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La FIDHOP s'oppose au 3e mandat de Ouattara
Publié dans Albayane le 09 - 08 - 2020

Dr Boga Sako, président de la fondation ivoirienne pour l'observation et la surveillance des droits de l'homme et de la vie politique (FIDHOP)
Dr Boga Sako: «ni la constitution du 1er août 2000, en son article 35 n'autorise aucun président à faire un troisième mandat, ni la constitution du 8 novembre 2016 que lui-même a promulguée»
Romuald Djabioh
Interrogé récemment par notre confrère Afrique média, Docteur Boga Sako, président de la fondation ivoirienne pour l'observation et la surveillance des droits de l'homme et de la vie politique a donné son avis sur nombre de questions relatives à la Côte d'Ivoire, et précisément sur le sujet ayant attrait à l'échéance présidentielle du 31 octobre prochain. On ne peut plus clair, il a attiré l'attention sur l'aspect constitutionnel, soulignant dans son argumentaire, une violation de la constitution, si jamais le président Ouattara venait à se présenter une troisième fois, comme évoqué lors de sa récente sortie. «Au nom de quel droit, monsieur Ouattara se présente-t-il ? Si la constitution le lui permettait et qu'il le faisait on pouvait dire que c'est rien, trahison ou pas, il a le droit. Mais dans le cas d'espèce, il n'a pas le droit : ni la constitution du 1er août 2000, en son article 35 n'autorise aucun président à faire un troisième mandat, ni la constitution du 8 novembre 2016 que lui-même a promulguée...», a-t-il expliqué.
Par ailleurs, abondant toujours dans le même sens, il n'a pas omis de manifester une pensée pieuse en l'endroit de ses confrères, qui selon lui, seraient déboussolés, du fait que certains acteurs politiques du pays n'auraient pas été à mesure de rassurer le peuple ivoirien. Il s'est également dit triste de ce constat moins alléchant. En outre, une rencontre a été organisée par la FIDHOP dont il est le président en vue d'échanger sur la situation actuelle de la Côte d'Ivoire et surtout, proposer des palliatifs pour contrecarrer la volonté manifeste du président Ouattara à se représenter de nouveau pour la future échéance présidentielle. A ce sujet, des grandes personnalités de la Côte d'Ivoire ont pris part à cette rencontre exceptionnelle, notamment, des anciens ministres, des maires, des présidents, des partis politiques, des responsables d'associations. «Nous sommes entrain de prendre des dispositions fermes pour ce qui concerne la Côte d'Ivoire», a-t-il fait savoir.
S'agissant des objectifs de la conférence de presse organisée récemment à Paris, il a été on ne peut plus clair. «Cette conférence de presse en réalité n'a pas été programmée, parce qu'en réalité, Ouattara s'est exprimé hier (7 août). Mais en réalité, elle a été programmée parce que précisément, nous savions qu'il allait jeter l'opprobre sur notre nation. Et donc, depuis pratiquement deux semaines, cette date du 7 août a été retenue. Mais pour nous tous qui sommes ivoiriens; le 7 août est quand même une date mémorable», a-t-il expliqué. Et d'ajouter davantage «Vous savez, on n'a pas célébré le cinquantenaire. Nous pensions que nous célébrerions le soixanténaire. Et donc, on a programmé cette date, on s'est dit que, si Ouattara ouvrait la voie à la paix, à la réconciliation, on se retrouverait ce 7 août pour célébrer. Mais malheureusement, c'est un défi grave, monsieur Ouattara a déclaré la guerre dans notre nation. Nous devons nous retrousser les manches pour lui faire cette guerre. Sauf que c'est lui qui dispose des armes. Nous, nous avons simplement le divin, notre voix, notre intelligence et nos mains», a-t-il déclaré.
A la question sur la décision du président Ouattara de se présenter pour un troisième mandat et les mouvements qui ont suivi celle-ci, il a répondu en ces termes : « Votre question m'amène déjà à saluer les compatriotes de Côte d'Ivoire, les jeunes, nos élèves, nos étudiants, qui n'ont même pas attendu un mot d'ordre de qui que ce soit pour aller dans la rue. Ouattara voudrait trouver dans l'opposition politique, un donneur de mots d'ordre, mais il n y en a pas. Parce que lorsque le peuple est blessé dans sa chair, il n'a pas besoin d'ordre. Je me rappelle encore en 2000 lorsque Laurent Gbagbo remporta l'élection présidentielle face à un Robert Guéï, M. Laurent Gbagbo n'avait pas eu le temps de dire descendez dans la rue, la rue abidjanaise était inondée (…). Donc aujourd'hui, c'était pareil. Ouattara a voulu donner ce qu'il a donné et puis le lendemain matin, les jeunes se sont rués dans la rue. La FIDHOP soutient tous les jeunes qui sont dans les rues...», a-t-il étayé.
Par ailleurs, s'agissant du contenu de ladite conférence organisée récemment à Paris, il a également été on ne peut plus clair. « Vous disiez que tout le monde savait plus ou moins que Ouattara le ferait, non ! Les Ivoiriens ne pouvaient le penser, parce que le 5 mars cher madame, devant la nation ivoirienne, les deux chambres du parlement ivoiriens réunies en congrès : l'assemblée nationale et le sénat, monsieur Ouattara s'est adressé au peuple. Il a dit qu'il ne briguerait pas de troisième mandat. Ne serait-ce que pour cela, c'est la raison pour laquelle, nous parlons de trahison, de haute trahison. Parce que, lorsque tu réunis le peuple et que vous lui dites que demain je ne ferai pas si, et que vous faites le contraire, c'est une haute trahison... ».
« Nous estimons que pour que les droits de l'homme dans un Etat soient protégés, il faut que la vie politique, le milieu politique soit assaini. Et vous avez remarqué que sur le continent africain, lorsque le milieu politique va mal, les droits de l'homme sont en danger. Nous sommes obligés de descendre dans la rêne politique pour essayer de sensibiliser. C'est pour cela que nous avons créé la FIDHOP », explique-t-il.
Il est à rappeler que la FIDHOP est la fondation ivoirienne pour l'observation et la surveillance des droits de l'homme et de la vie politique.


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