L'UE : Microsoft rachète Linkedin    300 tonnes de produits impropres à la consommation saisies en un mois    Signature de conventions de partenariat entre des membres de la FAAPA    Festival de Marrakech: Vibrant Hommage à Isabelle Adjani à la veille de la cérémonie de clôture    Montréal : une soirée exceptionnelle de musique andalouse    Propos anti-marocains: Wilders reconnu coupable de discrimination    Beni Mellal: Le Conseil régional au service du développement de la région.    Raja : Ce n'est pas qu'en football que ça va mal : D'autres sections concernées...    Rugby : Championnat national d'élite: Première journée : Un démarrage en poule unique    L'opération Riâya 2016 pour faire face à la vague de froid : Les budgets provinciaux renforcés de 3,3 millions de dirhams    Il vaut un milliard et plus    6ème Festival des Rencontres et Musiques Soufies : Quand le cinéma passe le relais à la Spiritualité    «Archives du Maroc» : Exposition dédiée à la mémoire du journaliste politologue et diplomate Mohamed Larbi Messari    En présence de hauts responsables sécuritaires des deux pays : Réunion de travail des ministres de l'Intérieur marocain et espagnol à Rabat    Le Conseil de Coopération du Golfe exprime sa satisfaction : Le partenariat stratégique avec le Maroc et la Jordanie se renforce    Il revient aux responsables politiques d'avoir la clairvoyance, la finesse d'analyse et la réactivité nécessaires pour concevoir des politiques publiques efficaces plutôt que tapageuses    Bilan probant de l'INDH à M'diq    L'opérateur Méditel passe du rouge à l'Orange    Surfeur, wingsuiter, freerider ou skater: ils sont tous fous!    Football Leaks Di Maria, Pastore épinglés à leur tour    Europa League : Manchester United passe par la petite porte    Driss El Yazami : En dépit des acquis, beaucoup reste à faire en matière de droits de l'Homme    La jeunesse, une assurance de sécurité et de paix    Divers    Un général chinois à la tête de la MINURSO    La présidente sud-coréenne présente ses excuses après sa destitution    Kim Kardashian voudrait divorcer de Kanye West    Le secret de Lady Gaga    Comment Jolie et Pitt se battent pour la garde de leurs enfants    Trois ans de prison pour l'ancien ministre français Jérôme Cahuzac    Nigeria: au moins 30 morts dans une attaque suicide de Boco Haram    Jemaa El Fna transformée en une salle de cinéma à l'occasion du Festival de Marrakech    Une tentative de passage de 400 clandestins subsahariens vers Sebta    Six policiers tués dans une explosion au Caire    ESSAY ABOUT NARCISSISTIC Individuality DISORDER    Crafting an essay on literature: its plan and structure    Botola Maroc Telecom: Le DHJ accentue la pression sur le Wydad    Vague de froid : La province de Taounate se mobilise    Ban Ki-moon nomme un général chinois à la tête de la MINURSO    Finance islamique : Pas avant juin 2017    CNDH : nouvel ouvrage dédié à la mémoire de Fatima Mernissi    Arrestation d'un individu pour avoir percuté un agent de la circulation avant de prendre la fuite    Lancement à Skhirat de la marque Orange au Maroc    Aberration démocratique ?    Des dizaines de migrants subsahariens fuient l'Algérie    Insolite : Pub ministériel    Bras de fer irano-américain à propos du nucléaire    Le paludisme était déjà présent en Italie sous l'empire romain    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Baddou-Dahak : la vérité si je mens
Publié dans Le Soir Echos le 18 - 07 - 2011

La ministre de la Santé, Yasmina Baddou et le secrétaire général du gouvernement, Driss Dahak, se renvoient
la responsabilité de la fermeture de cliniques privées. Les péripéties de cette affaire montrent que l'incohérence sévit entre les membres du gouvernement.
La ministère de la Santé, Yasmina Baddou et Driss Dahak, secrétaire général du gouvernement (SGG) se renvoient désormais la responsabilité sur l'affaire de la fermeture de certaines cliniques privées, une preuve qu'il existe bel et bien une incohérence de groupe au sein du gouvernement. Tout a commencé quand Yasmina Baddou annonce, le 8 juillet dans la presse, la fermeture de treize cliniques privées non conformes aux conditions minimales légalement exigées pour exercer et la mise en demeure de six autres. Pour cela, elle déclare qu'un courrier a été adressé à Driss Dahak où elle lui demande d'inviter «les directeurs des cliniques concernées à suspendre immédiatement toutes les activités opératoires et d'hospitalisation, en attendant la mise à niveau de leurs établissements et la satisfaction des observations émises par les commissions d'inspection».
La riposte de Driss Dahak ne se fait pas attendre. Jeudi 14 juillet, par voie de communiqué, ce dernier dément les allégations de la ministre de la Santé et affirme ne pas avoir reçu de décision concernant la fermeture des treize cliniques : « A la suite de la publication par certains journaux nationaux d'une information concernant la fermeture de 13 cliniques dans différentes villes, et l'envoi des décisions de leur fermeture, de la part du ministère de la Santé, à Monsieur le secrétaire général du gouvernement, qui prend du retard dans leur exécution, la direction compétente au secrétariat général du gouvernement tient à préciser à l'opinion publique qu'elle n'a reçu aucune décision de fermeture, à l'exception des rapports d'inspection établis par le ministère de la Santé », précise d'emblée le SGG dans son communiqué avant d'ajouter que parmi ces rapports, figurent 19 reçus le 12 juillet par deux lettres datées du 11 juillet. Ce qui veut dire, bien après la déclaration de Yasmina Baddou.
Cette dernière renvoie la balle à Driss Dahak. Vendredi 15 juillet, jour de la réunion qui devait regrouper les deux autorités gouvernementales concernées et l'Ordre national des médecins pour en discuter, elle diffuse un communiqué dans lequel elle assure avoir demandé au secrétariat général du gouvernement, le 21 juin dernier, la fermeture immédiate de sept cliniques et la suspension des activités opératoires et d'hospitalisation dans sept autres, « afin de préserver la santé publique eu égard à l'état de ces cliniques et le danger qu'elles représentent pour les patients et pour leur personnel », martèle-t-elle.
Dans le même communiqué, la ministre précise que «cette demande, établie sur la base des rapports de ses équipes d'inspection, concerne nombre de cliniques ne répondant pas aux conditions légales minimales d'exercice de la médecine et d'accueil des patients, ainsi que les cliniques dont le délai légal qui leur a été accordé et prolongé, à leur demande, pour remédier aux dysfonctionnements constatés, a expiré alors qu'elles ont persisté à ignorer la réglementation en vigueur. Les rapports établis par ces équipes ont conclu à la classification des cliniques en trois groupes».
En termes de chiffres, les équipes d'inspection ont visité à ce jour, selon un programme annuel arrêté à titre préalable, 140 cliniques sur un total de 360, réparties sur l'ensemble du territoire national. Yasmina Baddou se défend. Elle affirme que les deux lettres adressées au secrétariat générale du gouvernement durant le mois de juillet ont concerné 19 cliniques classées au premier groupe, ceux qui se conforment entièrement aux conditions minimales légalement exigées pour les cliniques privées, à l'exception de quelques observations « sans grande importance ». Dans ces lettres, elle demande aux services du secrétariat de veiller à l'application de la procédure ordinaire qui consiste, dans un premier temps, à adresser un avertissement. Alors qui croire ?


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.