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Aïcha Belarbi et Nouzha Chekrouni, deux femmes au gouvernement
Publié dans MarocHebdo le 21 - 03 - 1998


UN SOUPçON DE FEMINITE
Au terme de nombreuses négociations, c'est un gouvernement disparate et hétéroclite -malgré la marge de temps qu'a eu Youssoufi pour le former- qui porte dans ses plis, bon gré mal gré, une "touche" féminine. Mais faible. Au point qu'on peut parler même de sous-représentativité de la femme dans ce gouvernement qui s'est prononcé pour le changement et l'amélioration du vécu des marocains. Aïcha Belarbi et Nouzha Chekrouni sont les deux seules femmes que comptera désormais le tout nouveau gouvernement qui est pourtant composé de trente et un ministres et de neuf secrétaires d'Etat.
Aïcha Belarbi
Ces deux femmes sont connues comme étant deux militantes de l'USFP et deux intellectuelles qui ont fait parler d'elles avant d'être proposées sur les listes du gouvernement.
Aïcha Belarbi travaillera aux côtés de Abdellatif Filali, ministre des Affaires étrangères et de la coopération, en tant que Secrétaire d'Etat chargée de la coopération. Native de Salé en 1946, Mme Belarbi est titulaire d'un Doctorat d'Etat en sociologie depuis 1987 et est professeur à la faculté des Sciences de l'éducation. Elle est également coordinatrice du "Collectif Approches" et consultante auprès de l'UNICEF, l'UNESCO et le PNUD. Elle est connue dans le milieu de l'édition grâce à deux ouvrages qu'elle a publié. On la connaît pour son profond respect des engagements pris et sa capacité à s'investir totalement dans les tâches qu'elle accomplit.
Le département qui lui a été confié devrait pouvoir compter sur le travail d'une femme de la trempe de Aïcha Belarbi. Humaniste, chaleureuse, honnête et intellectuelle, Mme Belarbi est aussi une "battante" qui s'est beaucoup préoccupée de la condition féminine et en particulier de la situation de la jeune fille en milieu rural. Mme Belarbi a milité et marqué les milieux de la recherche à l'échelle nationale et internationale par sa verve et sa rigueur. Elle a un autre atout, mis en avant par ses proches, qui lui sera probablement très utile: une "disposition à toujours se remettre en cause".
Quant à Nouzha Chekrouni, elle n'a rien à envier à sa consoeur. Native de Meknès en 1955, Mme Chekrouni, professeur de langue à la faculté des Lettres de cette même ville, vient d'être nommée Secrétaire d'Etat chargée des Handicapés. Polyglotte affirmée, Mme Chekrouni représente l'Internationale socialiste féminine. C'est une femme battante au dynamisme remarquable qui, certes, n'est pas assez médiatisée, mais dont l'engagement est incontestable. Son échec aux dernières législatives n'a pas découragé cette militante de grand calibre. On la pressentait pour le portefeuille des affaires sociales, elle travaillera aux côtés de Khalid Alioua, ministre du Développement social, de la Solidarité, de l'Emploi et de la Formation professionnelle, porte-parole du Gouvernement, en tant que Secrétaire d'Etat chargé des handicapés.
Nouzha Chekrouni
Le même scénario que celui des législatives s'est produit pour la désignation du gouvernement. On a eu deux députés et aujourd'hui, on a deux Secrétaires d'Etat. Peut-être que le chiffre "deux" est le quota de représentativité accordé aux femmes dans les différentes institutions politiques. On aurait pu penser qu'un gouvernement socialiste, dont l'une des priorités est la question du social, donnerait une part plus belle aux femmes. Cela faisait d'ailleurs partie des promesses faites par le Premier ministre. Or, dans le dernier gouvernement, il y avait quatre femmes. Aujourd'hui, il n'y en a plus que deux. Malgré cela, Me Youssoufi s'est prononcé pour une réforme de la condition féminine. Elle ne passe apparemment pas par une plus grande participation aux affaires du pays.
D'après une déclaration du Premier ministre à 2M, cette sous-représentativité est due essentiellement au fait que les partis en lice n'ont pas proposé de femmes ministrables. Il semblerait que la concurrence entre les hommes ait fait tellement d'étincelles qu'elles ont éclipsé les quelques aspirantes aux portefeuilles. En tout cas, ces deux femmes ont une lourde responsabilité : celles de représenter à elles seules plus de la moitié de la population.