Addis-Abeba : Le Maroc participe à la 17ème session extraordinaire du Conseil exécutif de l'UA    La HACA discute les défis futurs pour les médias à Bruxelles    Parlement : La Commission du règlement intérieur satisfaite    Bank Al-Maghrib et la Banque Centrale de Djibouti partagent leurs expériences    Organisation internationale des commissions de valeurs : Nezha Hayat vice-présidente Afrique et Moyen-Orient    Conseil de gouvernement : Le PLF discuté aujourd'hui    Les Eléphants enregistrent leur pire classement FIFA depuis 2003    Jamal Sellami : "Disputer le CHAN au Maroc est idéal pour nous"    Les Lions de l'Atlas A' affrontent le Nigéria et le Ghana en amical    Températures maximales pour la journée du 16 octobre 2017    Valorisation des déchets: Ce qui va vraiment changer    Enfants naturels: Le rêve cassé de Lina    Stressé par le blanchiment de son anémone, «Némo» pond moins    L'UE déterminée à préserver l'accord nucléaire avec l'Iran    News    Le comptage parallèle des votes, un remède aux crises postélectorales en Afrique ?    Madrid exige de Puigdemont de clarifier sa position au plus tard jeudi    Cherche Pôle audiovisuel public désespérément    Calcio : L'Inter remporte le derby lombard    Le Raja carbure à plein régime en Coupe du Trône    Boxe : Ahmed El Moussaoui surclasse Carlos Molina    Des solutions pour faciliter l'accès des PME aux financements extérieurs    La Bourse de Casablanca dans le vert    La région de Casablanca-Settat au top en matière de production de céréales et de légumineuses    Journée d'étude à Rabat jeudi sur les lois contre les violences à l'égard des femmes    "Bahri Dima Clean", une initiative pour la protection du littoral marocain    Divers    Les meilleurs films de tous les temps    Cette lumière translucide dans leurs yeux    Woody Allen "triste" pour Harvey Weinstein    Espagne: quatre morts dans les incendies qui ravagent les forêts    Le Vietnam se prépare à l'arrivée d'une nouvelle tempête    Nezha Hayat élue à la vice-présidence du Comité Régional Afrique et Moyen-Orient de l'OICV    Classement FIFA : Le Maroc gagne 8 places !    Horst Köhler au Maroc    UE : En 2016, plus de 117 millions de personnes menacées de pauvreté    Des incendies ravagent le nord-ouest espagnol et causent des morts    La Française Audrey Azoulay nouvelle DG de l'UNESCO    Musée Yves Saint Laurent Marrakech : L'hommage de Marrakech à son enfant prodige !    Vient de paraître: «Exil, mémoire, migration»    La voix muette    RENTREE PARLEMENTAIRE: LE DISCOURS DU ROI DECRYPTE PAR LA PRESSE    CHAN 2018: 16 équipes se disputent le trophée au Maroc    Dette du Trésor : 683 milliards de DH à fin septembre 2017    Encore une cellule démantelée par le BCIJ: Une dizaine de personnes arrêtées et un véritable arsenal saisi    Salon régional du livre de Tanger : Une septième édition pour encourager la lecture    Kirkouk: les forces irakiennes prennent aux Kurdes leur principale base militaire    Mohamed Maradji retrace son parcours professionnel sur «France 24»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Baddou-Dahak : la vérité si je mens
Publié dans Le Soir Echos le 18 - 07 - 2011

La ministre de la Santé, Yasmina Baddou et le secrétaire général du gouvernement, Driss Dahak, se renvoient
la responsabilité de la fermeture de cliniques privées. Les péripéties de cette affaire montrent que l'incohérence sévit entre les membres du gouvernement.
La ministère de la Santé, Yasmina Baddou et Driss Dahak, secrétaire général du gouvernement (SGG) se renvoient désormais la responsabilité sur l'affaire de la fermeture de certaines cliniques privées, une preuve qu'il existe bel et bien une incohérence de groupe au sein du gouvernement. Tout a commencé quand Yasmina Baddou annonce, le 8 juillet dans la presse, la fermeture de treize cliniques privées non conformes aux conditions minimales légalement exigées pour exercer et la mise en demeure de six autres. Pour cela, elle déclare qu'un courrier a été adressé à Driss Dahak où elle lui demande d'inviter «les directeurs des cliniques concernées à suspendre immédiatement toutes les activités opératoires et d'hospitalisation, en attendant la mise à niveau de leurs établissements et la satisfaction des observations émises par les commissions d'inspection».
La riposte de Driss Dahak ne se fait pas attendre. Jeudi 14 juillet, par voie de communiqué, ce dernier dément les allégations de la ministre de la Santé et affirme ne pas avoir reçu de décision concernant la fermeture des treize cliniques : « A la suite de la publication par certains journaux nationaux d'une information concernant la fermeture de 13 cliniques dans différentes villes, et l'envoi des décisions de leur fermeture, de la part du ministère de la Santé, à Monsieur le secrétaire général du gouvernement, qui prend du retard dans leur exécution, la direction compétente au secrétariat général du gouvernement tient à préciser à l'opinion publique qu'elle n'a reçu aucune décision de fermeture, à l'exception des rapports d'inspection établis par le ministère de la Santé », précise d'emblée le SGG dans son communiqué avant d'ajouter que parmi ces rapports, figurent 19 reçus le 12 juillet par deux lettres datées du 11 juillet. Ce qui veut dire, bien après la déclaration de Yasmina Baddou.
Cette dernière renvoie la balle à Driss Dahak. Vendredi 15 juillet, jour de la réunion qui devait regrouper les deux autorités gouvernementales concernées et l'Ordre national des médecins pour en discuter, elle diffuse un communiqué dans lequel elle assure avoir demandé au secrétariat général du gouvernement, le 21 juin dernier, la fermeture immédiate de sept cliniques et la suspension des activités opératoires et d'hospitalisation dans sept autres, « afin de préserver la santé publique eu égard à l'état de ces cliniques et le danger qu'elles représentent pour les patients et pour leur personnel », martèle-t-elle.
Dans le même communiqué, la ministre précise que «cette demande, établie sur la base des rapports de ses équipes d'inspection, concerne nombre de cliniques ne répondant pas aux conditions légales minimales d'exercice de la médecine et d'accueil des patients, ainsi que les cliniques dont le délai légal qui leur a été accordé et prolongé, à leur demande, pour remédier aux dysfonctionnements constatés, a expiré alors qu'elles ont persisté à ignorer la réglementation en vigueur. Les rapports établis par ces équipes ont conclu à la classification des cliniques en trois groupes».
En termes de chiffres, les équipes d'inspection ont visité à ce jour, selon un programme annuel arrêté à titre préalable, 140 cliniques sur un total de 360, réparties sur l'ensemble du territoire national. Yasmina Baddou se défend. Elle affirme que les deux lettres adressées au secrétariat générale du gouvernement durant le mois de juillet ont concerné 19 cliniques classées au premier groupe, ceux qui se conforment entièrement aux conditions minimales légalement exigées pour les cliniques privées, à l'exception de quelques observations « sans grande importance ». Dans ces lettres, elle demande aux services du secrétariat de veiller à l'application de la procédure ordinaire qui consiste, dans un premier temps, à adresser un avertissement. Alors qui croire ?


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.