Quelle com' politique ?    Cummins Inc. s'installe à Casablanca    Interception de 23 clandestins subsahariens dans le sud de l'Espagne    Mélilia, une ONG critique le rapatriement des mineurs marocains    Dissension autour de la darija à l'école    Fabius vient confirmer « le renouveau des relations d'amitié »    Forte présence marocaine au congrès de Cordoue    100 entreprises seront accompagnées cette année    Promotion touristique: Le Maroc renforce sa dynamique aérienne    ANRT : Nouvelle plate-forme de gestion pour les noms de domaine «.ma»    Le CESE renouvelle ses instances    Rallye Aïcha des Gazelles : A vos marques, Mesdames !    Clivage    Abdelhakim Challot, directeur de la communication de la RAM : Un journaliste politique devenu communicant    Cinéma africain : Royal Air Maroc lance le prix Ibn Battuta    Cannabis: Le Maroc très compétitif à l'export    Le Tchad, nouvelle pierre angulaire de la sécurité en Afrique?    Prise en charge du handicap    Une première base de données des auteurs marocains    Racisme et islamophobie, fonds de commerce du Front national    Le CNDH propose que les militaires et les étrangers aient le droit de voter    Le gaz moutarde va-t-il enflammer les relations maroco-espagnoles ?    Les équipes du haut à labeur face à plus petit que soi    Heinzinger s'adjuge l'Open de Dar Es Salam 1    Le MAT et l'OCK se neutralisent    Divers Economie    La présidente de l'OPIC en prospection dans le Royaume    Journée régionale du consommateur à El Jadida    Caravane médicale au profit des habitants du village de Kerrouchen au Moyen-Atlas    Le Maroc premier producteur de résine de cannabis en Afrique    Divers    Le Maroc condamne les violations des droits humains à Tindouf    Les défis de la création d'une Cour africaine de justice et des droits de l'Homme    Lego affiche des profits en hausse    Insolite    Le Festival Oyoun du théâtre de rue rend hommage à Touria Jabrane    Le Libanais Melhem Zein en concert à Rabat    Reprise du dialogue libyen ce jeudi au Maroc    TADLA AZILAL Célébration de la journée mondiale de la protection civile.    Point de vue : Il faudra les planquer    Casablanca : Arrestation de trafiquants de drogue à Lahraouiyine    Coopération entre les chambres de commerce et d'industrie du Maroc et de France en Côte d'Ivoire    Zagora célébre la 12e édition du Festival international des nomades.    Hausse de 4,6% du trafic passager mondial    Royal Air Maroc, transporteur officiel du Fespaco    Italie : L'AS Rome a de l'orgueil, mais la Juventus voit le titre    Le Maroc de 0 à 4.167 m d'altitude, le périple original d'un alpiniste croate    La Ligue nationale de football professionnel démarre le 25 mars    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

Aïcha Belarbi et Nouzha Chekrouni, deux femmes au gouvernement
Publié dans MarocHebdo le 21 - 03 - 1998


UN SOUPçON DE FEMINITE
Au terme de nombreuses négociations, c'est un gouvernement disparate et hétéroclite -malgré la marge de temps qu'a eu Youssoufi pour le former- qui porte dans ses plis, bon gré mal gré, une "touche" féminine. Mais faible. Au point qu'on peut parler même de sous-représentativité de la femme dans ce gouvernement qui s'est prononcé pour le changement et l'amélioration du vécu des marocains. Aïcha Belarbi et Nouzha Chekrouni sont les deux seules femmes que comptera désormais le tout nouveau gouvernement qui est pourtant composé de trente et un ministres et de neuf secrétaires d'Etat.
Aïcha Belarbi
Ces deux femmes sont connues comme étant deux militantes de l'USFP et deux intellectuelles qui ont fait parler d'elles avant d'être proposées sur les listes du gouvernement.
Aïcha Belarbi travaillera aux côtés de Abdellatif Filali, ministre des Affaires étrangères et de la coopération, en tant que Secrétaire d'Etat chargée de la coopération. Native de Salé en 1946, Mme Belarbi est titulaire d'un Doctorat d'Etat en sociologie depuis 1987 et est professeur à la faculté des Sciences de l'éducation. Elle est également coordinatrice du "Collectif Approches" et consultante auprès de l'UNICEF, l'UNESCO et le PNUD. Elle est connue dans le milieu de l'édition grâce à deux ouvrages qu'elle a publié. On la connaît pour son profond respect des engagements pris et sa capacité à s'investir totalement dans les tâches qu'elle accomplit.
Le département qui lui a été confié devrait pouvoir compter sur le travail d'une femme de la trempe de Aïcha Belarbi. Humaniste, chaleureuse, honnête et intellectuelle, Mme Belarbi est aussi une "battante" qui s'est beaucoup préoccupée de la condition féminine et en particulier de la situation de la jeune fille en milieu rural. Mme Belarbi a milité et marqué les milieux de la recherche à l'échelle nationale et internationale par sa verve et sa rigueur. Elle a un autre atout, mis en avant par ses proches, qui lui sera probablement très utile: une "disposition à toujours se remettre en cause".
Quant à Nouzha Chekrouni, elle n'a rien à envier à sa consoeur. Native de Meknès en 1955, Mme Chekrouni, professeur de langue à la faculté des Lettres de cette même ville, vient d'être nommée Secrétaire d'Etat chargée des Handicapés. Polyglotte affirmée, Mme Chekrouni représente l'Internationale socialiste féminine. C'est une femme battante au dynamisme remarquable qui, certes, n'est pas assez médiatisée, mais dont l'engagement est incontestable. Son échec aux dernières législatives n'a pas découragé cette militante de grand calibre. On la pressentait pour le portefeuille des affaires sociales, elle travaillera aux côtés de Khalid Alioua, ministre du Développement social, de la Solidarité, de l'Emploi et de la Formation professionnelle, porte-parole du Gouvernement, en tant que Secrétaire d'Etat chargé des handicapés.
Nouzha Chekrouni
Le même scénario que celui des législatives s'est produit pour la désignation du gouvernement. On a eu deux députés et aujourd'hui, on a deux Secrétaires d'Etat. Peut-être que le chiffre "deux" est le quota de représentativité accordé aux femmes dans les différentes institutions politiques. On aurait pu penser qu'un gouvernement socialiste, dont l'une des priorités est la question du social, donnerait une part plus belle aux femmes. Cela faisait d'ailleurs partie des promesses faites par le Premier ministre. Or, dans le dernier gouvernement, il y avait quatre femmes. Aujourd'hui, il n'y en a plus que deux. Malgré cela, Me Youssoufi s'est prononcé pour une réforme de la condition féminine. Elle ne passe apparemment pas par une plus grande participation aux affaires du pays.
D'après une déclaration du Premier ministre à 2M, cette sous-représentativité est due essentiellement au fait que les partis en lice n'ont pas proposé de femmes ministrables. Il semblerait que la concurrence entre les hommes ait fait tellement d'étincelles qu'elles ont éclipsé les quelques aspirantes aux portefeuilles. En tout cas, ces deux femmes ont une lourde responsabilité : celles de représenter à elles seules plus de la moitié de la population.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.