Un raid israélien sur Gaza fait sept blessés    Plan Maroc Vert : Une dimension africaine        Coronavirus : 272 personnes contaminées en Arabie saoudite, l'OMS s'inquiète    BENI MELLAL: Pour la réalisation d'une politique de proximité durable    BENI MELLAL: L'apothéose d'une mémoire historique indélébile    Le WAC se contente du nul contre le MAS    BENI MELLAL: Pour une politique de proximité    Amrabat s'explique sur son geste    Fettouhi sur le départ?    Ligue des champions : Real Madrid-Bayern Munich, l'efficacité a fait la différence    Omar Hilale, Ambassadeur du Maroc à l'ONU présente ses Lettres de Créance    Un magnifique programme de divertissements    Mémoire défaillante (2)    Objectif du Millénaire : Le Maroc primé en juin par la FAO    CEDEAO : L'expertise marocaine sollicitée                Des efforts considérables pour revaloriser l'attractivité de la ville    Convention-cadre de partenariat pour un programme de formation au profit de la direction de la météorologie nationale    Rabat attend de l'UE des solutions convenables    Les femmes soulaliyates exigent une loi garantissant leurs droits    Casablanca : Un trafiquant de cocaïne sous les verrous    Cigarette électronique, le ministère tire la sonnette d'alarme    Coupe de la CAF : le DHJ reçoit Al Ahly ce samedi Spécial    La Fête de la musique et du sport au COC    Essaouira, un bastion irréductible de la diversité de toutes les musiques    Le parcours et l'œuvre d'Edmond Amran El Maleh au cœur d'une rencontre culturelle        Sortie de crise ?    Laissez l'histoire aux historiens par ( Jamal Berraoui )    Un 1er Mai unitaire pour la FDT, la CDT et l'UMT    Un officier de police tué dans un nouvel attentat au Caire    Le Jeudi Média de l'INDH s'invite à Al Hoceima    De jeunes Marocains explorent l'agriculture et la biodiversité    Moins de meurtres dans le monde, l'Afrique et les Amériques les plus touchées    Match en retard : Le WAC et le MAS dos à dos    Adnan Januzaj à la disposition des Diables Rouges    La crise de la Chambre des députés dénouée    USA/Russie: Les tensions de plus en plus vives!    Abdelhak Benchikha : "La qualification se jouera à El Jadida"    «La langue, un savoir-faire»    Ouverture des 7ème assises nationales de l'agriculture    International : Tony Blair urges British intervention world against Islamic extremists around the world    Attijariwafa bank engagée envers l'art au Maroc    Insolite    Clôture de la 8ème édition d'Awaln'art    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

L'art et la manière
Publié dans MarocHebdo le 26 - 09 - 2003

Latifa Akharbach, nouvelle directrice de l'institut supérieur de Journalisme
Professeur émérite, connaisseuse du paysage médiatique national, Latifa Akharbach prend le relais de Mohamed Lamouri à la tête de l'ISIC, l'institut national de journalisme et de communication. Portrait d'une femme de caractère.
• Latifa Akherbach.
La bonne personne au bon endroit. On ne voyait pas meilleur profil pour diriger l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), seul établissement national qui forme aux métiers du journalisme et de la communication. C'est dire si la nouvelle nomination de Latifa Akharbach lui va comme un gant. Un gant de velours pour une main de fer. Tous ceux qui la connaissent vous le diront: c'est l'incarnation de la rigueur et du sérieux.
Née à Tétouan, Latifa Akharbach a d'abord un esprit scientifique aiguisé. Un bac sciences mathématiques en poche, elle rejoint la faculté de maths physiques. Mais elle entreprendra rapidement un virage à 360° en intégrant l'Institut Supérieur de Journalisme. Elle s'envolera ensuite pour l'institut Français de Presse, à Paris, où elle décrochera un Doctorat en sciences de l'information et de la communication en 1988.
