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«L'écriture réhabilite la mémoire, efface la souffrance et interroge l'Histoire»
Publié dans Albayane le 21 - 10 - 2019

Une voix littéraire singulière et un militant de la première heure. Rachid Boudjedra est l'un des auteurs maghrébins et arabes qui ont eu l'audace de briser les tabous sur le corps, la religion et la politique. Dans son pays, l'Algérie, plusieurs de ses écrits lui ont valu les foudres de la censure, à l'instar de son premier roman «La répudiation» qui signera son départ de sa terre natale au début des années 70.
Prolifique, Boudjedra compte à son actif plusieurs publications, entre poésie, roman, scénarios dont «Pour ne plus rêver», «La Répudiation» (Prix des Enfants terribles 1970), «La Macération», «Fascination», «Les Figuiers de Barbarie», «Printemps», «La Dépossession». Au-delà de l'écriture littéraire, l'homme de lettres s'est également dévoué à l'écriture de scénarios cinématographiques, dont « Chronique des années de braise » de Mohammed Lakhdar-Hamina qui a décroché la Palme d´Or du Festival de Cannes en 1975.
Pour Boudjedra, l'écriture est avant tout un exutoire. «J'écris tout d'abord pour moi, pour me défouler», confie-t-il à propos de sa passion pour l'écriture, dans un entretien à Al Bayane. Mais au-delà d'un simple plaisir, l'écriture, pour Boudjebra, «réhabilite la mémoire. Elle efface la souffrance, questionne et interroge l'histoire ». D'ailleurs, elle doit nécessairement «se baser sur l'Histoire en tant que socle fondamental», insiste-t-il.
Interrogé sur le mouvement «Hirak» qui dure depuis des mois en Algérie, l'écrivain se veut optimiste. «Les choses avancent malgré tout. Le Hirak a déjà réussi en Algérie. C'est une réussite totale, à mon sens, parce qu'il est pacifique», déclare-t-il. Toutefois, il souligne que les intellectuels du pays n'ont joué aucun rôle dans ce mouvement. D'ailleurs, au moment où certains ont voulu récupérer cette révolte populaire, ils ont simplement été écartés par les contestataires.
Fervent militant de la gauche, il déplore le fait que la gauche ait perdu son ancrage social dans plusieurs pays arabes.
Invité du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) vendredi 18 octobre en son siège à Rabat, l'écrivain et poète a donné une conférence sur le thème «la créativité, pourquoi ?». Cette rencontre-débat a également été marquée par une cérémonie de signatures de ses publications.


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