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L'art et la manière
Publié dans MarocHebdo le 26 - 09 - 2003

Latifa Akharbach, nouvelle directrice de l'institut supérieur de Journalisme
Professeur émérite, connaisseuse du paysage médiatique national, Latifa Akharbach prend le relais de Mohamed Lamouri à la tête de l'ISIC, l'institut national de journalisme et de communication. Portrait d'une femme de caractère.
• Latifa Akherbach.
La bonne personne au bon endroit. On ne voyait pas meilleur profil pour diriger l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), seul établissement national qui forme aux métiers du journalisme et de la communication. C'est dire si la nouvelle nomination de Latifa Akharbach lui va comme un gant. Un gant de velours pour une main de fer. Tous ceux qui la connaissent vous le diront: c'est l'incarnation de la rigueur et du sérieux.
Née à Tétouan, Latifa Akharbach a d'abord un esprit scientifique aiguisé. Un bac sciences mathématiques en poche, elle rejoint la faculté de maths physiques. Mais elle entreprendra rapidement un virage à 360° en intégrant l'Institut Supérieur de Journalisme. Elle s'envolera ensuite pour l'institut Français de Presse, à Paris, où elle décrochera un Doctorat en sciences de l'information et de la communication en 1988.
Son séjour en France, Latifa Akharbach va en tirer profit au maximum. Elle travaille dans la presse régionale, écume les bibliothèques, accumule les stages, assouvit sa boulimie de lecture, se nourrit d'art, de culture. Elle s'inspire surtout de l'organisation du secteur de la communication et de la presse.
Si Latifa Akharbach a travaillé au défunt quotidien RNIste Al Maghrib et à l'hebdomadaire La Vie Economique, ce n'est pourtant pas à l'exercice du journalisme qu'elle se voue, mais plutôt à l'enseignement. C'est en tant que professeur qu'elle revient à l'ISJ, baptisé ISIC en 1995. Elle y enseignera de la Communication d'Entreprise, mais également de la Presse écrite. Les cours de Latifa Akharbach sont un vrai régal. Ses classes, on n'y va pas traîné de force, mais avec plaisir, certain à l'avance d'y passer un bon moment en apprenant, même si rares sont ceux qui tiennent à son rythme. Ponctuelle, organisée, elle met un point d'honneur à dispenser des cours clairs et intéressants. «Avec elle, on n'a pas droit à de la rhétorique mais à du concret, à des outils simples de l'exercice de tous les jours. Des outils que j'utilise aujourd'hui dans mon travail», confirme cet ancien étudiant de Mme Akharbach, exerçant aujourd'hui dans un hebdomadaire casablancais. Du choix des sujets jusqu'au choix des mots, de l'utilisation du magnétophone aux techniques de l'interview, Latifa Akharbach complète le savoir-faire journalistique par un certain savoir-être. Ce n'est pas par hasard que c'est à elle que l'on fait appel pour animer des ateliers de formation des journalistes, en presse régionale surtout, un de ses chevaux de bataille.
Finesse
Elle est invitée aussi bien aux manifestations nationales et internationales sur les médias qu'à celles sur les femmes et le développement. Elle y fait de brillantes interventions, empreintes d'humour et de finesse. Car le sens de l'humour est une des grandes qualités de Latifa Akharbach, qui a un sens inouï de la description doublé d'un remarquable sens de la répartie. Excellente bilingue, rien ne lui échappe, que ce soit dans la presse arabophone ou francophone. A six heures du matin, elle a déjà parcouru les journaux avant d'attaquer sa –longue- journée. Elle connaît bien le travail des confrères, suit l'évolution des jeunes plumes, conseille et critique. Serviable, elle n'hésite pas à recommander des compétences pour des postes adaptés. Compétente, elle a été l'interlocutrice de plusieurs organisations étrangères en matière de communication. Entre 1993 et 2000, elle a été représentante au Maroc du Réseau euro-maghrébin pour la Formation aux métiers de la Communication (REMFOC).Elle a co-écrit les livres "Femmes et médias" et "Femmes et politique" et "sévit" occasionnellement sur les colonnes de plusieurs journaux avec des chroniques soignées. Honnête, elle est –pratiquement- la seule qui dénonce l'apathie dans laquelle l'institut est plongé depuis plusieurs années. Quitte à se mettre à dos plusieurs «responsables» de l'honorable établissement. Pour Latifa Akharbach, la place de l'ISIC n'est pas à la marge, mais au cœur même de la réforme du système médiatique national, si réforme il y a. Elle a toujours répété qu'une attention particulière doit être portée à la formation des ressources humaines et que, dans ce cadre, l'institut doit commencer par changer de statut, ne plus être un service rattaché au ministère de la Communication, mais un véritable établissement public. Elle connaît les problèmes de l'ISIC comme personne et l'on est prêt à parier qu'elle a déjà sa petite idée sur la manière de changer les choses, avec sa méthode à elle. Elle a du pain sur la planche et c'est peu dire : cursus, organisation, enseignement. Tout est à revoir. Mais la personne –et c'est peu dire- est à la hauteur de la mission. Avec Latifa Akharbach à la tête de l'ISIC, la méritocratie reprend ses droits.


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