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Les conjoints sont responsables à 96% de la violence contre les femmes
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 27 - 11 - 2007

La Ligue démocratique des droits des femmes (LDDF) a présenté, samedi 24 novembre à Casablanca, les résultats de son étude effectuée sur la violence à l'encontre des femmes au Maroc.
La Ligue démocratique des droits des femmes (LDDF) a présenté, samedi 24 novembre à Casablanca, les résultats de son étude effectuée sur la violence à l'encontre des femmes au Maroc. La présidente de l'association, Fouzia Assouli, indique que cette enquête a montré que la plupart des victimes des actes de violence sont des femmes en situation précaire. «Elles sont, pour la plupart, très jeunes, analphabètes ou ont un niveau d'instruction très bas », précise-t-elle. Le rapport de la LDDF a aussi révélé une donnée alarmante quant à la violence conjugale, à savoir que 96% des actes d'agression dont les victimes sont des femmes, sont commis par le conjoint. «Cette violence au sein du couple s'explique par le fait que le mari exerce sur sa femme une domination qui s'exprime par des agressions physiques, psychiques ou sexuelles. La violence conjugale est un phénomène mondial qui n'épargne aucun pays dans le monde», estime Mme Assouli.Selon les études menées par la LDDF, plus de 88% des femmes violentées appartiennent à la tranche d'âge 18-48 ans et que plus de 57 % des victimes des agressions sont des femmes au foyer. Le rapport indique également que la violence économique englobant le défaut d'entretien de la famille vient au premier rang avec un taux de 37,31%, alors que la violence physique arrive au 2e rang avec 425 cas d'agressions, soit 22, 75%. Dans sa classification de la violence par ville, le rapport place Casablanca en haut du tableau avec un total de 589 cas de violences toutes formes confondues alors que Larache enregistre le taux le plus bas avec seulement 64 cas durant la période allant de janvier à juin 2007. Les femmes analphabètes sont les premières victimes avec un total de 692 cas de violences contre seulement 78 cas pour les femmes universitaires.S'agissant de la méthodologie utilisée pour élaborer ce rapport, la présidente de la LDDF a indiqué dans un entretien à ALM que «cette enquête a été élaborée à partir de questionnaires établis par des sociologues. On a également pris en considération l'ensemble des dossiers qui ont été soumis aux services de la Ligue démocratique des droits des femmes. On a également pris pour base la déclaration des Nations unies sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes de 1993 et les différentes conventions de lutte contre les discriminations à l'égard des femmes».
Entretien avec Fouzia Assouli, présidente de la Ligue démocratique des droits des femmes
ALM : Quel est l'objectif de cette enquête ?
Fouzia Assouli : A vrai dire, cette enquête a permis d'assurer un suivi de la violence à l'encontre des femmes afin de mettre en exergue la situation actuelle. Ce fléau a des graves répercussions sur les femmes et les enfants, en particulier. Le but est d'élaborer un plaidoyer en faveur d'une loi-cadre contre la violence qui permettra de protéger les femmes et de lutter contre toutes les discriminations auxquelles elles sont exposées.
En quoi consiste la loi-cadre contre la violence à l'égard des femmes ?
Je pense que pour lutter contre ce fléau, il ne suffit pas seulement de mesures de sanctions, mais il faut surtout des mesures de protection et d'intégration de la femme dans la société. La loi-cadre a pour objectif d'agir contre la violence de genre, de mettre un terme à l'inégalité entre les deux sexes et aux relations de pouvoir des hommes sur les femmes. