Le Maroc gagne 14 places dans l'Indice de liberté économique    Projets de lois organiques des collectivités locales: L'opposition mène une fronde    Ebola : Deux nouveaux cas suspects détectés au Mali    CAN 2015 : Une finale avant l'heure    Botola Pro Elite-1 : De rudes empoignades au menu    Fédération d'Athlétisme : Abdeslam Ahizoune réélu pour un 3e mandat    Dakhla a rendez-vous avec La Saharienne    Films à l'affiche au cinéma, semaine du 29 janvier au 6 février 2015    Le contenu des cours de religion, hors du contrôle de l'Etat    Tous auteurs !    Une occasion de crever l'abcès des affres de la vie quotidienne    Auschwitz et la Palestine    Infrastructures : Un accord sino-africain historique    Le Maroc et le FADES signent deux conventions de financement    La CGEM rapproche les grandes entreprises et les PME    Matériel de transport : Nouveau contrat entre Fénie Brossette et Iveco    Macho    Tourisme : L'espagnol Riu prévoit de rénover son hôtel gadiri    Infrastructure : Une clinique à Bouskoura    Partenariat : Pour renforcer le domaine muséal entre le Maroc et le Canada    Objectifs du millénaire: Le HCP trace les contours de l'agenda post-2015    Aide humanitaire aux camps de Tindouf: Silence on détourne!    Les tableaux des radiations des listes électorales accessibles au public    La justice gèle les activités du Club des magistrats du Maroc    Place à la 3ème édition du Salon international Halieutis d'Agadir    Renard : "La compétition démarre maintenant"    Petit résultat mais beaucoup d'enseignements    Stage de l'EN des locaux    La finance islamique passée au crible    Plaidoyer pour développer les compétences des jeunes marginalisés    Un élève de 8 ans entendu pour apologie du terrorisme à Nice    Rabat à l'heure de la 4ème édition de la course Terry Fox    Zapatero : L'Espagne et le Maroc, un bon exemple de coexistence entre voisins    Benedict Cumberbatch s'excuse après avoir parlé d'acteurs"de couleur"    News    Les précisions de l'Intérieur à propos de l'Algérien arrêté à Oujda    Achraf Beznani présent en force dans les magazines internationaux    Bouillons de culture    Sahraoui Faquihi tire Ahmed Boukmakh de l'oubli    Le Ghana dans le top 8 avec les tripes...    Saïd Njima ou l'artiste engagé...    Casablanca : 25 corrupteurs arrêtés en deux semaines    Plaidoyer pour développer les compétences des jeunes marginalisés    PROVINCE AL HAOUZ : Une caravane de l'Ordre Régional des Médecins investit les zones enclavées    Football Amateurs/16ème Journée : L'US Taounate leader tout terrain    Dominic Ongwen devant la CPI: Une histoire troublante    Syrie: Raids israéliens, après des tirs de roquettes sur le plateau du Golan    Le HCP doublé par l'ONU : PRB arrête la population marocaine à 33,3 millions    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

L'intervention militaire ne fait pas l'unanimité | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 20 - 09 - 2012

L'intervention militaire africaine sollicitée par les dirigeants pour sauver le nord du pays, occupé depuis des mois par des groupes islamistes armés, ne fait pas l'unanimité au sein de la société malienne.
Blaise Compaoré lors de la réunion de la CEDEAO.
Alors que la CEDEAO multiplie les concertations visant à arrêter les modalités d'un déploiement probable d'une force d'intervention au Mali, visant à stopper l'avancée vers le sud des groupes islamistes armés, qui contrôlent le nord depuis plusieurs mois; des voix s'élèvent au sein de la classe politique et de la société pour dénoncer une telle intervention. Partis de la place de la liberté, quelques dizaines de manifestants ont terminé mardi leur marche au ministère malien de la Défense et des Anciens combattants et ont remis une déclaration aux responsables. Oumar Mariko, le leader du MP22, une coalition de partis politiques soutenant le putsh du 22 mars contre le régime du président Amadou Toumani Touré, a réaffirmé la désapprobation, par son mouvement, de l'intervention africaine sollicitée par son pays. « Nous faisons confiance à notre armée. Restructurée, elle peut reconquérir les régions occupées », a-t-il déclaré. « Aucune force étrangère ne pourra libérer le Mali à notre place. Nous n'accepterons pas le diktat d'une force étrangère chez nous. Nous reconnaissons la fraternité mais nous ferons confiance à notre armée », a poursuivi Oumar Mariko. Les manifestants ont d'ailleurs averti que le pays prendra feu le jour où les soldats de la CEDEAO s'introduiront sur le sol malien. « Gare aux militaires de la CEDEAO, s'ils mettent les pieds chez nous. Qu'on nous donne ce dont on a besoin, c'est-à-dire les moyens et nous libérerons le nord de notre pays », ont-ils scandé.
Trouver une issue à la crise
Le président burkinabé, également médiateur de la CEDEAO sur la crise au Mali, Blaise Compaoré, qui a été reçu hier par son homologue français, François Hollande, a évoqué la crise malienne à l'Elysée. Les deux dirigeants ont discuté des moyens susceptibles d'aider le Mali à recouvrer la maîtrise de l'ensemble de son territoire et à lutter contre les groupes terroristes qui contrôlent le Nord. Le président français a appelé le Mali, la CEDEAO et l'Union Africaine à poursuivre leurs efforts pour trouver une issue à la crise. Pour sa part, le chef d'Etat du Burkina Faso a rappelé sa disponibilité à accompagner les efforts de la communauté internationale pour combattre la menace que font courir les groupes terroristes à l'ensemble des pays de la sous-région. Les dirigeants africains sont actuellement en train de mettre sur pied la stratégie à adopter pour mener l'intervention à bien. En début de semaine, les ministres de la Défense et des Affaires étrangères de l'Afrique de l'Ouest se sont réunis à Abidjan pour étudier le plan de déploiement.
« Nous avons réaffirmé notre volonté de soutenir et encourager le Mali dans ses efforts visant à la reconquête légitime de son intégrité territoriale. La tâche est immense mais pas impossible » a soutenu le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, à l'issue des travaux. Pour le président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, « l'heure n'est plus à la tergiversation mais à l'action concertée ». « Il faut agir face à l'inacceptable et face aux criminels de toutes sortes qui occupent le Nord-Mali », a-t-il lancé. Toutefois, l'ONU n'a pas encore donné son feu vert à cette opération qui doit mobiliser quelque 3300 soldats de la sous-région.
Nord-Mali, « un nouvel Afghanistan »
Les autorités maliennes ont quant à elles indiqué qu'elles ne voulaient pas que des troupes ouest-africaines combattent, mais plutôt qu'elles apportent un soutien logistique et aérien, ainsi qu'une participation au maintien de l'ordre, une fois les villes du Nord reconquises. Le désordre qui règne dans le nord du pays suscite de vives inquiétudes. « Au Mali, on risque un nouvel Afghanistan. Si le nord du pays, occupé par les islamistes, se lie à l'action de la secte Boko Haram au Nigeria et à la situation dans le sud algérien, un mélange explosif se crée », a mis en garde le ministre italien de la Coopération internationale, Andrea Riccardi, dans une interview. Il est à souligner qu'à ce jour plusieurs pays de la sous-région ont refusé de participer à l'intervention militaire au Mali. Il s'agit entre autres du Ghana, du Sénégal et de la Mauritanie.
* Tweet
* *


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.