Son séjour en France, Latifa Akharbach va en tirer profit au maximum. Elle travaille dans la presse régionale, écume les bibliothèques, accumule les stages, assouvit sa boulimie de lecture, se nourrit d'art, de culture. Elle s'inspire surtout de l'organisation du secteur de la communication et de la presse.
Si Latifa Akharbach a travaillé au défunt quotidien RNIste Al Maghrib et à l'hebdomadaire La Vie Economique, ce n'est pourtant pas à l'exercice du journalisme qu'elle se voue, mais plutôt à l'enseignement. C'est en tant que professeur qu'elle revient à l'ISJ, baptisé ISIC en 1995. Elle y enseignera de la Communication d'Entreprise, mais également de la Presse écrite. Les cours de Latifa Akharbach sont un vrai régal. Ses classes, on n'y va pas traîné de force, mais avec plaisir, certain à l'avance d'y passer un bon moment en apprenant, même si rares sont ceux qui tiennent à son rythme. Ponctuelle, organisée, elle met un point d'honneur à dispenser des cours clairs et intéressants. «Avec elle, on n'a pas droit à de la rhétorique mais à du concret, à des outils simples de l'exercice de tous les jours. Des outils que j'utilise aujourd'hui dans mon travail», confirme cet ancien étudiant de Mme Akharbach, exerçant aujourd'hui dans un hebdomadaire casablancais. Du choix des sujets jusqu'au choix des mots, de l'utilisation du magnétophone aux techniques de l'interview, Latifa Akharbach complète le savoir-faire journalistique par un certain savoir-être. Ce n'est pas par hasard que c'est à elle que l'on fait appel pour animer des ateliers de formation des journalistes, en presse régionale surtout, un de ses chevaux de bataille.
Finesse
Elle est invitée aussi bien aux manifestations nationales et internationales sur les médias qu'à celles sur les femmes et le développement. Elle y fait de brillantes interventions, empreintes d'humour et de finesse. Car le sens de l'humour est une des grandes qualités de Latifa Akharbach, qui a un sens inouï de la description doublé d'un remarquable sens de la répartie. Excellente bilingue, rien ne lui échappe, que ce soit dans la presse arabophone ou francophone. A six heures du matin, elle a déjà parcouru les journaux avant d'attaquer sa –longue- journée. Elle connaît bien le travail des confrères, suit l'évolution des jeunes plumes, conseille et critique. Serviable, elle n'hésite pas à recommander des compétences pour des postes adaptés. Compétente, elle a été l'interlocutrice de plusieurs organisations étrangères en matière de communication. Entre 1993 et 2000, elle a été représentante au Maroc du Réseau euro-maghrébin pour la Formation aux métiers de la Communication (REMFOC).Elle a co-écrit les livres "Femmes et médias" et "Femmes et politique" et "sévit" occasionnellement sur les colonnes de plusieurs journaux avec des chroniques soignées. Honnête, elle est –pratiquement- la seule qui dénonce l'apathie dans laquelle l'institut est plongé depuis plusieurs années. Quitte à se mettre à dos plusieurs «responsables» de l'honorable établissement. Pour Latifa Akharbach, la place de l'ISIC n'est pas à la marge, mais au cœur même de la réforme du système médiatique national, si réforme il y a. Elle a toujours répété qu'une attention particulière doit être portée à la formation des ressources humaines et que, dans ce cadre, l'institut doit commencer par changer de statut, ne plus être un service rattaché au ministère de la Communication, mais un véritable établissement public. Elle connaît les problèmes de l'ISIC comme personne et l'on est prêt à parier qu'elle a déjà sa petite idée sur la manière de changer les choses, avec sa méthode à elle. Elle a du pain sur la planche et c'est peu dire : cursus, organisation, enseignement. Tout est à revoir. Mais la personne –et c'est peu dire- est à la hauteur de la mission. Avec Latifa Akharbach à la tête de l'ISIC, la méritocratie reprend ses droits.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.