«Le Maroc va respirer en Afrique»    Textile de maison : Baisse de 20% des exportations marocaines vers la Turquie    Agenda chargé pour Benkirane en Jordanie    BAM : 193MMDH de réserves internationales    Le Maroc et le Sénégal renforcent leur coopération    Baccalauréat: l'examen national unifié du 9 au 11 juin    Arabie saoudite : Explosion dans une mosquée chiite    Dernière journée de la Botola Pro Elite-1 : Qui accompagnera l'IZK en D2 ?    Hausse de 5,5% des recettes encaissées par le Trésor: Plus de 68 milliards DH générés à fin avril    Education préscolaire: Les actions de la fondation Zakoura fort appréciées par sa paire Clinton    Azziman dévoile sa stratégie 2015-2030 pour l'enseignement    «#La7adateNESCAFE» : les jeunes photographes exposent aux Beaux arts de Casablanca    Equitation: Quelque 220 cavaliers attendus au Festival international Mata    David Cameron fixe ses limites sur l'immigration européenne    Insolite    Le groupe EI élargit sa zone d'influence    La démocratie comme rempart face au terrorisme    Le Maroc abritera le Championnat arabe de volley-ball des cadets    Le cheval Tinkerbell KDW Z remporte le Prix Feue S.A.R la Princesse Lalla Amina    Sprint final pour la tournée Startup Weekend Maroc    Accroissement de la consommation du ciment    Mesurer la vigueur de la poignée de main pour prédire les risques cardiaques    Women's Tribune mobilise les femmes sur les enjeux climatiques    Consacrer les droits des personnes handicapées    Divers Economie    La parité homme-femme entre l'institutionnel et la réalité    Zapatero au Moussem de Tan Tan    Cheb Kader : Entre moi et la philharmonie c'est une grande histoire qui date de longtemps    «Rej3i Liya», un tube raï-rock de Mohamed Jbara    Le film argentin "Paulina", Grand Prix de la Semaine de la critique à Cannes    Météo: Un weekend pluvieux en perspective    Casablanca abrite le championnat d'Afrique en attendant le Mondial de sambo    Agadir rend hommage à Houcine Chaâbi    Rabat : Un terroriste neutralisé après 13 heures de négociation    Le peuple sénégalais réserve un accueil des plus chaleureux à SM le Roi    SM le Roi nomme quatre nouveaux ministres    ONU : Yémen-Ban: Des négociations le 28 mai à Genève    Basket-ball/Aujourd'hui à Salé / Trois dirigeants à l'honneur : Nourredine Benabdenbi, Ahmed Mernissi et Haj Omar Chrifi    Les 22, 23 et 24 mai à Béni Arouss / Mata ou la légende équestre    Le Judo à Rabat et le Sambo à Casa / Mais où est le riche foot    Syrie: Palmyre sous la coupe des daéchiens    Afrique du Sud-Sécurité / Les arrestations des étrangers continuent    Assurance «responsabilité civile décennale» / Obligation de mentionner la souscription dans les actes de vente    A l'occasion du périple Royal en Afrique subsaharienne : Entre le Maroc et le Sénégal, la co-émergence pour renforcer les liens    La « Vision stratégique pour la réforme de l'école marocaine 2015-2030 » présentée au Souverain : Nouvelle approche des méthodes pédagogiques, programmes et choix linguistiques : Une politique de rupture pour une école de qualité pour tous    Marocains du monde : L'édition numérique ou l'autre façon de lire un livre : Entretien avec Kamal Benkirane*    BENI MELLAL Les projets de l'INDH au service du développement.    Le Paris SG dément proposer le plus haut salaire moyen au monde    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

Ces salaires qui dérangent Azami | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 06 - 04 - 2012

Les esprits se sont échauffés alors que la Commission des finances et du développement économique achevait, mercredi soir au Parlement, l'examen du budget sectoriel des finances. Le ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des finances chargé du Budget, Idriss Azami Al Idrissi, a tenu à exprimer sa colère et son incompréhension de ce qui s'est transformé, à son sens, en une sorte de traque contre le département des Finances et ses cadres.
