Migration. Les sans-papiers marocains au cœur du conflit catalan    Maroc : Une entreprise sur cinq recourt au financement externe    BCP: Un résultat net part du groupe de 2,18 MMDH à fin septembre    La Société Générale Maroc s'allie à l'Université Mohammed V de Rabat    Arribat Center ouvre ses portes    Violences sur les réseaux : Seule une femme victime sur dix porte plainte    La PME, une vedette en péril !    Un arbitre sud-africain pour Raja-Espérance sportive de Tunis    En hommage à Hassan II, le roi fait dons au mausolée Moulay Ali Cherif et la zaouïa Kadiria    La dynamique de l'écosystème automobile marocain saluée à Turin    Présentation du bilan d'étape du Plan stratégique 2017-2019 de l'AMMC    Taourirte bientôt dotée d'un nouveau tribunal de première instance    Les fonds envoyés à l'étranger par les résidents de l'UE en hausse à 35,6 milliards d'euros en 2018    Participation marocaine au Forum de Dakar sur la paix et la sécurité    Hay Mohammadi en fête    Le super exploit du TAS    L'intégration socioprofessionnelle des migrants au Maroc mise en lumière à Genève    Commémoration aujourd'hui de la Journée mondiale des droits de l'enfant    Inauguration d'une unité d'hémodialyse à l'hôpital provincial d'El Jadida    La Biennale de Rabat et l'exposition "Trésors de l'Islam en Afrique" dépassent la barre de 100.000 visiteurs    Alae Megri érige un pont artistique entre le Maroc et l'Amérique latine    Les artistes marocains dominent les nominations aux "Africa Music Awards"    Le roi nomme Chakib Benmoussa président de de la Commission spéciale sur le modèle de développement    Mohamed Benalilou décoré à Istanbul par l'Organisation de la coopération islamique    Eliminatoires CAN-2021 : Les Lions de l'Atlas dominent le Burundi (0-3)    Hay Mohammadi en liesse : Le TAS réalise le premier exploit de son histoire    Insolite. Deux américains parviennent à transformer l'air...en vodka !    Coupe du Trône de futsal : Le Fath de Settat s'offre le titre aux dépens de la Ville Haute de Kénitra    Lâayoune Charkia: un policier dégaine son arme pour neutraliser un individu dangereux    Charte de déontologie de la presse    Le Maroc se prépare au grand froid    Bolivie: Les dessous du complot anti-Morales…    Zineb El Rhazoui, la marocaine qui "divise" en France    Aminux lance sa radio ?    Marrakech : Artcurial met en vente un chef d'œuvre d'Etienne Dinet    Jerome Powell rappelle à Donald Trump l'indépendance de la Fed    Destitution: Trump « envisage » de témoigner, les auditions s'accélèrent    Ouverture du 24e FICAR: Wafaa Amer et Daoud Aoulad Syed honorés    Météo : Le ministère du transport appelle à la vigilance    Marrakech : des uniformes pour les conducteurs des calèches touristiques    Modèle de développement. L'Istiqlal et le RNI croisent le fer    Du nouveau dans l'affaire du "semsar" ayant promis d'intervenir pour alléger la peine d'une détenue    Le flux des migrations n'est pas près de s'estomper    Le cheval Rajeh remporte le GP de S.M le Roi Mohammed VI du pur-sang arabe    Les jeunes leaders de la Méditerranée à l'honneur à Essaouira    Forum euro-méditerranéen d'Essaouira: Maryam AIT MOULAY remporte «Prix pour Jeunes Leaders»    Venise sous les eaux : Nouvelle marée haute dangereuse attendue ce dimanche    L'œuvre de Hamid Douieb sous la loupe    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Washington-Téhéran: La tension est à son comble…
Publié dans Albayane le 22 - 05 - 2019

Une année après le retrait des Etats-Unis des accords de Vienne portant sur le nucléaire iranien et quelques mois après le rétablissement, en Novembre dernier, des sanctions économiques contre Téhéran, c'est le président américain en personne qui, ce dimanche, a voulu montrer ses muscles en menaçant directement la République islamique de destruction en cas d'attaque contre les intérêts américains. «Si l'Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran» a-t-il écrit sur son compte Twitter.
