Tanger-Med: plus de 2 tonnes de chira saisies au port    Le Vigipirate en place dès aujourd'hui    Emploi du temps des ménages    Economie numérique    Divers sportifs    Duel à distance entre l'IRT qui reçoit le RBM et la JSM de sortie à Oulad Taïma    Solidarité mondiale avec les Palestiniens    Journée de la fidélité aux martyrs : La communion des Ittihadis    Le gouvernement et sa majorité squattent les médias nationaux    Rencontre entre le ministre de l'Intérieur et les partis de l'opposition    Stockholm plante un olivier...    Jessica Biel et Justin Timberlake vont être parents    La grève entre Abdelilah, Mustapha et Soumya    Divers    Moha Souag, Abdellah Baida et Halima Hamdane lauréats du Prix Grand Atlas 2014    "Moroccan Spirit: 1874 - 2014", un événement qui célèbre 140 ans de création marocaine    Farah Chaoui expose ses œuvres à Marrakech    Procès des pro-Gbagbo : Un couteau à double tranchant pour la justice ivoirienne    Le Maroc en finale : Championnat du monde de bridge    Divers Economie    Les femmes contribuent à la création de 21% de la richesse nationale    R. Natali : Le Maroc, un hub économique entre l'Italie et l'Afrique    Turquie : Erdogan s'offre un palais à 350 millions de dollars    Radiations en Bourse : Les raisons d'un retrait en masse    Croissance : «Nous avons un problème au niveau de notre tissu entrepreneurial»    Des baraques de commerces ravagées par le feu El Jadida    Belgique : SAR la Princesse Lalla Meryem représente SM le Roi aux commémorations du 100ème anniversaire du début de la 1ère Guerre mondiale    La Suède reconnaît officiellement l'Etat Palestinien    Coupe du Trône de Football : La RSB et le FUS prennent une option pour la finale    5ème édition de Artqaida au cinéma Renaissance de Rabat    Semaines du film européen au Maroc : Comédie, émotions et romance au programme    Beyoncé : Une autobiographie non autorisée va faire grand bruit    Hassad joue les pompiers avec l'opposition    Maroc-UE : Destinés à vivre «ensemble»    Le plan «Hadar», une mesure concrète pour parer à une menace réelle    Championnat du monde de bridge : le Maroc en finale pour la première fois de son histoire    célébration de la Marche Verte en Floride    Les 4 saisons    Al Qods-est: la poursuite de la colonisation israélienne préoccupe l'ONU    15ème Salon international du Bâtiment : 650 exposants attendus à Casablanca    Les Néerlandais d'origine marocaine boudent les Marocaines    11e festival Cinéma et migrations    Report de la CAN 2015 : Le Maroc explique ses raisons à la CAF    Le mot pour rire: Marche ou grève    Maroc : 16 morts et 1 339 blessés dans 1 042 accidents en une semaine !    Il fait l'actu : Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement    Alliance de cœur    Montréal : 15ème édition du Festival du Monde Arabe : Le dialogue des cultures    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

L'art et la manière
Publié dans MarocHebdo le 26 - 09 - 2003

Latifa Akharbach, nouvelle directrice de l'institut supérieur de Journalisme
Professeur émérite, connaisseuse du paysage médiatique national, Latifa Akharbach prend le relais de Mohamed Lamouri à la tête de l'ISIC, l'institut national de journalisme et de communication. Portrait d'une femme de caractère.
• Latifa Akherbach.
La bonne personne au bon endroit. On ne voyait pas meilleur profil pour diriger l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), seul établissement national qui forme aux métiers du journalisme et de la communication. C'est dire si la nouvelle nomination de Latifa Akharbach lui va comme un gant. Un gant de velours pour une main de fer. Tous ceux qui la connaissent vous le diront: c'est l'incarnation de la rigueur et du sérieux.
Née à Tétouan, Latifa Akharbach a d'abord un esprit scientifique aiguisé. Un bac sciences mathématiques en poche, elle rejoint la faculté de maths physiques. Mais elle entreprendra rapidement un virage à 360° en intégrant l'Institut Supérieur de Journalisme. Elle s'envolera ensuite pour l'institut Français de Presse, à Paris, où elle décrochera un Doctorat en sciences de l'information et de la communication en 1988.
