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Carnet de voyage : Méditerranée : les vagues de la paix (9)
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 12 - 08 - 2005

Le 25 juin 2003, le «Constanta», un navire de guerre battant pavillon roumain, embarquait une centaine d'artistes, écrivains et journalistes pour une croisière à travers plusieurs pays méditerranéens. Objectif : délivrer, de port en port, un message de paix. ALM a été de ce périple, il veut bien le partager avec ses lecteurs.
La langue maltaise témoigne ainsi de l'occupation arabe de l'archipel. Toutefois, en raison de la colonisation anglaise aussi, l'anglais qui, avec le maltais, constitue aujourd'hui la deuxième langue officielle dans la « Repubblika ta'Malta » (République de Malte), joue un rôle considérable dans cet Etat. En dehors de la langue, les Anglais laissèrent une profonde empreinte sur le mode de vie dans le Rocher. Pour s'en rendre compte, il suffit de constater que les Maltais, à l'instar des Anglais, conduisent à droite. A notre descente au centre-ville «la Valetta», tout comme nous fûmes surpris de découvrir ces vieux bus anglais repeints en orange, et ces vieilles guimbardes de tous âges, de même nous fûmes charmés par ces sites préhistoriques et leurs temples les plus anciens au monde.
Ces monuments ont su garder non seulement leur cachet historique originel, mais aussi et surtout leur âme. Peuple bon vivant, les Maltais ont converti ces sites en espaces d'animation exemplaires. Le 10 juillet, au soir, le cœur de la Valette, capitale de Malte, offrit le beau spectacle d'une immense salle de fête en plein air. L'art urbain prend ici son plein sens. Etes-vous dans un restaurant, sur la terrasse d'un café, dans un jardin public, vous serez sans doute assailli par un bataillon de musiciens ; avez-vous des enfants, ils seront taquinés par des clowns, des prestidigitateurs ; vous trouvez-vous par hasard devant une scène aménagée à ciel ouvert, vous serez immanquablement invité à une partie de danse ; partout où nous avions mis les pieds, des marchands de bonheur, des passeurs d'émotion vinrent à notre rencontre.
Les Maltais incarnent à merveille cet esprit de partage, cette remarquable joie de vivre, chevillée corps et âme aux peuples méditerranéens. Simplement, le peuple maltais, alors candidat à l'Europe des vingt-cinq, était démuni ; la seule ressource dont il jouit, c'est le tourisme. Destination privilégiée, l'archipel déborde de visiteurs venus des quatre coins du monde. Une ruée qui pose beaucoup de problèmes d'ordre logistique, au niveau de l'hébergement aussi.
Les pacifistes, contrairement à toutes les escales précédentes, n'eurent droit qu'à une seule nuitée dans la Valette.
Au lendemain de notre débarquement, les passagers furent priés de plier bagages pour se rendre, à 11 heures, sur le «Constanta». Le départ du port «la Valetta» était prévu le soir, nous dit-on. Devant nous, nous avions toute une journée pour faire nos commissions au centre-ville. Or voilà, le coût de la vie à Malte est très cher. Les imprudents durent dépenser toute une fortune pour se payer quelques objets artisanaux. Un simple coup de fil, dans les fameuses cabines téléphoniques à l'anglaise, est monnayé au prix d'or. Au même titre qu'une simple carte postale, dont le prix avoisinerait les deux euros. On vous fait «cadeau» des objets précieux, dont les célèbres chapeaux de paille. En dépit de tout, l'étape de la Valette fut impressionnante. Plus impressionnante, sera encore notre escale à «Syracusa» (Syracuse). Le 11 juillet, à minuit, le «Constanta» leva l'encre vers la Sicile. Le lendemain, à 14 heures, le port d'Agrigente, capitale de Syracuse, pointait comme une lueur au milieu du large. «Benvenutti a Agrigente», lança Antonella Gerratana, une Italienne qui se trouvait à bord. Le débarquement était prévu le soir, les pacifistes avaient le temps de s'y préparer.
Il fallait être à la hauteur de l'accueil qui s'organisait à quai ; nos amis italiens, conformément à leur réputation de peuple attachant, seront nombreux à se porter à l'accueil du «Constanta». En effet, à 21 heures, quelle ne fut notre surprise de découvrir que le port d'Agrigente était noyé sous le déferlement des vagues humaines. Les Siciliens, mais aussi des Maghrébins émigrés en Italie, étaient prêts à donner à la fête sa véritable dimension.
Des hurlements de joie éclatèrent, au moment où les feux d'artifice fusaient, à bord, de toutes parts. Plus tard, les pacifistes rejoindront leurs hôtes visiblement émus. A quai, tout le monde se posait la question : «Qu'est-ce qu'un navire de guerre a à voir avec la paix ?». A notre descente, deux «carabinieri» nous posèrent la même question. Après moult explications, ils comprendront que le «Constanta» n'était plus un navire de guerre, il fût transformé en bateau-spectacle pour défendre la paix.


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