Pourquoi traquent-ils les Finances ?
Ce que le ministre n'a pas apprécié au juste, c'est qu'il soit interrogé constamment sur son salaire, mais aussi sur celui des hauts responsables du département. Transparence oblige, le ministre a tenu à répondre à la question en toute franchise mais à sa façon. « Je n'ai aucun problème à déclarer mon salaire. L'article 27 de la Constitution stipule le droit d'accéder à l'information détenue par l'administration publique. Je touche 58.048 DH et aucune prime», affirme-t-il précisant qu'il ne comprend toujours pas la raison pour laquelle les députés revendiquent que les cadres de son département déclarent eux aussi leurs salaires. « Qu'on ne vienne pas nous demander de dévoiler les salaires des cadres des Finances, sinon, on devra le faire avec tout le monde », martèle Idriss Azami Al Idrissi. Et de souligner qu'au sein du département, il y a grand besoin de travailler dans un « climat de confiance et de motivation. Nous sommes pour la reddition des comptes, mais dans ce qui se fera dans l'avenir », lance le ministre.
Les députés persistent
Pas du tout convaincus, les députés se sont insurgés alors que la commission avait déjà été clôturée par son président PJDiste, Saïd Khairoun. Ce qui n'a pas empêché Saïd Benhmida du PJD et Milouda Hazib du PAM d'exprimer leur déception et manifester leur colère. « Nous ne cherchons pas à connaître les salaires des cadres, mais celui des hauts responsables des Finances car nous le savons, ils empochent des millions !», s'emporte Benhmida. « Ce gouvernement parle de transparence et de bonne gouvernance, et c'est dans le respect de ces principes que nous avons demandé au ministre de nous dévoiler le salaire et les primes des hauts responsables et non des cadres, mais sa réaction agressive nous a désagréablement surpris et montré le contraire », déclare au Soir échos Milouda Hazib. Et d'estimer que les principes du gouvernement s'avèrent être de « simples slogans populistes ».
« Même les salaires des cadres ne relèvent pas du secret que ce soit dans ce ministère ou dans un autre. Ce qui importe, c'est qu'aucune administration ne doit jouer la matrice des autres. Et la réaction du ministre laisse entendre, à notre sens, qu'il existe des zones d'ombre. C'est pourquoi, nous allons reposer notre question de connaître le montant des primes que perçoivent les hauts responsables et ministres ainsi que l'écart qu'il représente par rapport aux autres ministères », assure-t-elle. Les députés n'ont pas obtenu satisfaction et pas seulement sur cette question. « Les collectivités et les communes souffrent toujours du phénomène des fonctionnaires fantômes. Je peux l'assurer en tout cas pour ce qui est du conseil régional de Tanger. J'ai des noms dont j'aurais bien voulu parler au ministre », déclare Mohamed Hammani, député de l'USFP dans la circonscription de Larache. Ce dernier n'a pas hésité à qualifier la gestion financière au niveau des collectivités d'anarchique. « Nous avons des fonctionnaires et des cadres qui travaillent dans les collectivités et sont payés par le budget de celles-ci. Cela fait un peu plus de deux ans qu'on m'a confié la gestion communale dont plus de 70 % du budget est versé aux fonctionnaires, tandis que la norme nationale limite ce taux à 65 %. Que reste-t-il pour l'investissement ? », se demande Hammani.
Des demandes et des interrogations, les députés devront contenir leur soif pour le moment.
Que dit l'article 27 de la Constitution ?
Les citoyennes et les citoyens ont le droit d'accéder à l'information détenue par l'administration publique, les institutions élues et les organismes investis d'une mission de service public. Le droit à l'information ne peut être limité que par la loi, dans le but d'assurer la protection de tout ce qui concerne la défense nationale, la sûreté intérieure et extérieure de l'Etat, ainsi que la vie privée des personnes, de prévenir l'atteinte aux droits et libertés énoncés dans la présente Constitution et de protéger des sources et des domaines expressément déterminés par la loi.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.