Son séjour en France, Latifa Akharbach va en tirer profit au maximum. Elle travaille dans la presse régionale, écume les bibliothèques, accumule les stages, assouvit sa boulimie de lecture, se nourrit d'art, de culture. Elle s'inspire surtout de l'organisation du secteur de la communication et de la presse.
Si Latifa Akharbach a travaillé au défunt quotidien RNIste Al Maghrib et à l'hebdomadaire La Vie Economique, ce n'est pourtant pas à l'exercice du journalisme qu'elle se voue, mais plutôt à l'enseignement. C'est en tant que professeur qu'elle revient à l'ISJ, baptisé ISIC en 1995. Elle y enseignera de la Communication d'Entreprise, mais également de la Presse écrite. Les cours de Latifa Akharbach sont un vrai régal. Ses classes, on n'y va pas traîné de force, mais avec plaisir, certain à l'avance d'y passer un bon moment en apprenant, même si rares sont ceux qui tiennent à son rythme. Ponctuelle, organisée, elle met un point d'honneur à dispenser des cours clairs et intéressants. «Avec elle, on n'a pas droit à de la rhétorique mais à du concret, à des outils simples de l'exercice de tous les jours. Des outils que j'utilise aujourd'hui dans mon travail», confirme cet ancien étudiant de Mme Akharbach, exerçant aujourd'hui dans un hebdomadaire casablancais. Du choix des sujets jusqu'au choix des mots, de l'utilisation du magnétophone aux techniques de l'interview, Latifa Akharbach complète le savoir-faire journalistique par un certain savoir-être. Ce n'est pas par hasard que c'est à elle que l'on fait appel pour animer des ateliers de formation des journalistes, en presse régionale surtout, un de ses chevaux de bataille.
Finesse
Elle est invitée aussi bien aux manifestations nationales et internationales sur les médias qu'à celles sur les femmes et le développement. Elle y fait de brillantes interventions, empreintes d'humour et de finesse. Car le sens de l'humour est une des grandes qualités de Latifa Akharbach, qui a un sens inouï de la description doublé d'un remarquable sens de la répartie. Excellente bilingue, rien ne lui échappe, que ce soit dans la presse arabophone ou francophone. A six heures du matin, elle a déjà parcouru les journaux avant d'attaquer sa –longue- journée. Elle connaît bien le travail des confrères, suit l'évolution des jeunes plumes, conseille et critique. Serviable, elle n'hésite pas à recommander des compétences pour des postes adaptés. Compétente, elle a été l'interlocutrice de plusieurs organisations étrangères en matière de communication. Entre 1993 et 2000, elle a été représentante au Maroc du Réseau euro-maghrébin pour la Formation aux métiers de la Communication (REMFOC).Elle a co-écrit les livres "Femmes et médias" et "Femmes et politique" et "sévit" occasionnellement sur les colonnes de plusieurs journaux avec des chroniques soignées. Honnête, elle est –pratiquement- la seule qui dénonce l'apathie dans laquelle l'institut est plongé depuis plusieurs années. Quitte à se mettre à dos plusieurs «responsables» de l'honorable établissement. Pour Latifa Akharbach, la place de l'ISIC n'est pas à la marge, mais au cœur même de la réforme du système médiatique national, si réforme il y a. Elle a toujours répété qu'une attention particulière doit être portée à la formation des ressources humaines et que, dans ce cadre, l'institut doit commencer par changer de statut, ne plus être un service rattaché au ministère de la Communication, mais un véritable établissement public. Elle connaît les problèmes de l'ISIC comme personne et l'on est prêt à parier qu'elle a déjà sa petite idée sur la manière de changer les choses, avec sa méthode à elle. Elle a du pain sur la planche et c'est peu dire : cursus, organisation, enseignement. Tout est à revoir. Mais la personne –et c'est peu dire- est à la hauteur de la mission. Avec Latifa Akharbach à la tête de l'ISIC, la méritocratie reprend ses droits.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.