Marché de capitaux : Près de 77 MMDH de levées en 2020    En-Nesyri buteur de la Liga grâce à un nouveau triplé    CHAN : La Guinée rattrapée par la Zambie sur le fil !    CHAN / Namibie-Tanzanie : Une première... les 3 arbitres étaient des femmes !    Berkane : Découverte des plus anciennes gravures rupestres de l'Afrique du Nord    Africa Investment Conference : Le Royaume-Uni post-Brexit cible des marchés clés en Afrique    Précisions sur les conditions de détention de Maâti Mounjib    Orange Maroc se prépare à la 5G    Compteur coronavirus : 925 cas testés positifs et 23 décès en 24 heures    MOROCCO MALL: Les soldes d'hiver de retour    ICESCO : Technologies intelligentes et agriculture en Afrique    Hamid Bouchikhi classé parmi les théoriciens du management les plus influents    C'est parti pour la campagne de vaccination    Allal Amraoui : «L'attitude schizophrène de l'Espagne envers le Maroc interroge à plusieurs égards»    Origine du Covid-19: l'OMS estime qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions    COVID-19 : La Grèce prolonge le confinement jusqu'au 1er février    Le Crédit Agricole du Maroc à l'écoute des professionnels de la filière céréalière    Bouznika : De nouveaux résultats concrets font avancer le dialogue inter-libyen    Coronavirus : le Maroc autorise le vaccin de Sinopharm    Vaccins Astrazeneca et SinoPharm au Maroc: ce que l'on sait    CHAN2021 : le Maroc cherche un schéma offensif plus efficace    Message de condoléances et de compassion du Souverain à la famille de feu Moulay M'Hamed Iraki    Jean-Marie Heydt dévoile son livre « Mohammed VI, la vision d'un Roi : actions et ambitions »    Vaccin AstraZeneca : les précisions de l'ambassade de l'Inde à Rabat    Des experts internationaux plaident pour une approche coordonnée de la lutte contre la corruption    Quand l'Espagne nourrit l'ambiguïté envers le Maroc !    La contribution du Maroc au désarmement mise en exergue à Genève    L'inexorable décrépitude de "La Comédie " La mémoire théâtrale de Fès compte ses jours !    Pantins et commanditaires obnubilés par une guerre imaginaire    La RDC s ' en tire à bon compte face à la Libye    Les dirigeants algériens isolés de la dynamique de l'histoire    Bouznika abrite un nouveau round du dialogue inter-libyen    Fusion Danse Morocco, un nouveau rendez-vous artistique pluriculturel    Sonia Bennis expose ses récentes œuvres à Marrakech    LF 2021 : voici les principales mesures fiscales [Document]    Vaccins anti-Covid-19 : La fièvre des «vaxxies» va bientôt atteindre le Maroc    Défense aérienne : Le Maroc acquiert le fameux système de défense aérienne "Patriot"    USA: Majoritaires au Congrès, les démocrates pressés de mettre en œuvre l'agenda de Biden    Le Rallye Aïcha des Gazelles reporte sa 30eme édition    L'homme aux chaussettes rouges quitte DFC    Groupe C : Maroc-Rwanda / La qualification au prochain tour en ligne de mire    Première édition de «Blabl'Art» à Casablanca    L'Inde donne son feu vert pour l'exportation du vaccin vers le Maroc    «Le secret de la lettre», nouveau roman de Mohammed Ennaji    Le Maroc plaide pour une stratégie africaine de l'éducation    Casablanca: mise en échec d'une tentative d'exportation illicite de pièces géologiques    «Mohammed VI, la vision d'un Roi : actions et ambitions»    Mise au point : Les "attaques injustifiées" et les "assertions diffamatoires" de RSF ne passent pas    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Man Stop Man...
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 30 - 11 - 2020

Violences faites aux femmes : le fléau est mondial et la pandémie à laquelle s'ajoute le confinement a considérablement accentué le mal.
Dans notre pays nous avons hélas connu une hausse de 31% de ces violences durant cette triste période, et la moitié de ces violences s'exerce au sein du couple.
Le 25 novembre était donc déclaré jour international pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes et une série d'actions, de prises de positions, de communication est prévue tout au long de 2 semaines pour sensibiliser, alerter, informer.
Bien sûr le mal est profond et il faudra beaucoup de temps et de campagnes pour tenter d'éradiquer le mal, dans notre société patriarcale et ‘'machiste'', beaucoup de nos compatriotes continuent de trouver normal de frapper leurs femmes : c'est tout un pan de notre éducation qu'il faut revoir, c'est toute une série de tabous et d'habitudes qu'il faut combattre -notamment au sein de la famille, et cela dès le plus jeune âge – ce sont des valeurs universelles qu'il nous faut inculquer...
Soumaya Naamane Guessous précise avec justesse que dans notre pays la loi elle-même ne protège pas la femme que ce soit le mariage des mineures, la privation de pension alimentaire ou la non reconnaissance des enfants par le père biologique...
Alors qu'en est-il au sein des nouvelles générations ? Il existe heureusement une réelle évolution des mentalités mais il serait hasardeux de penser que nos jeunes sont tous à égalité en la matière.
Je peux attester que le passage par l'engagement associatif au sein d'un quartier, dans une école, pour une cause... est une vraie source d'éducation en la matière et les jeunes garçons passés par cette ‘'formation'' sont très en pointe sur ce combat.
A titre d'exemple je citerais l'initiative prise par l'Association Maroc Pour Tous qui a développé tout un argumentaire sur sa page Facebook, expliquant la loi, relevant les manques, proposant des pistes et surtout indiquant des structures auxquelles les femmes peuvent s'adresser lorsqu'elles sont victimes de violence.
Le 25 au soir, Maroc Pour Tous avait lancé l'idée d'allumer une bougie aux fenêtres en signe de soutien à ces femmes, qui a remporté un joli succès, provoquant une belle farandole d'images de ces bougies allumées, répercutées sur les réseaux sociaux.
Pour autant la cause n'est pas acquise et nombre de nos jeunes continuent d'avoir l'esprit pollué en la matière et sont donc eux aussi capables de violences, à l'égard de leur future épouse, de leur sœur, de leur copine.
Il faut bien sûr que la famille, que l'école, que le mouvement associatif fassent leur part mais aujourd'hui il est clair que les vecteurs efficaces sont les réseaux sociaux : vidéos, photos, posts, clips... sont à même d'atteindre une vaste cible.
Une campagne y a d'ailleurs été lancée, intitulée : Man Stop Man !
Tout est dit en quelques mots :
#ManStopMan
« La violence est l'arme des faibles
Avec Man Stop Man, les hommes transforment le monde
Tolérance zéro pour les violences sexistes
Man Sop Man to stop violence against women
Stop violence with #ManStopMan »
Cette tribune libre des hommes engagés a lancé une grande initiative internationale où des hommes sont appelés à réaliser une courte vidéo dans laquelle ils expliquent en quelques phrases l'importance de leur engagement. En tant qu'acteur associatif et culturel j'ai tenu à m'y associer.
Chacun d'entre nous peut -et doit- s'impliquer, Man Stop Man est présent sur Facebook et Instagram et au Maroc le contact est Khadija Sansar, femme engagée s'il en est.
Ce combat contre les violences faites aux femmes est l'affaire de tous et si l'on veut éradiquer ce fléau c'est par l'implication des nouvelles générations que cela passe, dans le contexte actuel il y a urgence et l'un des moyens est bel et bien le Web, alors à chacun de nous d'y apporter sa contribution.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.