Universités: Après Meknès, «bled siba» à Fès    Finances publiques    L'Afrique de plus en plus urbanisée    Formation professionnelle    Nairobi, les 27 et 28 août : TICAD VI    Le Maroc appelle à plus d'efficacité et de transparence dans l'action humanitaire internationale    Appel au renouvellement total des listes et à la révision du découpage électoral    Journée d'étude    Le Maroc présent à la Foire commerciale des Etats membres de l'OCI à Riyad    Repli des expéditions vers l'étranger et stagnation de celles destinées au marché local    Conférence internationale à Fès sur la gestion opérationnelle de la logistique    La fin des accords Suisse-UE coûterait 51 milliards de dollars à l'économie helvétique    Un élan solidaire sans faille    La pluie perturbe l'entame de Rolland Garros    Le chiffre de la semaine    Le Maroc apporte son appui à une proposition russe sur le désarmement    Le FUS à la croisée des chemins face à l'IRT    C'est parti pour les Jeux nationaux de SOM    Stage de l'EN de futsal    Médicaments, les Algériens vont exporter vers l'Afrique    Des champignons hallucinogènes pour combattre la dépression    Promouvoir l'accès des femmes aux instances de gouvernance dans les pays méditerranéens    Divers    Campagne médicale pluridisciplinaire de l'Association "ASTA 21" pour le soutien des trisomiques    "Touche pas à mon enfant" lance un guide de sensibilisation sur la violence sexuelle contre mineurs    "Une femme nommée Rachid", ou le récit d'une vie    Tenue à Séville d'une réunion de la Commission mixte maroco-espagnole chargée de l'Opération Marhaba 2016    Palestine / Américains et Israéliens contre l'initiative française    Semaine africaine de l'UNESCO, édition 2016 : SAR la Princesse Lalla Hasnaa donne le coup d'envoi    Premier sommet humanitaire mondial à Istanbul : S.A.R. le Prince Moulay Rachid représente SM le Roi Mohammed VI    Afghanistan / Obama confirme la mort du mollah Mansour    Tunisie / Ennahda sépare le religieux du politique    FIAC Agadir : Le spectacle vivant dans tous ses états    Mawazine: Natasha Atlas chante et enchante    Colloque International à la Faculté Polydisciplinaire de l'Université Chouaïb Doukkali d'El Jadida : L'économie sociale et solidaire, un outil de développement    Tennis : En clôture de l'I.T.F juniors du RUC (Grade 4) : Côté filles : La passe de deux pour la Serbe Vukovic Côté garçons : L'exploit de l'Espagnol Dugo Reyes    Débat sur le rôle du réseau national des médecins radiologues du secteur libéral: Partenariat Public-Privé pour une campagne élargie de dépistage du cancer du sein    L'Association Grand Casablanca-Carrières Centrales : Saïd Bouhajeb, Monsieur rugby, président de la section Casa-Anfa    Réveilles-toi « Ba Driss »...: Notre progéniture rase les têtes et l'Histoire    Festival Mawazine-Rythmes du Monde : Deux jours de festivités exceptionnelles    La corruption compromet les fonctions essentielles de l'État et réduit ses capacités à collecter l'impôt    Premier Centre public de Procréation Médicalement Assistée    Benlaassel Abdeljalil à Chefchaouen : La matière et ses détours    La Destinée de l'art: Une poétique de la technologie    Le maire de Bordeaux Alain Juppé salue l'évolution que connait le Maroc    Travail des enfants El Kindi : «Non à la supercherie»    Hervé Renard annule la séance ouverte du mercredi matin    Un 21e joueur avec les Lionceaux U23    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Baddou-Dahak : la vérité si je mens
Publié dans Le Soir Echos le 18 - 07 - 2011

La ministre de la Santé, Yasmina Baddou et le secrétaire général du gouvernement, Driss Dahak, se renvoient
la responsabilité de la fermeture de cliniques privées. Les péripéties de cette affaire montrent que l'incohérence sévit entre les membres du gouvernement.
La ministère de la Santé, Yasmina Baddou et Driss Dahak, secrétaire général du gouvernement (SGG) se renvoient désormais la responsabilité sur l'affaire de la fermeture de certaines cliniques privées, une preuve qu'il existe bel et bien une incohérence de groupe au sein du gouvernement. Tout a commencé quand Yasmina Baddou annonce, le 8 juillet dans la presse, la fermeture de treize cliniques privées non conformes aux conditions minimales légalement exigées pour exercer et la mise en demeure de six autres. Pour cela, elle déclare qu'un courrier a été adressé à Driss Dahak où elle lui demande d'inviter «les directeurs des cliniques concernées à suspendre immédiatement toutes les activités opératoires et d'hospitalisation, en attendant la mise à niveau de leurs établissements et la satisfaction des observations émises par les commissions d'inspection».
La riposte de Driss Dahak ne se fait pas attendre. Jeudi 14 juillet, par voie de communiqué, ce dernier dément les allégations de la ministre de la Santé et affirme ne pas avoir reçu de décision concernant la fermeture des treize cliniques : « A la suite de la publication par certains journaux nationaux d'une information concernant la fermeture de 13 cliniques dans différentes villes, et l'envoi des décisions de leur fermeture, de la part du ministère de la Santé, à Monsieur le secrétaire général du gouvernement, qui prend du retard dans leur exécution, la direction compétente au secrétariat général du gouvernement tient à préciser à l'opinion publique qu'elle n'a reçu aucune décision de fermeture, à l'exception des rapports d'inspection établis par le ministère de la Santé », précise d'emblée le SGG dans son communiqué avant d'ajouter que parmi ces rapports, figurent 19 reçus le 12 juillet par deux lettres datées du 11 juillet. Ce qui veut dire, bien après la déclaration de Yasmina Baddou.
Cette dernière renvoie la balle à Driss Dahak. Vendredi 15 juillet, jour de la réunion qui devait regrouper les deux autorités gouvernementales concernées et l'Ordre national des médecins pour en discuter, elle diffuse un communiqué dans lequel elle assure avoir demandé au secrétariat général du gouvernement, le 21 juin dernier, la fermeture immédiate de sept cliniques et la suspension des activités opératoires et d'hospitalisation dans sept autres, « afin de préserver la santé publique eu égard à l'état de ces cliniques et le danger qu'elles représentent pour les patients et pour leur personnel », martèle-t-elle.
Dans le même communiqué, la ministre précise que «cette demande, établie sur la base des rapports de ses équipes d'inspection, concerne nombre de cliniques ne répondant pas aux conditions légales minimales d'exercice de la médecine et d'accueil des patients, ainsi que les cliniques dont le délai légal qui leur a été accordé et prolongé, à leur demande, pour remédier aux dysfonctionnements constatés, a expiré alors qu'elles ont persisté à ignorer la réglementation en vigueur. Les rapports établis par ces équipes ont conclu à la classification des cliniques en trois groupes».
En termes de chiffres, les équipes d'inspection ont visité à ce jour, selon un programme annuel arrêté à titre préalable, 140 cliniques sur un total de 360, réparties sur l'ensemble du territoire national. Yasmina Baddou se défend. Elle affirme que les deux lettres adressées au secrétariat générale du gouvernement durant le mois de juillet ont concerné 19 cliniques classées au premier groupe, ceux qui se conforment entièrement aux conditions minimales légalement exigées pour les cliniques privées, à l'exception de quelques observations « sans grande importance ». Dans ces lettres, elle demande aux services du secrétariat de veiller à l'application de la procédure ordinaire qui consiste, dans un premier temps, à adresser un avertissement. Alors qui croire ?


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.