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Tourisme : L'Observatoire tâte le pouls des hôteliers
Le moral des hôteliers n'est pas au beau fixe. C'est ce qui ressort du Survey publié hier par l'Observatoire du tourisme. 43%des professionnels de l'hôtellerie ont indiqué que les ventes ont baissé au deuxième trimestre 2010 par rapport à la même période de 2009. La même tendance a été constatée pour les réservations. En effet, 43% des sondés estiment que la baisse est palpable sur le terrain. Des hauts et des bas Concernant les prix et prestations offerts dans les hôtels marocains, ils sont 38% d'hôteliers à penser que les prix sont restés pratiquement les mêmes contre 46% qui pensent que les prix appliqués dans les hôtels classés ont connu une baisse alors que 15% pensent qu'il y a eu une augmentation des prix. Toutefois, les hôteliers ont été presque tous unanimes à indiquer que l'emploi a stagné durant le deuxième trimestre de l'année en cours. En effet, 78 % des sondés estiment qu'il n y a pas eu de création d'emplois sur cette période. Si l'on y ajoute les 13% qui pensent qu'il y a eu une baisse des opportunités d'emplois, ce sont 91 % des sondés qui pensent que l'emploi a stagné durant cette période. Ce qui nous serait paru normal s'il ne s'agissait en fait de la fameuse haute saison, ou les extras sont recrutés à bras-le-corps. Ce point révèle à quel degré l'activité hôtelière a stagné pendant cette période. A qui la faute ? L'effet Ramadan n'y est sans doute pas étranger. De là à en faire l'unique et seule raison de la morosité du marché du travail dans le secteur est une généralisation illogique. L'arrivée de Ramadan en pleine saison estivale a vraisemblablement surpris tout le monde. Un effet sur-minimisé… à tort? L'ONMT qui a commandité une étude pour mesurer l'impact du mois sacré sur l'activité touristique du Maroc a tardé à communiquer une stratégie de gestion de crise aux hôteliers à temps pour la saison 2010. Quant aux prévisions des professionnels de l'hôtellerie sur leurs activités au troisième trimestre, les constats sont en tous points similaires. En effet, 47% des sondés estiment que les prix de leurs prestations vont davantage baisser du fait de la faible demande. Ils sont également 47% à penser que les réservations vont baisser et 45% à s'attendre à une baisse des ventes. Sur le registre de l'emploi, ils sont 93% à juger rares voire à la baisse les opportunités d'emplois dans le secteur. Le Survey publié par l'Observatoire du tourisme a également segmenté l'analyse du climat de l'activité hôtelière par ville. Pour ce qui est des réservations au deuxième trimestre, seule la capitale du Souss tire son épingle du jeu. Le moral de ses hôteliers est bon. En attestent les 53% des professionnels qui indiquent que leurs bookings ont augmenté contre seulement 21% qui signalent une baisse sur ce registre. Pour ce qui est de Marrakech et Tanger, ils sont respectivement 50% et 67% à indiquer qu'il y a eu baisse des réservations. Pour la ville ocre, ils sont 81% à indiquer que les prix de leurs prestations hôtelières ont baissé durant cette période. Enfin, cette enquête réalisée par l'Observatoire du tourisme fait ressortir à plus de 64,5% les professionnels estimant l'évolution des ventes solidement arrimée à la situation de la demande. Mais pour 38% des professionnels, ce sont plutôt les autres types et formules d'hébergement ( Résidences touristiques, hébergement chez les particuliers..) qui concurrencent « frontalement » les hôteliers.
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