UN TRAIN DE REFORME C'est le couronnement d'un parcours sans faute. Le coup d'envoi d'une carrière prestigieuse. À 45 ans, Mustapha Mansouri est ministre RNI du Transport et de la Marine marchande. Ce natif de Nador a accueilli cette consécration avec fierté. Tout lui a réussi. Les études d'abord. Sanctionnées par différents diplômes. Licence et maîtrise en sciences économiques obtenues en France, doctorat de troisième cycle en économie et doctorat d'Etat dans le même domaine à l'Université Mohamed V. La politique ensuite. M. Mansouri tombe jeune dans le chaudron de la politique et intègre le RNI dont il est député de Nador, sa ville natale, depuis 1993. Président du conseil municipal de Laaroui dans la même province, M. Mansouri a été élu, mercredi 20 octobre 1997, président de la région de l'Oriental qui sans conteste trouve en lui un meilleur représentant, fidèle et serviable. Jusqu'ici chef du groupe parlementaire du RNI, membre de son comité exécutif, Mustapha Mansouri représente la nouvelle classe d'âge qui doit se mettre en place au sein du RNI. Jeune, dynamique et travailleur. D'un naturel bonhomme et modeste, il dispose de nombreux atouts pour faire face à sa nouvelle charge. Lors d'une séance de travail avec ses collaborateurs juste après la cérémonie de passation des pouvoirs avec son prédécesseur, Driss Benhima, M. Mansouri a prononcé un long discours sur la conception qu'il se fait de sa nouvelle mission en particulier et du rôle du gouvernement d'alternance en général. &laqno; Je me limiterai, en ce qui me concerne, à la réforme du système d'incitation à l'investissement, à l'assainissement de l'administration et à la consolidation de l'Etat de Droit dans les affaires», souligne-t-il en préambule. S'agissant du département du transport, le ministre a invité ses collaborateurs à lui &laqno;présenter dans une semaine au plus tard une note retraçant le diagnostic, la politique suivie, les perspectives d'avenir», ainsi qu'un projet d'organigramme de l'administration centrale et extérieure... Concernant la tutelle de l'Etat sur les établissements publics, M. Mansouri estime que celle-ci ne devrait être ni source de blocage ni une entrave à l'intitiative et au dynamisme. &laqno; Le ministère du Transport considère au contraire que l'exercice de la tutelle doit mobiliser les services du ministère pour appuyer les intiatives des entreprises et non entraver leurs actions», explique-t-il. Mustapha Mansouri livre ainsi une nouvelle approche des problèmes du secteur. Homme à ne pas se laisser griser par les lambris du pouvoir, conscient d'avoir été appelé à faire partie de l'équipe Youssoufi pour une durée limitée dans le temps, il compte initier un nouveau "style de travail".