« Nous ne sommes pas satisfaits de la concurrence sur le fixe » Entretien avec Stéphane Richard, PDG du Groupe Orange    Enquête du HCP : Comment les citoyens perçoivent-ils les déficits sociaux ?    Lydec a nouveau récompensée    Il fait l'actu : Abdelmajid Iraqui Houssaini, Président du directoire de Taqa Maroc    Le suisse Djembe Communications s'installe à Rabat    Merci Abderraouf !    Combat de coqs pour un pouvoir qui n'en est pas un    La coordination entre les agences de presse africaines dans tous les domaines d'intérêt commun est fondamentale    Trois coureurs marocains nommés meilleurs cyclistes    SIAL Abu Dhabi : Le terroir à l'heure de la montée en gamme    Nador : Saisie de 5,5 tonnes de hachich et arrestation de deux membres du réseau de trafic de drogue    Le partenariat entre maroc et le CCG en marche    La chronique du jour d'après: Le dernier renoncement de François Hollande    Campagne de don de sang dans l'Oriental : La marche devra continuer    Pour une réflexion innovante sur les sciences de gestion    Message de condoléances de l'Istiqlal à M. Benkirane    Hicham Lasri et Malika Zara récompensés par l'AFAC    Kelaât des Sraghna à l'heure du Moussem annuel de Bouya Omar    Santiago Fillol: «Le cinéma marocain est en train de développer sa façon de vivre la liberté»    Le PPS réunit les élus progressistes    Trophée attribué par France Football: Le Ballon d'Or sera connu le 12 décembre    Nord du Maroc : Le taux de remplissage des barrages dépasse 47% au 7 décembre    Un marocain a tenté de s'immoler par le feu à Madrid    Aziz Akhannouch amène des changements en profondeur    Les candidats au baccalauréat ayant fait l'objet de mesures disciplinaires seront autorisés à passer la session 2017    Les industriels aéronautiques marocains en prospection en Malaisie    Pas d'argent, pas de mercato    Les MEDays récompensent le Haïti et le Zimbabwe    L'Algérie irritée par le succès de Fillon    Porter un projet en politique : Omar Balafrej livre sa vision à HEM    Paris : Le Maroc présente ses lettres officielles pour l'adhésion au Partenariat pour un gouvernement ouvert    Le président de la FIFA intransigeant face à la pédophilies dans le football    PJD : Un conseil national le 14 janvier    L'ONEE réalise un nouveau laboratoire d'étalonnage et de contrôle des performances des compteurs d'eau    Shakhnazarov: "le cinéma russe se cherche"    Ronaldo reçoit l'appui du Real face aux Football Leaks    Congrès arabe sur les technologies de l'information à Béni Mellal    Plus de 322 projets réalisés dans le secteur de l'enseignement à Taounate    Divers    Walid Regragui tire à boulets rouges sur la Commission de programmation    Naufrage au large de l'île yéménite de Socotra    L'armée syrienne prend le contrôle de la totalité de la Vieille ville d'Alep    News    Le PSG rate la pole position    Paul Haggis envisage tourner un film au Maroc    Mehdi Nebbou : Un film doit réveiller des consciences et soulever des questions    Parution du nouveau roman d'Amine Jamaï "Le Général marocain Arabmageddon" Fiction préventive    Organisation internationale pour les migrations: Le Maroc élu vice-président du Bureau du Conseil    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Aïcha Belarbi et Nouzha Chekrouni, deux femmes au gouvernement
Publié dans MarocHebdo le 21 - 03 - 1998


UN SOUPçON DE FEMINITE
Au terme de nombreuses négociations, c'est un gouvernement disparate et hétéroclite -malgré la marge de temps qu'a eu Youssoufi pour le former- qui porte dans ses plis, bon gré mal gré, une "touche" féminine. Mais faible. Au point qu'on peut parler même de sous-représentativité de la femme dans ce gouvernement qui s'est prononcé pour le changement et l'amélioration du vécu des marocains. Aïcha Belarbi et Nouzha Chekrouni sont les deux seules femmes que comptera désormais le tout nouveau gouvernement qui est pourtant composé de trente et un ministres et de neuf secrétaires d'Etat.
