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Plan d'action 2017-2021 du Ministère de la Culture
Pour un cinéma créatif et reflétant l'identité marocaine
Publié dans L'opinion le 07 - 08 - 2017

Le plan d'action 2017-2021 du ministère de la Culture et de la Communication se veut un mécanisme pour aboutir à une industrie cinématographique créative, qui reflète l'identité marocaine et qui se base sur la qualité.

Selon une note présentée, jeudi, lors d'une réunion de la commission de l'Enseignement, de la Culture et de la Communication à la Chambre des représentants, ce plan vise à faire du secteur du cinéma un pilier de développement, à travers l'amélioration de la production nationale, tant au niveau quantitatif que qualitatif, l'élargissement de sa commercialisation à l'intérieur du pays, la promotion de son rayonnement à l'étranger et le respect des droits de l'auteur et de la propriété intellectuelle.
Ce plan, explique la même source, porte également sur la lutte contre le piratage, le rétablissement d'une nouvelle relation entre le public et le cinéma marocain, en procédant à l'organisation, l'appui et la rationalisation de la gestion du secteur, et la mise en place des infrastructures et des mesures juridiques qui s'imposent.
Dans ce cadre, il sera procédé à la numérisation de l'archive du Centre cinématographique marocain (CCM), l'élaboration des lois régissant le secteur, selon une approche participative avec les professionnels, le suivi de la subvention de la production cinématographique, avec l'amélioration de ses mécanismes et la mise en place d'un cadre juridique destiné à soutenir la production cinématographique étrangère au Maroc, pour garantir le rayonnement du Royaume à l'étranger et renforcer davantage sa présence sur la scène cinématographique et médiatique internationale.
Selon le même document, ce plan envisage d'améliorer le système juridique régissant le secteur du cinéma et la révision des textes législatifs et organiques y afférents, en procédant à l'amendement de la loi régissant le CCM, en vue de lui conférer de nouvelles missions et améliorer sa rentabilité et sa compétitivité en harmonie avec le développement technologique évolutif que connait le secteur au niveau international.
Cette réforme juridique touchera également l'organisation de l'industrie cinématographique dans le but de promouvoir ce secteur, développer la production nationale, tant au niveau quantitatif que qualitatif et organiser le secteur et rationaliser sa gestion.
Ce plan porte aussi sur la mise en œuvre des recommandations du livre blanc autour du cinéma marocain, renforcer les partenariats, consolider le système de subvention des films marocains, la promotion de l'investissement étranger et la consolidation de l'image du Maroc en tant que destination privilégiée de tournage.
Le ministère de la Culture et de la Communication œuvrera également à l'élaboration d'un programme destiné à promouvoir la qualité du contenu cinématographique, à travers des sessions de formation initiées par le CCM et encadrées par des professionnels marocains et étrangers au profit des réalisateurs marocains.
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Production cinématographique
Projet d'incitation financière pour tripler l'investissement étranger
Le projet de mise en place d'un système d'incitation financière destiné à attirer plus de productions étrangères au Maroc, qui a été présenté vendredi à Rabat, est de nature à tripler les investissements étranger dans ce domaine, a indiqué le directeur général du Centre cinématographique marocain (CCM), Sarim Fassi Fihri.

Intervenant lors d'une conférence de presse au CCM, M. Fassi Fihri a mis en exergue les retombées notables de ce projet sur la création de l'emploi, en particulier dans la région de Drâa-Tafilalet où le cinéma étranger est la principale source des opportunités de travail pour la population locale.
Dans ce sens, le ministère de la Communication avait conclu un accord avec la direction du budget du ministère de l'Economie pour mettre en place ce projet d'incitation financière qui tient en compte les expériences de différents pays, a rappelé le directeur général du CCM, ajoutant que la direction du budget a accepté d'octroyer 100 millions de Dirhams dans le cadre de la loi de Finances 2016.
Concernant l'investissement étranger dans la production cinématographique au titre de l'année 2016, le Maroc a généré plus de 320 millions de dhs, a-t-il relevé, notant que le Maroc, depuis 1919, attire les productions étrangères grâce à ses attraits (lumière, variété des sites, proximité avec l'Europe...).
Il a, à cet égard, fait remarquer que depuis 1997 le Royaume n'offre qu'une seule mesure incitative, à savoir l'exonération de la TVA de tous les biens et services acquis par les sociétés de production étrangères, précisant que, face à la concurrence mondiale, cette incitation n'est plus suffisante en 2016 pour attirer davantage de productions étrangères..
A ce propos, il a fait savoir qu'en 2015, le nombre de longs métrages produits dans le monde se situe aux alentours de 6.300 réalisés pour un budget global estimé à 330 milliards de dirhams, notant qu'en 2014 le budget investi au Maroc par les producteurs étrangers ne dépasse pas les 0,415 milliards de dirhams, soit seulement 0,13% du budget mondial.
Les organisateurs de la conférence ont, par ailleurs, indiqué dans une note de présentation que le choix du Maroc comme destination de tournage est d'ordre artistique imposé par le scénario du film, ce qui implique que le Royaume accueille uniquement le tournage des scènes qui ne peuvent être tournées ailleurs qu'au Maroc.
Le document cite l'exemple du film "American Sniper" de Clint Eastwood qui a été tourné pour deux semaines en 2014 en partie au Maroc, alors que l'histoire se passe à Bagdad, faisant savoir que des rues entières ont été reconstruites en Californie afin de bénéficier de 5 millions de Dollars d'incitations fiscales locales.
Paradoxalement, relève la même source, le plus gros concurrent du Maroc pour les productions US est le Royaume Uni, où les incitations fiscales poussent les producteurs américains qui tournent au Maroc à y faire leur base arrière et à utiliser les moyens techniques et humains britanniques au Maroc afin de bénéficier des avantages britanniques.
Le document indique également que le Maroc n'est sollicité que pour ce qui ne peut être importé du Royaume Uni (hôtellerie, figuration, transports locaux) ou pour les scènes qui ne peuvent pas être tournées au Royaume Uni, à l'exemple de Mission Impossible 5 et le dernier film de James Bonde, Spectre.
Pour être compétitif, le Maroc se voit donc obligé de mettre en place un système d'incitation financière qui tient en compte les expériences de différents pays, mais aussi qui soit propre au Maroc, souligne la note présentation, ajoutant que les clients traditionnels au Maroc, notamment les Etats Unis et le Royaume Uni, dépensent respectivement 62% et 10% du budget mondial en production de longs métrages.
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12ème Festival du cinéma arabe au Brésil
"Affame ton chien" de Hicham Lasri représente le Maroc
Le Maroc marquera de sa présence la douzième édition du Festival du cinéma arabe au Brésil, prévue du 09 au 16 août à Sao Paulo, avec la projection du film "Affame ton chien" (2015) du réalisateur Hicham Lasri.

