Chambre des conseillers : une session atone    Aït Ahmed, une vie au service de l'idéal maghrébin    COP 22 : Vers une création d'une agence chargée de l'organisation ?    Les TIC au centre d'une nouvelle coopération Maroc-Egypte    La gamme Signature de LG en vedette à l'Innofest 2016    Agroalimentaire : ADM le géant américain s'installe au Maroc    Syndicats : débrayage généralnational,le 24 février    Benabdellah très satisfait de l'unanimité des députés    Confidentiel. Vers la fin des agences de développement régionales?    France : Au moins six morts dans un nouvel accident de bus scolaire    M. Salaheddine Mezouar s'entretient avec homologue saoudien    Tanger : Arrestation de 4 individus, membres d'un réseau criminel spécialisé dans le vol qualifié    Mbarka Bouaida à Washington : le plan d'autonomie au Sahara    Le hockey sur glace tient sa fédération nationale    Golf: Younes El Hassani termine second à l'Open Océan    La FRMF limoge Zaki    Un nouveau coup de filet du BCIJ évite au Maroc le pire    Les Bourses mondiales dans la dépression    Soins palliatifs: La prise en charge piétine    La Turquie intercepte 34 individus et des explosifs à la frontière syrienne    Laurent Fabius quitte le gouvernement    Star Wars gonfle le bénéfice de Disney en 2016    Nezha Hayat au parcours professionnel récompensé    Le pétrole toujours sur la pente descendante    Des jeunes en mal d'emploi, d'éducation et de formation    La FRMF à l'heure du bilan    Pleine lucarne    Présidence Fifa: Les clubs européens souhaitent bonne chance à Infantino    Echecs du PJD et cacophonie gouvernementale    Rencontre entre le Groupe socialiste et une délégation du Parlement européen    Participons en masse à la grève nationale : La FDT dit non à la remise en cause des acquis et des droits des classes laborieuses    News    L'enfer des prisons marocaines perdure    Renforcer la participation des femmes à la prise de décisions politiques    Ceci n'est pas un polar    Trois artistes marocains décorés par la France    Lancement officiel de la Fondation Laabi pour la culture à Casablanca    Israël-Palestine: La dernière tentation d'Obama et de Kerry    Abdellatif Laâbi intègre la prestigieuse collection Poésie Gallimard    Lions de l'Atlas: Hervé Renard succédera à Badou Zaki Spécial    L'écriture ou la recherche d'une identité introuvable    Agadir : Création d'une école de formation du comédien    L'Espagne au SIEL un dialogue interculturel    Laurent Fabius quitte le gouvernement Valls    Trois artistes marocains décorés par la France    Les femmes parlementaires arabes revendiquent la parité    Donnez la parole au Maître... d'école!    Les ambitions de la nouvelle Fédération royale marocaine de hockey sur glace    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'intervention militaire ne fait pas l'unanimité | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 20 - 09 - 2012

L'intervention militaire africaine sollicitée par les dirigeants pour sauver le nord du pays, occupé depuis des mois par des groupes islamistes armés, ne fait pas l'unanimité au sein de la société malienne.
Blaise Compaoré lors de la réunion de la CEDEAO.
Alors que la CEDEAO multiplie les concertations visant à arrêter les modalités d'un déploiement probable d'une force d'intervention au Mali, visant à stopper l'avancée vers le sud des groupes islamistes armés, qui contrôlent le nord depuis plusieurs mois; des voix s'élèvent au sein de la classe politique et de la société pour dénoncer une telle intervention. Partis de la place de la liberté, quelques dizaines de manifestants ont terminé mardi leur marche au ministère malien de la Défense et des Anciens combattants et ont remis une déclaration aux responsables. Oumar Mariko, le leader du MP22, une coalition de partis politiques soutenant le putsh du 22 mars contre le régime du président Amadou Toumani Touré, a réaffirmé la désapprobation, par son mouvement, de l'intervention africaine sollicitée par son pays. « Nous faisons confiance à notre armée. Restructurée, elle peut reconquérir les régions occupées », a-t-il déclaré. « Aucune force étrangère ne pourra libérer le Mali à notre place. Nous n'accepterons pas le diktat d'une force étrangère chez nous. Nous reconnaissons la fraternité mais nous ferons confiance à notre armée », a poursuivi Oumar Mariko. Les manifestants ont d'ailleurs averti que le pays prendra feu le jour où les soldats de la CEDEAO s'introduiront sur le sol malien. « Gare aux militaires de la CEDEAO, s'ils mettent les pieds chez nous. Qu'on nous donne ce dont on a besoin, c'est-à-dire les moyens et nous libérerons le nord de notre pays », ont-ils scandé.
Trouver une issue à la crise
Le président burkinabé, également médiateur de la CEDEAO sur la crise au Mali, Blaise Compaoré, qui a été reçu hier par son homologue français, François Hollande, a évoqué la crise malienne à l'Elysée. Les deux dirigeants ont discuté des moyens susceptibles d'aider le Mali à recouvrer la maîtrise de l'ensemble de son territoire et à lutter contre les groupes terroristes qui contrôlent le Nord. Le président français a appelé le Mali, la CEDEAO et l'Union Africaine à poursuivre leurs efforts pour trouver une issue à la crise. Pour sa part, le chef d'Etat du Burkina Faso a rappelé sa disponibilité à accompagner les efforts de la communauté internationale pour combattre la menace que font courir les groupes terroristes à l'ensemble des pays de la sous-région. Les dirigeants africains sont actuellement en train de mettre sur pied la stratégie à adopter pour mener l'intervention à bien. En début de semaine, les ministres de la Défense et des Affaires étrangères de l'Afrique de l'Ouest se sont réunis à Abidjan pour étudier le plan de déploiement.
« Nous avons réaffirmé notre volonté de soutenir et encourager le Mali dans ses efforts visant à la reconquête légitime de son intégrité territoriale. La tâche est immense mais pas impossible » a soutenu le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, à l'issue des travaux. Pour le président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, « l'heure n'est plus à la tergiversation mais à l'action concertée ». « Il faut agir face à l'inacceptable et face aux criminels de toutes sortes qui occupent le Nord-Mali », a-t-il lancé. Toutefois, l'ONU n'a pas encore donné son feu vert à cette opération qui doit mobiliser quelque 3300 soldats de la sous-région.
Nord-Mali, « un nouvel Afghanistan »
Les autorités maliennes ont quant à elles indiqué qu'elles ne voulaient pas que des troupes ouest-africaines combattent, mais plutôt qu'elles apportent un soutien logistique et aérien, ainsi qu'une participation au maintien de l'ordre, une fois les villes du Nord reconquises. Le désordre qui règne dans le nord du pays suscite de vives inquiétudes. « Au Mali, on risque un nouvel Afghanistan. Si le nord du pays, occupé par les islamistes, se lie à l'action de la secte Boko Haram au Nigeria et à la situation dans le sud algérien, un mélange explosif se crée », a mis en garde le ministre italien de la Coopération internationale, Andrea Riccardi, dans une interview. Il est à souligner qu'à ce jour plusieurs pays de la sous-région ont refusé de participer à l'intervention militaire au Mali. Il s'agit entre autres du Ghana, du Sénégal et de la Mauritanie.
* Tweet
* *


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.