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Nicaragua: Violences contre les autochtones malgré la pandémie…
Publié dans Albayane le 03 - 05 - 2020

Dans le rapport intitulé «La révolution ratée du Nicaragua» rendu public ce mercredi 29 avril par le think tank californien «Oakland Institute» et portant sur les violences exercées contre les communautés indigènes du Nicaragua, Anuradha Mittal, la directrice de cette ONG, accuse le président nicaraguayen Daniel Ortega de profiter de la pandémie du nouveau coronavirus pour accélérer l'occupation, par les «Blancs», des territoires appartenant auxdites populations.
Ainsi, en pleine pandémie, les autochtones se voient donc soumis à une «double-peur» dès lors qu'ils doivent faire face à la fois à «la violence des colons et à celle du virus dont ils ne savent que très peu de choses en raison de l'absence d'information et des messages confus du gouvernement».
Les violences exercées par les envahisseurs hispanophones contre la communauté indigène du pays à l'effet de la chasser de ses terres ne sont pas subséquentes à la pandémie. Ces exactions se sont multipliées ces dernières années pour la simple raison que les terres occupées par les autochtones sont fortement convoitées à cause de leur fertilité et de leur richesse en bois tropicaux et en or.
Lottie Cunningham, avocate et fondatrice du «Centre pour la justice et les droits de l'homme de la côte atlantique nicaraguayenne» dénonce le fait que le gouvernement de Daniel Ortega soit en train d'utiliser la pandémie «comme un écran de fumée». Soutenant «en sous-mains les colons (il chercherait) à profiter du virus pour masquer les invasions des terres indigènes dont l'accélération devient dramatique».
Ainsi, dès le déclenchement de la pandémie du Covid-19, les assauts contre les autochtones se sont faits plus fréquents. Et si, le 29 janvier, l'attaque perpétrée par un groupe de plus de quatre-vingt «colons» armés contre la communauté «Alal» s'était soldée par la mort de quatre personnes et par la disparition d'une dizaine d'autres, une adolescente «Miskito» avait été violemment blessée à la tête le 16 février alors que le 26 mars, ce sont deux «mayangna» installés sur le territoire «tuahka» au nord-est du Nicaragua, dans la réserve «Bosawa», qui avaient été abattus par des éleveurs de bétail. Le lendemain, ce fut au tour de deux jeunes hommes, l'un «Miskito» et l'autre «Mayangna» de tomber sous les balles des «blancs».
Depuis 2015, ce sont donc plusieurs dizaines d'indigènes qui ont été tués, blessés ou enlevés pendant que des milliers d'autres ont été contraints de quitter leurs terres et d'aller gonfler les effectifs des quartiers pauvres et miséreux des villes environnantes.
Considérant que parmi les 304 communautés indigènes que compte le Nicaragua, seules douze ont été placées sous la protection de la Commission interaméricaine des droits de l'Homme, plus de 1000 indiens de la région «Mayangna» ont été forcés à quitter leurs villages et à se dessaisir d'un territoire de plus de 32.000 hectares sur lequel 1.500 familles de colons pratiquent, désormais, l'élevage extensif.
Alors qu'avec la pandémie du Covid-19 qui, selon le président nicaraguayen serait «un avertissement» donné par Dieu aux grandes puissances, il aurait été plus judicieux de surseoir aux attaques contre la communauté autochtone et de s'atteler à enrayer la propagation du virus, le président Daniel Ortega est d'un autre avis. Ecartant toute mesure de confinement, il a donc appelé la population à continuer à travailler au motif que «si on arrête de travailler, c'est la mort du pays». Mais qu'en sera-t-il, cependant, des incessants assauts contre les populations indigènes ? Ne cesseront-ils jamais Monsieur le Président ? Attendons, pour voir…


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