrivains argentin Octavio Paz et brésilien Paolo Coelho, s'est vu attribuer la meilleure distinction littéraire au Mexique, le prix "Xavier Villaurrutia", pour son roman "Les Visages de l'air" devenu un des classiques et édité chaque année.
Sanchez n'a pas écrit seulement des romans mais a publié des essais, des études et des poèmes. Ses travaux au nombre de 15 livres ont été traduits dans 15 langues et il a reçu plusieurs prix internationaux, dont le plus important fut attribué par le gouvernement français : l'écrivain mexicain avait reçu la distinction d'Officier de l'Ordre des Arts et des Lettres.
Figure parmi ses romans, notamment "En los Labios del agua" (Les Lèvres de l'eau), "Nueve veces el asombro" (Neuf fois neuf choses que l'on dit de Mogador), et ses récits : "Los Demonios de la lengua" (Les Démons de la langue), "De Cómo llegó a Mogador la melancolía" (Comment la mélancolie est arrivée à Mogador).


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