58% des ménages estiment que leurs revenus couvrent leurs dépenses    Un individu arrêté en Espagne pour apologie du terrorisme    Karim Idrissi Kaitouni, directeur général exécutif en charge du Marché de l'Entreprise de Attijariwafa bank : « Le groupe a alloué 7 milliards de DH aux TPE en 2017 »    MRE et investissement : La CGEM se dote d'une 13e région    Casablanca : Saisie de 14.000 paires d'espadrilles contrefaites en provenance de Chine    Le CNDH et les Archives du Maroc ouvrent les portes aux chercheurs    Deux journalistes espagnols expulsés du Maroc    La vengeance de Benkirane    Sarraj et Hafter s'engagent dans un cessez-le-feu    Casablanca accueille un groupe d'enfants palestiniens en colonies de vacances    Argentine : Pour Sampaoli, Messi est le seul titulaire indiscutable avec la sélection    Jeunesse et action associative : Le projet de loi d'un Conseil consultatif adopté    Fnideq : Arrestation de deux individus pour trafic de psychotropes    Abdelkrim Benatiq : «La 13ème région est l'articulation entre migration et développement»    Mercato. Raja: Garrido éloigne El Ouadi de l'AS FAR    Crise du Raja: le comité démissionnaire du club revient sur sa décision    Gouvernement: la stratégie d'El Othmani pour les personnes en situation de handicap    Centrafrique : 2 nouveaux Casques bleus marocains tués près de Bangassou    Port de Casablanca : Le préavis d'arrivée des conteneurs obligatoire dès août    PLF 2018 : Boussaïd présente le cadre général    Personnes à mobilité réduite : Enfin des solutions adaptées ?    Kénitra: arrestation de trois dangereux récidivistes    Mohammedia: démantèlement d'un réseau international de trafic de devises    Météo: temps stable et ensoleillé ce mercredi    Transfert: "Accord de principe" pour Mbappé au Real Madrid    FKIH BEN SALAH: Pour le développement provincial    Faouzi Bensaidi en compétition officielle à Venise !    Stars les mieux payées : Lionel Messi (80 M$)    Piqué fait rebondir le feuilleton du transfert de Neymar    Cristiano Ronaldo reste au Real Madrid    Ces fugitifs étrangers qui prennent le Maroc pour un Eldorado, sauf que toute bonne chose a une fin    Israël retire les détecteurs de métaux de l'esplanade des Mosquées    Riyad et ses alliés allongent leur liste noire des entités "terroristes"    Journée d'étude à Rabat sur la lutte contre la traite des êtres humains    Voilà pourquoi la clim est toujours à fond dans les avions    L'économie mondiale retrouve sa dynamique    Divers    Les névroses pas toujours mauvaises pour la santé    Hausse du nombre de touristes polonais visitant le Maroc    Omar Sy sera Le Flic de Belleville    Un nouvel album des Rolling Stones pour "très bientôt"    Linkin Park dit ne jamais pouvoir remplacer son chanteur    Le 11ème festival «Come to my home» du 23 au 30 juillet    11ème Festival international du raï: Une manifestation qui fait la part belle à différents genres musicaux    Immersion dans les qassaid d'un «novateur» en malhoun    Jeux de la Francophonie : Excellente moisson pour les athlètes marocains    Diapo. L'arrivée du roi Salmane d'Arabie saoudite à Tanger en images    5ème édition du Festival d'Al Haouz    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Commercialisation : Comment valoriser les produits du terroir
Publié dans Les ECO le 18 - 04 - 2017

S'ouvrir sur les marchés, national et international, est le plus grand défi des produits du terroir dont le succès dépend d'une stratégie bien ficelée.