Aïcha Belarbi
Ces deux femmes sont connues comme étant deux militantes de l'USFP et deux intellectuelles qui ont fait parler d'elles avant d'être proposées sur les listes du gouvernement.
Aïcha Belarbi travaillera aux côtés de Abdellatif Filali, ministre des Affaires étrangères et de la coopération, en tant que Secrétaire d'Etat chargée de la coopération. Native de Salé en 1946, Mme Belarbi est titulaire d'un Doctorat d'Etat en sociologie depuis 1987 et est professeur à la faculté des Sciences de l'éducation. Elle est également coordinatrice du "Collectif Approches" et consultante auprès de l'UNICEF, l'UNESCO et le PNUD. Elle est connue dans le milieu de l'édition grâce à deux ouvrages qu'elle a publié. On la connaît pour son profond respect des engagements pris et sa capacité à s'investir totalement dans les tâches qu'elle accomplit.
Le département qui lui a été confié devrait pouvoir compter sur le travail d'une femme de la trempe de Aïcha Belarbi. Humaniste, chaleureuse, honnête et intellectuelle, Mme Belarbi est aussi une "battante" qui s'est beaucoup préoccupée de la condition féminine et en particulier de la situation de la jeune fille en milieu rural. Mme Belarbi a milité et marqué les milieux de la recherche à l'échelle nationale et internationale par sa verve et sa rigueur. Elle a un autre atout, mis en avant par ses proches, qui lui sera probablement très utile: une "disposition à toujours se remettre en cause".
Quant à Nouzha Chekrouni, elle n'a rien à envier à sa consoeur. Native de Meknès en 1955, Mme Chekrouni, professeur de langue à la faculté des Lettres de cette même ville, vient d'être nommée Secrétaire d'Etat chargée des Handicapés. Polyglotte affirmée, Mme Chekrouni représente l'Internationale socialiste féminine. C'est une femme battante au dynamisme remarquable qui, certes, n'est pas assez médiatisée, mais dont l'engagement est incontestable. Son échec aux dernières législatives n'a pas découragé cette militante de grand calibre. On la pressentait pour le portefeuille des affaires sociales, elle travaillera aux côtés de Khalid Alioua, ministre du Développement social, de la Solidarité, de l'Emploi et de la Formation professionnelle, porte-parole du Gouvernement, en tant que Secrétaire d'Etat chargé des handicapés.
Nouzha Chekrouni
Le même scénario que celui des législatives s'est produit pour la désignation du gouvernement. On a eu deux députés et aujourd'hui, on a deux Secrétaires d'Etat. Peut-être que le chiffre "deux" est le quota de représentativité accordé aux femmes dans les différentes institutions politiques. On aurait pu penser qu'un gouvernement socialiste, dont l'une des priorités est la question du social, donnerait une part plus belle aux femmes. Cela faisait d'ailleurs partie des promesses faites par le Premier ministre. Or, dans le dernier gouvernement, il y avait quatre femmes. Aujourd'hui, il n'y en a plus que deux. Malgré cela, Me Youssoufi s'est prononcé pour une réforme de la condition féminine. Elle ne passe apparemment pas par une plus grande participation aux affaires du pays.
D'après une déclaration du Premier ministre à 2M, cette sous-représentativité est due essentiellement au fait que les partis en lice n'ont pas proposé de femmes ministrables. Il semblerait que la concurrence entre les hommes ait fait tellement d'étincelles qu'elles ont éclipsé les quelques aspirantes aux portefeuilles. En tout cas, ces deux femmes ont une lourde responsabilité : celles de représenter à elles seules plus de la moitié de la population.