Le film, primé de plusieurs distinctions nationales et internationales, revient sur les années de plomb à travers l'histoire d'une équipe de télévision qui attend l'arrivée d'une personnalité haute en couleur pour ce qui va être un reportage sur sa vie.
Entre dysfonctionnement et comédie, l'équipe de tournage réapprend à se connaître après une très longue séparation, mais ce qui a jadis été une sorte de famille professionnelle révèle les fêlures et les haines durant cette journée de tournage qui coïncide avec le dernier jour de Ramadan.
L'édition de cette année, placée sous le signe "Les territoires qui nous traversent", propose une dizaine d'œuvres cinématographiques inédites abordant la diversité du monde arabe mais aussi la question de l'immigration et de l'exil.
"Les films choisis traitent la thématique de l'exil et de la reconstruction du sentiment d'appartenance. (...) le festival mettra également en vedette des films qui constituent des témoignages importants de moments historiques, en particulier pour ceux qui, comme les Palestiniens, font face à la disparition matérielle et symbolique de leurs archives", a affirmé le directeur du festival, Geraldo de Campos.
Organisé par l'Institut de culture arabe (Icarabe), en partenariat avec le Centre culturel Banco do Brasil et le sponsoring de la Chambre arabo-brésilienne de commerce, le festival propose cette année des classiques du cinéma arabe comme "Ila Ayn" (vers où) du réalisateur libanais Georges Nasser, qui traite de la migration d'un père de famille de son Liban natal vers le Brésil.
Le film tourné dans les années 60 est une œuvre inédite qui raconte l'histoire de millions de familles ayant quitté leurs pays d'origine pour s'installer au Brésil. Premier film libanais projeté à Cannes, "Ila Ayn" a été restauré numériquement.
En plus d'une sélection cinématographique très variée des Comores, des Emirats arabes unis, du Liban, de Syrie, d'Irak, de Palestine, de Jordanie et du Brésil, les férus du septième art ont rendez-vous avec un concert inédit qui mettra à l'honneur des poèmes écrits au 11-ème siècle par Al Mutamid Ibn Abbad (1040–1095), dernier émir abbadide à régner à Séville.
Le concert "Al Moutamid Ibn Abbad, roi-poète d'Andalousie : un voyage à travers dix siècles de musique et d'échanges culturels", réunira des musiciens du Maroc, du Portugal et d'Espagne.
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3ème festival du cinéma de Saïdia "Cinéma sans frontières"
12 films en compétition
Douze films seront en compétition pour s'adjuger l'un des prix de la 3ème édition du festival du cinéma de Saïdia "Cinéma sans frontières" qui aura lieu, du 23 au 27 août courant dans la Perle bleue sous le thème "Tous pour la créativité marocaine". 

Six longs-métrages et huit courts-métrages seront ainsi en lice pour remporter le grand prix "Perle Bleue" où l'une des distinctions du festival notamment celles de meilleurs réalisateur, scénariste et acteur, apprend-on auprès des organisateurs.
En ce qui concerne les longs-métrages, il s'agit de "Ma famille entre deux terres" de la réalisatrice franco-marocaine Nadia Harek, "Aux pays des merveilles" de Jihan El Bahar (Maroc), "Contes de mon village" de Karim Traydia (Algérie), "Rêves d'une oasis" de Aziz Lakhouader (Maroc), "Green Card" de Meryem Crawshop (Hollande-USA) et "Le voyage de Khadija" de Tareq Idrissi (Hollande-Maroc).
Plusieurs courts-métrages seront également en compétition lors de cette troisième édition du festival "Cinéma sans frontières" de Saïdia.
Le jury de cette 3ème édition, qui porte le nom du critique du cinéma feu Nourredine Kechti, sera présidé par le réalisateur marocain Mohamed Ismaïl. Les films seront projetés dans des espaces ouverts, alors que plusieurs tables rondes et ateliers seront organisés sur des thèmes en lien avec le cinéma et la littérature, l'image dans le cinéma marocain, le cinéma et les médias et les questions de l'immigration et des MRE dans le cinéma.
Initiée par l'Association Al Amal pour la cohabitation et le développement, cette manifestation artistique vise à promouvoir la culture cinématographique dans la région de l'Oriental, en particulier à Saïdia, servir de trait d'union entre les Marocains d'ici et d'ailleurs, mettre en relief les questions de l'immigration et des immigrés et promouvoir la culture de tolérance et de cohabitation, indique un communiqué de l'association.
Cet événement artistique sera organisé avec le soutien notamment du ministère de la Culture et de la Communication, du Conseil régional de l'Oriental, du Conseil provincial de Berkane et du Conseil régional du tourisme.


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