Qui dit produits du terroir, dit régions enclavées et reculées. Et des populations vivant dans une situation précaire. Ceci confère à ces produits une dimension sociale et solidaire très importante car du succès de ces produits dépend souvent le salut d'une partie de ces populations. Or, pour plusieurs raisons, le marché national n'est plus à même de contenir une production de plus en plus structurée et valorisée. Au Maroc et à l'étranger, la commercialisation des produits du terroir dépend de plusieurs éléments enchevêtrés et complexes. Le prix, la formation des membres des coopératives, l'accès aux foires et aux salons, les charges, les aléas climatiques, etc. Autant d'éléments qui influent sur la commercialisation. Il s'agit aussi de défis et d'obstacles que les coopératives tentent de relever autant que possible. Les mesures entreprises dans le cadre du Plan Maroc vert (PMV) tracées par la feuille de route de la stratégie du développement des produits du terroir ont été efficaces. Ainsi, le chemin parcouru par les coopératives pour une meilleure commercialisation de leur production est notable bien qu'un travail colossal reste encore à accomplir. En attestent les différents témoignages des membres des coopératives marocaines. À plusieurs occasions, ceux-ci évoquent la commercialisation comme étant la plus grande difficulté rencontrée dans leur activité.
Ouverture sur le marché
Au Maroc, les produits du terroir sont connus pour répondre à des normes de qualité en progression continue. Si cet élément, à double tranchant, permet de leur conférer une bonne image, il influe sur le prix et limite, de ce fait, leur expansion commerciale sur le territoire national. Il ne s'agit pas là du seul défi auquel les membres des coopératives font face. En effet, bien que l'organisation des salons du terroir ait connu une grande expansion, elle ne permet que le déclenchement d'un processus de commercialisation, qui s'interrompt parfois à cause du manque de suivi. Sans omettre l'apport très positif de la participation aux foires nationales, le nombre grandissant de coopératives et des GIE, en minimisent l'impact. Le même constat vaut pour les salons internationaux. En effet, la participation à ces salons est limitée à quelques représentants des différentes filières du terroir, ce qui reste logique, compte tenu des frais que cela engendre et les conditions d'accès mises en place par les organisateurs internationaux. En tout cas, la participation aux événements nationaux et internationaux est sans aucun doute un des piliers du développement de la filière. Quoique ses retombées positives soient indirectes.
Feuille de route et essor de la filière
La feuille de route définit les modalités de production pour toutes les filières du terroir. Des orientations générales ont ainsi été fixées afin de permettre à ces filières de s'épanouir et de se développer. Cela va de l'optimisation de la ressource en eau au caractère solidaire que doivent revêtir tous les projets œuvrant dans le domaine du terroir. Dans certains cas, le soutien qu'offre l'Etat va jusqu'à la mise en place d'infrastructures dédiées à la valorisation de certains produits. En effet, le ministère de l'Agriculture offre aux petits agriculteurs, organisés dans les coopératives, des unités de production de toute sorte et c'est dans ce même cadre qu'une bourse de safran a été mise en place dans la région de Taliouine pour rassembler les récoltes, maîtriser les prix et permettre aux agriculteurs de commercialiser leur production dans les meilleures conditions.
Le safran, exemple d'une filière atypique
La filière du safran est une filière particulière. Les conditions spécifiques de la culture de cette fleur, de sa récolte et de sa commercialisation sont connues pour être des plus difficiles. Cette réalité est d'autant plus exacerbée par la concurrence déloyale causée par l'importation illégale du safran iranien. Pour y remédier, le PMV lui a donné une grande importance et l'élan insufflé par la stratégie de développement de cette filière lui a permis de développer la surface cultivée qui est passé de 300 hectares avant la mise en œuvre du PMV à 2.300 hectares fin 2016. L'agrandissement des parcelles cultivées est devenu ainsi le premier souci des agriculteurs. Cela a permis, d'un côté, d'améliorer les revenus des agriculteurs et de limiter d'un autre côté le rôle très négatif des intermédiaires. En matière de commercialisation, le développement de la surface cultivée donne plus de valeur au travail d'agrégation des récoltes par les coopératives et les groupements d'intérêt.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.