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L'intelligence économique en débat à l'ISCAE
Publié dans Libération le 11 - 05 - 2017

La Chaire PME/TPE du Groupe ISCAE a récemment organisé une conférence-débat sous le thème «L'intelligence économique au service de la compétitivité des PME». Initiée en partenariat avec Valyans Intelligence, ladite conférence a connu la participation de Tarik El Malki, directeur du développement des relations internationales et de la recherche scientifiques à l'ISCAE, Samar Rharbaoui, directrice générale déléguée de Valyans Intelligence, Omar Ezzayati, responsable développement intelligence économique à BMCE Bank of Africa, Ali Berrada, directeur de la stratégie à Maroc PME et Adil Bami, enseignant-chercheur à l'ISCAE.
Dans son allocution d'ouverture, Tarik El Malki a tenu à rappeler que l'intelligence économique représente l'ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution en vue de son exploitation, de l'information utile aux acteurs économiques. «Ces diverses actions sont menées légalement avec toutes les garanties de protection nécessaires à la préservation du patrimoine de l'entreprise, dans les meilleures conditions de qualité, de délais et de coût. L'information utile est celle dont ont besoin les différents niveaux de décision de l'entreprise ou de la collectivité, pour élaborer et mettre en œuvre de façon cohérente la stratégie et les tactiques nécessaires à l'atteinte des objectifs définis par l'entreprise dans le but d'améliorer sa position dans son environnement concurrentiel», explique-t-il. La directrice générale déléguée de Valyans Intelligence, Samar Rharbaoui a, pour sa part, mis en valeur l'importance de l'intelligence économique comme outil de compréhension, de réorganisation des économies des pays tiers, indispensable à la définition de stratégies industrielles adaptées, réactives et performantes. «La gestion stratégique de l'information économique est devenue l'un des moteurs essentiels de la performance globale des entreprises et des nations», explique-t-elle. «En effet, le processus de mondialisation des marchés contraint les agents économiques à s'adapter aux nouveaux équilibres qui s'établissent entre concurrence et coopération. Désormais, la conduite des stratégies industrielles repose largement sur la capacité des entreprises à accéder aux informations stratégiques pour mieux anticiper les marchés à venir et les stratégies des concurrents», souligne-t-elle, avant de préciser que «l'analyse comparée de la pratique de l'intelligence économique dans les économies les plus compétitives fait apparaître que certains pays, tels l'Allemagne, le Japon ou la Suède, ont depuis longtemps développé des "systèmes d'intelligence économique" qui leur ont permis d'accroître leurs parts de marché tout en préservant leurs emplois». «Ces organisations reposent précisément sur une maîtrise collective de l'information ouverte par l'ensemble des acteurs économiques», conclu Samar Rharbaoui.
De son côté, Omar Ezzayati, responsable développement intelligence économique à BMCE Bank of Africa, note que l'intelligence économique et sa pratique intensive ne sont pas uniquement la résultante d'acquis historiques et culturels. «Si le Japon ou l'Allemagne possèdent ce que nous pourrions appeler un avantage culturel concurrentiel décisif, d'autres pays industrialisés tentent aujourd'hui de se positionner par rapport à l'efficacité des modèles nationaux d'intelligence économique», dit-il. «Des conférences et des réunions d'industriels se sont tenues dernièrement au Moyen-Orient, en Chine, à Taïwan, à Singapour, ou encore en Amérique du Sud. Dans chacune de ces conférences, l'importance de l'ingénierie stratégique de l'information dans la résolution des rapports de force concurrentiels a été soulignée par la plupart des intervenants», ajoute Omar Ezzayati, avant de préciser que «la pratique de l'intelligence économique se développe dans les grands groupes et les PME/PMI innovantes confrontées à la globalisation des marchés, ainsi qu'à des conditions de concurrence transformées par la multiplication des acteurs sur l'échiquier international». Toujours selon lui, «la gestion offensive de l'information économique est devenue l'un des moteurs essentiels dans la conduite des stratégies industrielles». «L'évaluation des forces et des faiblesses de cette pratique par les entreprises marocaines doit partir de l'existant. D'une part, il convient de recenser la richesse des pratiques avancées et innovantes des entreprises dans la gestion de l'ingénierie stratégique de l'information; d'autre part, à travers les particularismes culturels marocains, d'identifier les freins culturels et organisationnels qui ralentissent ou entravent la diffusion de la pratique de l'intelligence économique. Enfin, ces constats permettent de proposer les éléments d'une démarche plus précisément adaptée à la réalité des entreprises marocaines», souligne le représentant de BMCE Bank.
Pour ce qui est de Ali Berrada, directeur de la stratégie à Maroc PME, et après avoir donné un bref aperçu sur les réalisations de Maroc PME, il a expliqué que «les situations "d'urgence" concurrentielle auxquelles sont confrontées les entreprises aujourd'hui sont complexes et multidimensionnelles. Alors que la littérature relative à la gestion propose de réduire la complexité, la pratique de l'intelligence économique permet, non pas de la réduire, mais de l'appréhender de telle sorte que les liens essentiels entre des individus, des événements et des technologies soient mis en évidence», explique-t-il. «Tandis que dans une démarche de réduction de la complexité, l'effort d'analyse de l'entreprise aboutit à une synthèse de l'ensemble des éléments concernant un projet déterminé, la démarche d'intelligence économique a pour objectif de relier et mettre en corrélation différents facteurs-clés (individus, technologies, stratégies, savoir-faire), afin de tenter une reconstitution des intentions d'un concurrent», conclut le responsable de Maroc PME.


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