Régionalisation oubliée ?        Salon du Livre et de la Presse Jeunesse à El Jadida    Sahara    Droits d'informer    Ukraine: Négociations ouvertes dans un climat tendu!    Tétouan/Fnideq    Faux certificats médicaux: Fin de l'impunité?    Fruits et légumes    Fertima quitte la place    Marrakech: Un plan d'action pour améliorer le climat des affaires!    CAN 2015: La SNRT et Bein Sport parviennent à un accord    Barrada encore une fois homme du match en AFC Champions League    Zayed CUP U17: les cadets du Raja défaits par l'Atlético de Madrid    Partenariat : CNDH-RAM Convention pour la formation sur les droits de l'homme    Algérie: Bouteflika vote en fauteuil roulant    Emma Stone : Romantique et élégante en Italie !    Intégration régionale : Le Maroc a une importante carte à jouer    Création de l'APALD : Une marche pour adopter rapidement la loi    Flashmode – Lady Photoshop à Gogo    L'âme soeur sur Internet, et si c'était possible ?    La France déconseille à ses ressortissants les déplacements dans certaines régions d'Algérie    Algérie: Candidat invisible, Bouteflika en voie de président par contumace    Dialogue social : Les syndicats exposent leurs revendications, Benkirane promet une réponse avant le 1er mai    Fès-News    Assises nationales sur la protection de l'enfance : Le partenariat et le partage des responsabilités    Brevet d'invention : L'innovation peine à décoller    Parlons Sahara : La vérité vaincra    Résultats annuels : Colorado peint son exercice en vert    Une nouvelle fédération en prévision de la CAN 2015, grande célébration populaire du football africain    Les relations historiques et distinguées entre le Vietnam et le Maroc au menu    Perspectives rassurantes    Lachgar ne démissionne pas        WTCC : Sébastien Loeb marque le coup !    Promotion des droits de l'Homme : La RAM signe avec le CNDH    Anelka : "Je n'ai signé pour personne"    La lutte de trappeurs amérindiens pour sauver une forêt boréale    Un anneau de diamant observé à 2500 années-lumière de la Terre    Le beau temps est là, les allergies aussi    Bouillons de culture    Un voyage mystique de l'Andalousie à la Syrie, sur les pas d'Ibn Arabi    La perfection de la musique de Mozart sublimée au Maroc    Plus de 300 disparus après le naufrage d'un ferry en Corée du Sud    L'abstentionnisme et Bouteflika principaux acteurs d'une présidentielle jouée d'avance    Le Maroc et la Côte d'Ivoire vivent une nouvelle lune de miel    La FRMF et la CAF déterminées à réussir l'évènement    Le développement de la filière automobile passe par l'optimisation de la structure des coûts    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

L'intervention militaire ne fait pas l'unanimité | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 20 - 09 - 2012

L'intervention militaire africaine sollicitée par les dirigeants pour sauver le nord du pays, occupé depuis des mois par des groupes islamistes armés, ne fait pas l'unanimité au sein de la société malienne.
Blaise Compaoré lors de la réunion de la CEDEAO.
Alors que la CEDEAO multiplie les concertations visant à arrêter les modalités d'un déploiement probable d'une force d'intervention au Mali, visant à stopper l'avancée vers le sud des groupes islamistes armés, qui contrôlent le nord depuis plusieurs mois; des voix s'élèvent au sein de la classe politique et de la société pour dénoncer une telle intervention. Partis de la place de la liberté, quelques dizaines de manifestants ont terminé mardi leur marche au ministère malien de la Défense et des Anciens combattants et ont remis une déclaration aux responsables. Oumar Mariko, le leader du MP22, une coalition de partis politiques soutenant le putsh du 22 mars contre le régime du président Amadou Toumani Touré, a réaffirmé la désapprobation, par son mouvement, de l'intervention africaine sollicitée par son pays. « Nous faisons confiance à notre armée. Restructurée, elle peut reconquérir les régions occupées », a-t-il déclaré. « Aucune force étrangère ne pourra libérer le Mali à notre place. Nous n'accepterons pas le diktat d'une force étrangère chez nous. Nous reconnaissons la fraternité mais nous ferons confiance à notre armée », a poursuivi Oumar Mariko. Les manifestants ont d'ailleurs averti que le pays prendra feu le jour où les soldats de la CEDEAO s'introduiront sur le sol malien. « Gare aux militaires de la CEDEAO, s'ils mettent les pieds chez nous. Qu'on nous donne ce dont on a besoin, c'est-à-dire les moyens et nous libérerons le nord de notre pays », ont-ils scandé.
Trouver une issue à la crise
Le président burkinabé, également médiateur de la CEDEAO sur la crise au Mali, Blaise Compaoré, qui a été reçu hier par son homologue français, François Hollande, a évoqué la crise malienne à l'Elysée. Les deux dirigeants ont discuté des moyens susceptibles d'aider le Mali à recouvrer la maîtrise de l'ensemble de son territoire et à lutter contre les groupes terroristes qui contrôlent le Nord. Le président français a appelé le Mali, la CEDEAO et l'Union Africaine à poursuivre leurs efforts pour trouver une issue à la crise. Pour sa part, le chef d'Etat du Burkina Faso a rappelé sa disponibilité à accompagner les efforts de la communauté internationale pour combattre la menace que font courir les groupes terroristes à l'ensemble des pays de la sous-région. Les dirigeants africains sont actuellement en train de mettre sur pied la stratégie à adopter pour mener l'intervention à bien. En début de semaine, les ministres de la Défense et des Affaires étrangères de l'Afrique de l'Ouest se sont réunis à Abidjan pour étudier le plan de déploiement.
« Nous avons réaffirmé notre volonté de soutenir et encourager le Mali dans ses efforts visant à la reconquête légitime de son intégrité territoriale. La tâche est immense mais pas impossible » a soutenu le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, à l'issue des travaux. Pour le président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, « l'heure n'est plus à la tergiversation mais à l'action concertée ». « Il faut agir face à l'inacceptable et face aux criminels de toutes sortes qui occupent le Nord-Mali », a-t-il lancé. Toutefois, l'ONU n'a pas encore donné son feu vert à cette opération qui doit mobiliser quelque 3300 soldats de la sous-région.
Nord-Mali, « un nouvel Afghanistan »
Les autorités maliennes ont quant à elles indiqué qu'elles ne voulaient pas que des troupes ouest-africaines combattent, mais plutôt qu'elles apportent un soutien logistique et aérien, ainsi qu'une participation au maintien de l'ordre, une fois les villes du Nord reconquises. Le désordre qui règne dans le nord du pays suscite de vives inquiétudes. « Au Mali, on risque un nouvel Afghanistan. Si le nord du pays, occupé par les islamistes, se lie à l'action de la secte Boko Haram au Nigeria et à la situation dans le sud algérien, un mélange explosif se crée », a mis en garde le ministre italien de la Coopération internationale, Andrea Riccardi, dans une interview. Il est à souligner qu'à ce jour plusieurs pays de la sous-région ont refusé de participer à l'intervention militaire au Mali. Il s'agit entre autres du Ghana, du Sénégal et de la Mauritanie.
* Tweet
* *


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.