Le Maroc vise la qualification au Mondial    Brèves Internationales    Création d'un ministère délégué chargé des Affaires africaines: Une exigence pour la politique étrangère du Maroc    Etudes supérieures: Le coup de pouce de Bridge to study away    Mohamed Sijelmassi: Une vie au service de la culture    Le WAC plus que jamais déterminé à passer l'obstacle de l'USMA    Babaliste signe son premier million    L'ANP obtient le feu vert pour un emprunt obligataire de 500 MDH    S.M le Roi reçoit l'envoyé personnel du S.G de l'ONU pour le Sahara    Deux vaccins expérimentaux prometteurs contre le virus Ebola    Khamenei met en garde les Etats-Unis à propos de l'accord nucléaire    News    La Chambre des représentants approuve neuf dispositions de son règlement intérieur    Trapero, chef de la police catalane, héros, martyr ou traître à la nation ?    Ligue des champions : Le Real stoppé par Tottenham    Une étape-reine de 65 kilomètres au Tour de France 2018    Divers sportifs    La jaunisse fusarienne du bananier menace le fruit le plus vendu au monde    Insolite : Excédée par le foot    Kiné, ostéopathe ou bien chiropracteur, qui consulter ?    Divers    Plus de 8 millions de touristes ont visité le Maroc à fin août    Les meilleurs films de tous les temps    L'art contemporain marocain sublimé à Paris par l'œuvre d'Ilham Laraki Omari    "Only the Brave" porte à l'écran le dur métier de pompier    Les écoles tenus de publier les noms des enseignants absents    Samaa Marrakech pour les Rencontres et Musiques Soufies    Dentistes, attention aux déchets toxiques !    Le «Daniel Pearl 2017» décerné à une journaliste marocaine    L'ONSSA alerte contre la commercialisation d'une huile d'olives non conforme    El Othmani: «Le remaniement élargi n'est pas à l'ordre du jour»    Dar Al Amane, l'enseigne de la fenêtre participative de la SGMB, déjà opérationnelle    Législatives Autrichiennes: Sebastian Kurz devient le plus jeune dirigeant au monde    Classement FIFA : Le Maroc dans le Top 50    Sanad s'offre un nouveau look    L'amazighe est-il en danger?    RABAT: LE ROI INAUGURE LE CENTRE DE CARDIOLOGIE DE L'HÔPITAL MILITAIRE    TETOUAN: ARRESTATION D'UN TRAFIQUANT EN POSSESSION DE 120 CAPSULES D'HEROINE    Catalogne: Madrid confirme qu'une suspension de l'autonomie est sur la table    L'ONEE met en service de nouveaux modes de paiement électronique    Raqa, Kirkouk : Le problème kurde de Washington    Pour le Qatar, la crise du Golfe a affecté la lutte antijihadiste    HAUSSE DES SALAIRES: LES SYNDICATS POSENT UN ULTIMATUM À EL OTHMANI    Le Salon du cheval d'El Jadida : Une première décennie pleine de succès et de passion    Le Roi Mohammed VI reçoit Horst Kohler    Muséologie: Mehdi Qotbi en voyage d'information à Londres    Festival de la Culture soufie: Le Samaâ, de tariqa en tariqa    Amical : Le Maroc affrontera l'Ecosse fin mars 2018    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Aïcha Belarbi et Nouzha Chekrouni, deux femmes au gouvernement
Publié dans MarocHebdo le 21 - 03 - 1998


UN SOUPçON DE FEMINITE
Au terme de nombreuses négociations, c'est un gouvernement disparate et hétéroclite -malgré la marge de temps qu'a eu Youssoufi pour le former- qui porte dans ses plis, bon gré mal gré, une "touche" féminine. Mais faible. Au point qu'on peut parler même de sous-représentativité de la femme dans ce gouvernement qui s'est prononcé pour le changement et l'amélioration du vécu des marocains. Aïcha Belarbi et Nouzha Chekrouni sont les deux seules femmes que comptera désormais le tout nouveau gouvernement qui est pourtant composé de trente et un ministres et de neuf secrétaires d'Etat.
Aïcha Belarbi
Ces deux femmes sont connues comme étant deux militantes de l'USFP et deux intellectuelles qui ont fait parler d'elles avant d'être proposées sur les listes du gouvernement.
Aïcha Belarbi travaillera aux côtés de Abdellatif Filali, ministre des Affaires étrangères et de la coopération, en tant que Secrétaire d'Etat chargée de la coopération. Native de Salé en 1946, Mme Belarbi est titulaire d'un Doctorat d'Etat en sociologie depuis 1987 et est professeur à la faculté des Sciences de l'éducation. Elle est également coordinatrice du "Collectif Approches" et consultante auprès de l'UNICEF, l'UNESCO et le PNUD. Elle est connue dans le milieu de l'édition grâce à deux ouvrages qu'elle a publié. On la connaît pour son profond respect des engagements pris et sa capacité à s'investir totalement dans les tâches qu'elle accomplit.
Le département qui lui a été confié devrait pouvoir compter sur le travail d'une femme de la trempe de Aïcha Belarbi. Humaniste, chaleureuse, honnête et intellectuelle, Mme Belarbi est aussi une "battante" qui s'est beaucoup préoccupée de la condition féminine et en particulier de la situation de la jeune fille en milieu rural. Mme Belarbi a milité et marqué les milieux de la recherche à l'échelle nationale et internationale par sa verve et sa rigueur. Elle a un autre atout, mis en avant par ses proches, qui lui sera probablement très utile: une "disposition à toujours se remettre en cause".
Quant à Nouzha Chekrouni, elle n'a rien à envier à sa consoeur. Native de Meknès en 1955, Mme Chekrouni, professeur de langue à la faculté des Lettres de cette même ville, vient d'être nommée Secrétaire d'Etat chargée des Handicapés. Polyglotte affirmée, Mme Chekrouni représente l'Internationale socialiste féminine. C'est une femme battante au dynamisme remarquable qui, certes, n'est pas assez médiatisée, mais dont l'engagement est incontestable. Son échec aux dernières législatives n'a pas découragé cette militante de grand calibre. On la pressentait pour le portefeuille des affaires sociales, elle travaillera aux côtés de Khalid Alioua, ministre du Développement social, de la Solidarité, de l'Emploi et de la Formation professionnelle, porte-parole du Gouvernement, en tant que Secrétaire d'Etat chargé des handicapés.
Nouzha Chekrouni
Le même scénario que celui des législatives s'est produit pour la désignation du gouvernement. On a eu deux députés et aujourd'hui, on a deux Secrétaires d'Etat. Peut-être que le chiffre "deux" est le quota de représentativité accordé aux femmes dans les différentes institutions politiques. On aurait pu penser qu'un gouvernement socialiste, dont l'une des priorités est la question du social, donnerait une part plus belle aux femmes. Cela faisait d'ailleurs partie des promesses faites par le Premier ministre. Or, dans le dernier gouvernement, il y avait quatre femmes. Aujourd'hui, il n'y en a plus que deux. Malgré cela, Me Youssoufi s'est prononcé pour une réforme de la condition féminine. Elle ne passe apparemment pas par une plus grande participation aux affaires du pays.
D'après une déclaration du Premier ministre à 2M, cette sous-représentativité est due essentiellement au fait que les partis en lice n'ont pas proposé de femmes ministrables. Il semblerait que la concurrence entre les hommes ait fait tellement d'étincelles qu'elles ont éclipsé les quelques aspirantes aux portefeuilles. En tout cas, ces deux femmes ont une lourde responsabilité : celles de représenter à elles seules plus de la moitié de la population.