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Guliyev : Le troisième larron
Publié dans Libération le 12 - 08 - 2017

Le Turc Ramil Guliyev a créé la surprise en remportant le 200 m en 20 sec 09 (v-0,1 m/s) aux Mondiaux de Londres, privant le roi du tour de piste Wayde Van Niekerk ("WVN") du doublé 200-400 m, jeudi soir.
Guliyev offre ainsi à son pays la première médaille d'or de son histoire.
Le Sud-Africain Van Niekerk (20.11) et le Trinidadien Jereem Richards (20.11), quasi inconnu également, ont pris les médailles d'argent et de bronze.
L'Américain Michael Johnson reste donc l'unique athlète à avoir réalisé le doublé 200-400 m, deux fois plutôt qu'une, aux Mondiaux-1995 à Göteborg et aux Jeux d'Atlanta l'année suivante.
"C'est le jour le plus incroyable de ma carrière. Je ne pensais jamais avoir une récompense aussi importante. Hier, il faisait très froid et c'était très difficile. Toute l'année j'ai travaillé aussi pour que ce soit possible", a souligné Guliyev.
Issu de la communauté turcophone d'Azerbaidjan, Guliyev avait émigré de son pays natal, "où l'athlétisme n'intéresse pas", pour des raisons financières aussi.
Parmi les meilleurs européens depuis ses années juniors, quand il contestait au Français Christophe Lemaitre la suprématie continentale, Guliyev n'était évidemment pas attendu à ce niveau.
Agé de 27 ans, Guliyev a donc arbitré le duel annoncé entre WVN et le Botswanais Isaac Makwala, qui n'a finalement pas eu lieu.
Makwala s'est effondré dans la ligne droite, sixième en 20.44, plus vidé que remonté par les péripéties des derniers jours.
Par les tours et détours d'une décision de la Fédération internationale (IAAF), le Botswanais, initialement empêché de prendre part aux séries du 200 m lundi et à la finale du 400 m mardi, en raison d'une maladie infectieuse qui sévit dans un des hôtels de la compétition, avait été repêché par l'IAAF à la fin de sa quarantaine et après un examen médical.
L'athlétisme semble redevenu humain et la répétition des efforts -six courses en autant de jours- a produit ses effets sur Van Niekerk.
"J'ai vécu cette compétition comme des montagnes russes. Je n'ai pas seulement célébré ma médaille ce soir, mais plutôt toute ma compétition", a déclaré WVN. "C'est bien pour ma carrière, et c'est un autre moment pour être reconnaissant."
La veille, le recordman du monde du 400 m (43.03 l'an passé aux JO, effaçant des tablettes le record vieux de 17 ans de Michael Johnson) avait peiné, troisième de sa demi-finale deux centièmes devant Lemaitre.
"C'est plus facile à dire qu'à faire, avait pressenti Van Niekerk à propos du doublé 200-400 m. C'est la compétition et tout est très indécis. Mon corps tient bien mais maintenant, il faut passer directement de l'endurance à la vitesse."
Malgré cet accroc, le Sud-Africain confirme son statut de nouvelle tête d'affiche du premier sport olympique, orphelin de la légende du sprint Usain Bolt, seulement troisième du 100 m.
Car avant l'argent du 200 m, Van Niekerk avait facilement conservé son titre sur 400 m, mardi soir, en 43 sec 98.
Premier homme à descendre à la fois sous les 44 secondes au 400 m, les 20 secondes (19.84) au 200 m et les 10 secondes au 100 m (9.94), Van Niekerk n'a pas fini d'explorer les frontières des capacités physiologiques de l'être humain, sous la direction de "tante" Ans Botha (75 ans).
Au triple saut sous tutelle américaine, Christian Taylor (17,69 m) a pris une fois de plus la mesure pour cinq centimètres de Willy Claye, qui doit encore se contenter de l'argent, comme aux Jeux de Londres et de Rio. Le vétéran portugais Nelson Evora, 33 ans et champion olympique en 2008, a complété le podium (17,19 m).
Mais Taylor, à son 3e titre mondial, n'a pas inquiété la marque planétaire du Britannique Jonathan Edwards, plantée depuis 1995 à 18,29 m. Edwards n'a pas tremblé depuis son poste de commentateur pour la chaîne Eurosport.
Au 400 m haies, autre domaine US, Kori Carter (53.07) a puni la championne olympique Dalilah Muhammad, partie très vite, qui a conservé néanmoins la 2e place (53.50).


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