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Washington-Téhéran: La tension est à son comble…
Publié dans Albayane le 22 - 05 - 2019

Une année après le retrait des Etats-Unis des accords de Vienne portant sur le nucléaire iranien et quelques mois après le rétablissement, en Novembre dernier, des sanctions économiques contre Téhéran, c'est le président américain en personne qui, ce dimanche, a voulu montrer ses muscles en menaçant directement la République islamique de destruction en cas d'attaque contre les intérêts américains. «Si l'Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran» a-t-il écrit sur son compte Twitter.
C'est dire que, par moments, le locataire de la Maison Blanche rappelle, à bien des égards par son comportement outrancier, un certain Idi Amin Dadda, boxeur de son état voire même anthropophage dit-on, qui avait présidé aux destinées de l'Ouganda de 1971 à 1979, lorsqu'il avait invité son homologue Tanzanien Julius Nyerere, à venir régler leur différend sur un ring de boxe et proposé de l'affronter en gardant un bras attaché dans le dos.
Les relations entre Washington et Téhéran n'ayant jamais été aussi bas, la tension entre les deux pays est montée d'un cran lors qu'après l'évocation de «menaces» émanant de groupes armés irakiens soutenus par l'Iran, les Etats-Unis auraient ordonné à leur «personnel diplomatique non-essentiel» de quitter l'Irak et annoncé que, pour faire face aux bravades iraniennes, ils vont déployer, dans le Golfe, leur porte-avions Abraham Lincoln et des bombardiers B-52.
Or, à en croire la presse américaine, il y aurait, tout de même, de sérieuses divergences au sein de l'administration Trump quant à la manière d'aborder les relations américano-iraniennes. Ainsi, si John Bolton, serait partisan de la ligne dure, il semblerait que le chef de l'Etat aurait invité son conseiller à la sécurité nationale à «tempérer» ses ardeurs.
Mais, en tout état de cause, du côté iranien on semble, tout de même, minimiser l'éventualité d'une nouvelle guerre dans la région. «Il n'y aura pas de guerre puisque nous ne souhaitons pas de conflit et puisque personne ne se fait d'illusion quant à sa capacité à affronter l'Iran» aurait déclaré à la presse, selon l'agence officielle Irna, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammed Javad Zarif, à l'issue de sa dernière visite en Chine.
Et si, par ailleurs, Téhéran semble vouloir jouer la carte de l'apaisement, Riyad a, de son côté, appelé ses partenaires du Conseil de Coopération du Golfe et de la Ligue Arabe à se retrouver le 30 mai prochain à la Mecque pour «se consulter et se coordonner avec les dirigeants frères» à propos de «tous les sujets susceptibles de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région».
En outre, à en croire le chef de la diplomatie saoudienne, Adel Al-Jubeir, le Royaume d'Al Saoud, qui «ne veut pas une guerre» avec l'Iran, «va tout faire pour la prévenir» même s'il reste prêt «à se défendre et à défendre ses intérêts» si la partie adverse choisit la confrontation.
Et si les attaques contre un oléoduc saoudien ont été revendiquées par des rebelles yéménites, lors de la réunion de ce dimanche des pays de l'OPEP, Riyad qui en a imputé la responsabilité à Téhéran tout en assurant, par ailleurs, que la sécurité de son industrie pétrolière reste «solide» a appelé ses partenaires à décider des mesures qu'il conviendrait de prendre à l'encontre de l'Iran pour avoir procédé au «sabotage de navires dans le Golfe» et perpétré des «attaques contre les stations de pompage dans le royaume».
Au cours de cette rencontre, à laquelle la République islamique iranienne n'était pas présente alors même qu'elle est membre de l'OPEP, l'Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis se sont étonnés du fait que les stocks mondiaux de pétrole soient en hausse malgré la chute des exportations de pétrole vénézuélien et manifesté leur détermination à «stabiliser le marché» en dépit des tensions dans le Golfe.
Enfin, si, encore une fois, la tension est à son comble dans la région, espérons que, des deux côtés, le bon sens va finir par l'emporter et faire que cette dernière ne soit qu'un simple bruit de bottes comme il y en a toujours eu dans le Golfe depuis l'avènement, il y a un peu plus de quarante ans, de la République Islamique d'Iran et attendons pour voir…


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