C'est dire que, par moments, le locataire de la Maison Blanche rappelle, à bien des égards par son comportement outrancier, un certain Idi Amin Dadda, boxeur de son état voire même anthropophage dit-on, qui avait présidé aux destinées de l'Ouganda de 1971 à 1979, lorsqu'il avait invité son homologue Tanzanien Julius Nyerere, à venir régler leur différend sur un ring de boxe et proposé de l'affronter en gardant un bras attaché dans le dos.
Les relations entre Washington et Téhéran n'ayant jamais été aussi bas, la tension entre les deux pays est montée d'un cran lors qu'après l'évocation de «menaces» émanant de groupes armés irakiens soutenus par l'Iran, les Etats-Unis auraient ordonné à leur «personnel diplomatique non-essentiel» de quitter l'Irak et annoncé que, pour faire face aux bravades iraniennes, ils vont déployer, dans le Golfe, leur porte-avions Abraham Lincoln et des bombardiers B-52.
Or, à en croire la presse américaine, il y aurait, tout de même, de sérieuses divergences au sein de l'administration Trump quant à la manière d'aborder les relations américano-iraniennes. Ainsi, si John Bolton, serait partisan de la ligne dure, il semblerait que le chef de l'Etat aurait invité son conseiller à la sécurité nationale à «tempérer» ses ardeurs.
Mais, en tout état de cause, du côté iranien on semble, tout de même, minimiser l'éventualité d'une nouvelle guerre dans la région. «Il n'y aura pas de guerre puisque nous ne souhaitons pas de conflit et puisque personne ne se fait d'illusion quant à sa capacité à affronter l'Iran» aurait déclaré à la presse, selon l'agence officielle Irna, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammed Javad Zarif, à l'issue de sa dernière visite en Chine.
Et si, par ailleurs, Téhéran semble vouloir jouer la carte de l'apaisement, Riyad a, de son côté, appelé ses partenaires du Conseil de Coopération du Golfe et de la Ligue Arabe à se retrouver le 30 mai prochain à la Mecque pour «se consulter et se coordonner avec les dirigeants frères» à propos de «tous les sujets susceptibles de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région».
En outre, à en croire le chef de la diplomatie saoudienne, Adel Al-Jubeir, le Royaume d'Al Saoud, qui «ne veut pas une guerre» avec l'Iran, «va tout faire pour la prévenir» même s'il reste prêt «à se défendre et à défendre ses intérêts» si la partie adverse choisit la confrontation.
Et si les attaques contre un oléoduc saoudien ont été revendiquées par des rebelles yéménites, lors de la réunion de ce dimanche des pays de l'OPEP, Riyad qui en a imputé la responsabilité à Téhéran tout en assurant, par ailleurs, que la sécurité de son industrie pétrolière reste «solide» a appelé ses partenaires à décider des mesures qu'il conviendrait de prendre à l'encontre de l'Iran pour avoir procédé au «sabotage de navires dans le Golfe» et perpétré des «attaques contre les stations de pompage dans le royaume».
Au cours de cette rencontre, à laquelle la République islamique iranienne n'était pas présente alors même qu'elle est membre de l'OPEP, l'Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis se sont étonnés du fait que les stocks mondiaux de pétrole soient en hausse malgré la chute des exportations de pétrole vénézuélien et manifesté leur détermination à «stabiliser le marché» en dépit des tensions dans le Golfe.
Enfin, si, encore une fois, la tension est à son comble dans la région, espérons que, des deux côtés, le bon sens va finir par l'emporter et faire que cette dernière ne soit qu'un simple bruit de bottes comme il y en a toujours eu dans le Golfe depuis l'avènement, il y a un peu plus de quarante ans, de la République Islamique d'Iran et attendons pour voir…


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.