Turquie : Erdogan s'offre un palais à 350 millions de dollars    Radiations en Bourse : Les raisons d'un retrait en masse    Croissance : «Nous avons un problème au niveau de notre tissu entrepreneurial»    Maroc Telecom : L'activité au Maroc se reprend    Supervision des élections : Les partis de l'opposition s'accrochent à leur revendication d'une commission nationale indépendante        Maroc-UE : Destinés à vivre «ensemble»    Coupe du Trône de Football : La RSB et le FUS prennent une option pour la finale    Al Qods-est: la poursuite de la colonisation israélienne préoccupe l'ONU    La Suède reconnaît officiellement l'Etat Palestinien    Belgique : SAR la Princesse Lalla Meryem représente SM le Roi aux commémorations du 100ème anniversaire du début de la 1ère Guerre mondiale    Des baraques de commerces ravagées par le feu El Jadida    Championnat du monde de bridge : le Maroc en finale pour la première fois de son histoire    célébration de la Marche Verte en Floride    Les 4 saisons    Enquête du HCP : Le temps professionnel occupe 3h20mn de la journée des Marocains, soit 26 mn de plus que les Français    L'économie numérique entre bilans et perspectives    SIB 2014 / Une vitrine pour les professionnels de construction    5ème édition de Artqaida au cinéma Renaissance de Rabat    Semaines du film européen au Maroc : Comédie, émotions et romance au programme    Beyoncé : Une autobiographie non autorisée va faire grand bruit    Le GPD approfondit la réflexion sur le PLF 2015    Suisse : Bientôt des sanctions contre les piétons accros au portable?    Les Néerlandais d'origine marocaine boudent les Marocaines    11e festival Cinéma et migrations    CFC, meilleur centre financier de la région MENA    Maroc : 16 morts et 1 339 blessés dans 1 042 accidents en une semaine !    Report de la CAN 2015 : Le Maroc explique ses raisons à la CAF    Le mot pour rire: Marche ou grève    Il fait l'actu : Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement    Alliance de cœur    News    Rabat exige une enquête sur l'incident frontalier avec l'Algérie    Mohamed Hassad : Les fauteurs de troubles seront interdits d'accès aux stades et leurs associations dissoutes    L'EN d'haltérophilie en concentration pour les prochaines échéances internationales    Divers sportifs    Caravane de la Marche Verte    Escale tangéroise pour la goélette d'exploration Tara    L'orthorexie : quand manger sainement devient une obsession    La chirurgie esthétique s'invite à Marrakech    Divers    Le Maroc et les USA renforcent leur coopération environnementale    Une pièce musicale ancestrale ressuscitée par un groupe de jeunes musiciens Souiris    Le film marocain "Sled" remporte le Grand prix du Festival international du court métrage de Nouakchott    Le pharaon Toutankhamon ne serait pas mort comme on le pensait        Montréal : 15ème édition du Festival du Monde Arabe : Le dialogue des cultures    Société civile, médias et services de sécurité    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

LE PASSAGE A L'ACTE
Habib El Malki, ministre de l'Agriculture
Publié dans MarocHebdo le 21 - 03 - 1998

Le député USFP de Boujaâd, en se voyant confier un département aussi important que celui de l'agriculture va faire son &laqno;baptême du feu» dans l'action et la gestion gouvernementale. Economiste distingué de la formation de Me Youssoufi, il a veillé depuis des lustres à entretenir sa notoriété -et au passage, par ricochet, celle de son parti-, gérant avec soin la médiatisation de ses recherches universitaires et en en optimisant les retombées. Pareille obstination a en tout cas porté ses fruits: ne se voit-il pas confier le secrétaire général du CNJA, en 1990, pour commencer, puis d'autres &laqno; pantouflages » pas seulement honorifiques -direction du CMC, Conseil consultatif des droits de l'Homme, Académie du Royaume,...?
Avec quelques autres de son parti, il a en somme préfiguré et milité pour l'achèvement de l'intégration institutionnelle et aujourd'hui gouvernementale de l'USFP. Ce qui lui vaudra quelques &laqno;grincements» dans son parti dans lequel il est membre de la commission administrative: par rivalité -les chapelles ne manquent pas non plus au sein de l'USFP- certains estiment, à tort ou à raison, que sa surcote médiatique cache mal sa sous-cote organique... Au fond, dans ce parti, il est l'un des responsables d'une ligne désormais &laqno;centriste» ou social-démocrate si l'on préfère: aux oubliettes, les imprécations de naguère contre le libéralisme et la bourgeoisie exploiteuse des masses populaires, au placard, les professions de foi autour d'un socialisme planificateur volontiers présent comme la seule &laqno;alternative» à la crise; voici venu le temps d'une démarche seulement réformatrice encore imprégnée des oripeaux d'une culture économique étatiste.
En se frottant au réel -en particulier dans le cadre du CNJ-, Habib El Malki a pu mesurer la difficulté du &laqno;mal marocain» qu'évacuait allègrement toute une vulgate de son parti: le poids de l'inertie, les résistances de l'administration, les lenteurs et les blocages du travail gouvernemental. Il sait que le projet messianique de son parti de &laqno;changer la société» n'est plus qu'une curiosité idéologique qu'il faut remiser dans l'histoire des idées politiques contemporaines, tant au dedans qu'au dehors.
À la tête d'un département ministériel comme l'agriculture qui contribue à la formation de quelque 18% du PIB, il aura sans doute à coeur de mieux resituer ce secteur dans le développement économique national. Mais que faire? Et par quoi commencer, à part prier tous les matins pour des pluies tant attendues ces semaines-ci? Les chantiers structurels ne manquent pas. Arrivera-t-il à élaborer une politique foncière novatrice adaptée à la multiplicité des régimes juridiques de la terre ? Donnera-t-il la priorité à un fond de développement rural pour financer les opérations d'infrastructure et d'équipement ? Infléchira-t-il d'une manière significative le système actuel du Crédit agricole dans le sens d'une véritable décentralisation et d'une autonomie régionale, voire locale? Oeuvrera-t-il à la rationalisation de la politique d'irrigation et d'utilisation de l'eau? Assainira-t-il la politique commerciale en donnant plus d'efficacité aux circuits intérieurs parasites par des intermédiaires rentiers?
Vaste programme, on le voit bien! Au fond, il s'agit de l'élaboration et de la mise en oeuvre d'une véritable stratégie de promotion du monde rural -dont une bonne partie n'a pas bénéficié équitablement des fruits du développement devant conduire à terme à l'autosuffisance alimentaire pour les produits de grande consommation comme le blé tendre et le riz,... Pas seulement: il importe aussi de se préparer, d'une manière appropriée, aux conséquences de la libéralisation, et ce tant par des mesures immédiates qu'à moyen terme. La mise en place d'une véritable filière céréalière qui fournit plus de 3% PIB est évidemment l'une des priorités de l'heure.
Il ne s'agira pas de &laqno; gérer » des compromis avec les uns et les autres pour ne pas faire de vagues mais de dégager les lignes de force d'une nouvelle culture de partenariat avec les producteurs et les opérateurs où le ministère de l'agriculture doit comprendre qu'il est au service de ceux qui travaillent... Traditionnellement, les socialistes sont réputés mal connaître le monde agricole. Babib El Malki aura certainement à coeur de faire la preuve que ce n'est qu'une idée reçu.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.