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Dans notre petit monde où la vitesse est érigée en dogme, la réflexion passe parfois au second plan. Aux Etats-Unis, pays connu pour ses hamburgers, ses préceptes de démocratie variables et pour sa liberté d'expression, la culture de la violence tient une part importante. Pas un jour ne passe sans que les télés ne déversent leur lot de courses-poursuites qui permettent à de petits malfrats de connaître leur minute de gloire… qu'ils payent souvent cher. Dans cette société du spectacle, où chacun cherche à exister au yeux des autres, tous les moyens sont bons, y compris en faisant n'importe quoi, en incitant à la haine ou en promettant de brûler quelques ouvrages. C'est ainsi, qu'un obscur pasteur d'une église extrémiste a réussi en quelques jours à se faire (re)-connaître par le pape, le président des Etats-Unis, le général de l'armée d'occupation américaine en Afghanistan, de faire l'ouverture des journaux télévisés du monde entier et d'alimenter autant de commentaires sur les sites et les blogs. Si le sujet ne s'inscrivait pas dans une ambiance particulièrement hostile à l'islam, tout le monde aurait souri. Mais la situation est plus grave. Chaque attaque contre l'islam contribue à banaliser les discours de haine et d'assimilation de tous les musulmans à des fanatiques sanguinaires sans valeurs. Dans ce cercle vicieux, où des foules en manque d'exutoire sautent sur la première occasion pour exprimer leur haine envers l'occident et les Etats-Unis dans un amalgame sans nom, les agresseurs trouvent matière à… justifier leur agressions. Dans cette société du spectacle, peut-être que nous autres, musulmans de culture ou de conviction, pourrions-nous aussi prendre part à ce qui se passe en organisant une journée planétaire de contestation, en montrant à nos contempteurs un visage humaniste et respectueux des autres même quand ils sont aussi vils que le pasteur de Floride le plus connu du moment.
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