Après un passage tonitruant à la tête du quotidien francophone de l'USFP, Mohamed El Gahs a été élu secrétaire d'Etat à la Jeunesse. Parcours d'un quadra présenté comme le dauphin de Elyazghi. Mohamed El Gahs Question piège : qui a eu le plus des voix lors de l'élection du conseil national de l'Union socialiste des forces populaires ? Officiellement, c'est Mohamed Guessous. Mais, depuis la fin des travaux du congrès de l'USFP, tenu les 10, 11 et 12 juin à Bouznika, le nom de Mohamed El Gahs était sur toutes les lèvres. C'est lui, disait-on, qui arrive en tête, et de loin. Ce n'est pas surprenant pour un parti qui mise sur la jeunesse. Et qui compte sur les valeurs sûres. M. El Gahs en fait partie. Ce natif du 30 septembre 1963, à Taza, est un militant socialiste convaincu. Depuis qu'il était étudiant en France, il a fait siennes les idées de la social-démocratie et s'est distingué, dans les campus universitaires, comme étant un défenseur farouche de la refondation des partis socialistes. Les rendre plus ouverts et à même d'épouser certains principes du libéralisme. Titulaire d'une maîtrise ès sciences économique, d'un DEA en gestion de l'université de Nancy II en France, M. El Gahs a obtenu un DES en Journalisme, à l'école de journalisme de Strasbourg. De retour au Maroc, M. El Gahs a rejoint le quotidien du parti, Libération, où il a occupé depuis 1993 le poste de directeur adjoint et directeur de la rédaction. Sous son impulsion, le journal francophone de l'USFP a acquis ses lettres de noblesse pour devenir un journal de référence en ce sens qu'il a su marier, non sans risque d'ailleurs, son ouverture d'esprit, sa volonté d'abattre les barrières, de briser certains tabous d'ordre social avec son appartenance à un parti qui entamait à peine sa mue. Polémiste de talent, avec une maîtrise extraordinaire de la langue de Molière et ses jeux de mots, M. El Gahs était devenu, avec feu Nadir Yata, rédacteur en chef d'Al Bayane, deux chroniqueurs parmi les plus en vue, souvent craints, mais parfois adulés. M. El Gahs, qui a mené des travaux de recherche en management stratégique en relations euro-maghrébines, en marketing politique et en transfert de technologie, a été réélu membre du comité central du parti lors du sixième congrès du parti, tenu à Casablanca en 2000. Député de la circonscription Bernoussi-Zenata, M. El Gahs a été nommé secrétaire d'Etat à la Jeunesse, le 9 octobre 2002 . Un poste où il s'est illustré par des actions de proximité, un engagement pour faire accéder les jeunes à l'internet et autres outils de communication et une volonté ferme de réhabiliter et de généraliser les colonies de vacances. Des actions qui ont donné des résultats méritoires. La montée de sa cote au sein du parti s'inscrit donc dans la logique des choses. Un dauphin potentiel de Mohamed Elyazghi ? Rien n'interdit de le prédire