Marsa Maroc recule mais draine les volumes!    Sommet de la Ligue arabe ce lundi en Mauritanie    Attentat à la bombe en Allemagne    Un incendie ravage environ 40 hectares de forêt près de Larache    Préparation des épreuves, le juteux business des écoles    Affaire Laftite. La recette Benkirane    Un haut dignitaire du Polisario accusé de détournement de fripes    S.M le Roi Mohammed VI, un Souverain visionnaire et humaniste    Tenue du 27ème Sommet arabe à Nouakchott    Bombardements aériens sur des hôpitaux d'Alep et tirs de roquettes sur Damas    Semaine sanglante en Allemagne où une tuerie en chasse une autre    La décision du CIO sur la Russie divise le mouvement sportif    Al Ahly ou l'accroc égyptien sur le chemin de gloire du Wydad    Abdeslam Bennani Smires domine le Grand Prix SM le Roi Mohammed VI de saut d'obstacles    La BAD s'engage à accompagner les différentes initiatives du Groupe OCP en faveur du continent africain    Evolution positive des recettes touristiques    Mounia Boutaleb : Un tableau doit représenter une émotion née de la vie    La mode s'invite au Moussem culturel international d'Assilah    "Star Trek sans limite" largement en tête du box-office    Hausse de 3,2% du résultat net part de Maroc Telecom    Lutte contre le dopage : Le Maroc muscle sa loi    Accord agricole: Alem revient sur l'audience à la Cour de l'UE    Yahoo! cède ses parts Internet à Verizon    Interpellation à Meknès de 827 personnes en deux semaines    Ouverture d'une enquête judiciaire contre un policier pour dénonciation calomnieuse d'acte criminel    Divers    Marrakech : 60 MDH pour l'INDH    Le Maroc adhère au Traité d'amitié et de coopération de l'ASEAN    L'Intérieur allergique aux propositions de l'opposition    La COP22 fera la part belle à la mer    Tanjazz : Une édition glamour !    L'OCP et la BAD s'allient pour l'Afrique    Oualidia décroche le « Pavillon bleu »    Hassad et Boussaid dénoncent des allégations visant le Wali de Rabat    ENTRETIEN : «Il y a une grande attente du continent par rapport au retour du Maroc au sein de l'UA»    Le FMI accorde une LPL de 3.4 milliards $ au Maroc    8è championnat arabe de kick-boxing à Amman: Le Maroc s'adjuge 12 médailles, dont 10 en or    Les danses Guadra et Ahidous à l'honneur au festival africain en République Tchèque    Le sosie de PSY bluffe le public au festival d'Oujda !    Kristen Nairn met le feu à Maison B    « De l'Atlas au chemin de Compostelle » Adam LOTFI    SAR le Prince Moulay Rachid préside la cérémonie de remise des prix SM de saut d'obstacles    Zéro «grissage»*    Nador : Des migrants illégaux incendient une forêt !    Murmure coupable    INNOV INVEST a été pensé de façon à offrir aux startups une solution de financement adaptée    Sit-in à Rabat contre le projet de réforme des régimes de retraite    Le LOSC refuse une offre de Watford pour Boufal Spécial    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Aïcha Belarbi et Nouzha Chekrouni, deux femmes au gouvernement
Publié dans MarocHebdo le 21 - 03 - 1998


UN SOUPçON DE FEMINITE
Au terme de nombreuses négociations, c'est un gouvernement disparate et hétéroclite -malgré la marge de temps qu'a eu Youssoufi pour le former- qui porte dans ses plis, bon gré mal gré, une "touche" féminine. Mais faible. Au point qu'on peut parler même de sous-représentativité de la femme dans ce gouvernement qui s'est prononcé pour le changement et l'amélioration du vécu des marocains. Aïcha Belarbi et Nouzha Chekrouni sont les deux seules femmes que comptera désormais le tout nouveau gouvernement qui est pourtant composé de trente et un ministres et de neuf secrétaires d'Etat.
Aïcha Belarbi
Ces deux femmes sont connues comme étant deux militantes de l'USFP et deux intellectuelles qui ont fait parler d'elles avant d'être proposées sur les listes du gouvernement.
Aïcha Belarbi travaillera aux côtés de Abdellatif Filali, ministre des Affaires étrangères et de la coopération, en tant que Secrétaire d'Etat chargée de la coopération. Native de Salé en 1946, Mme Belarbi est titulaire d'un Doctorat d'Etat en sociologie depuis 1987 et est professeur à la faculté des Sciences de l'éducation. Elle est également coordinatrice du "Collectif Approches" et consultante auprès de l'UNICEF, l'UNESCO et le PNUD. Elle est connue dans le milieu de l'édition grâce à deux ouvrages qu'elle a publié. On la connaît pour son profond respect des engagements pris et sa capacité à s'investir totalement dans les tâches qu'elle accomplit.
Le département qui lui a été confié devrait pouvoir compter sur le travail d'une femme de la trempe de Aïcha Belarbi. Humaniste, chaleureuse, honnête et intellectuelle, Mme Belarbi est aussi une "battante" qui s'est beaucoup préoccupée de la condition féminine et en particulier de la situation de la jeune fille en milieu rural. Mme Belarbi a milité et marqué les milieux de la recherche à l'échelle nationale et internationale par sa verve et sa rigueur. Elle a un autre atout, mis en avant par ses proches, qui lui sera probablement très utile: une "disposition à toujours se remettre en cause".
Quant à Nouzha Chekrouni, elle n'a rien à envier à sa consoeur. Native de Meknès en 1955, Mme Chekrouni, professeur de langue à la faculté des Lettres de cette même ville, vient d'être nommée Secrétaire d'Etat chargée des Handicapés. Polyglotte affirmée, Mme Chekrouni représente l'Internationale socialiste féminine. C'est une femme battante au dynamisme remarquable qui, certes, n'est pas assez médiatisée, mais dont l'engagement est incontestable. Son échec aux dernières législatives n'a pas découragé cette militante de grand calibre. On la pressentait pour le portefeuille des affaires sociales, elle travaillera aux côtés de Khalid Alioua, ministre du Développement social, de la Solidarité, de l'Emploi et de la Formation professionnelle, porte-parole du Gouvernement, en tant que Secrétaire d'Etat chargé des handicapés.
Nouzha Chekrouni
Le même scénario que celui des législatives s'est produit pour la désignation du gouvernement. On a eu deux députés et aujourd'hui, on a deux Secrétaires d'Etat. Peut-être que le chiffre "deux" est le quota de représentativité accordé aux femmes dans les différentes institutions politiques. On aurait pu penser qu'un gouvernement socialiste, dont l'une des priorités est la question du social, donnerait une part plus belle aux femmes. Cela faisait d'ailleurs partie des promesses faites par le Premier ministre. Or, dans le dernier gouvernement, il y avait quatre femmes. Aujourd'hui, il n'y en a plus que deux. Malgré cela, Me Youssoufi s'est prononcé pour une réforme de la condition féminine. Elle ne passe apparemment pas par une plus grande participation aux affaires du pays.
D'après une déclaration du Premier ministre à 2M, cette sous-représentativité est due essentiellement au fait que les partis en lice n'ont pas proposé de femmes ministrables. Il semblerait que la concurrence entre les hommes ait fait tellement d'étincelles qu'elles ont éclipsé les quelques aspirantes aux portefeuilles. En tout cas, ces deux femmes ont une lourde responsabilité : celles de représenter à elles seules plus de la moitié de la population.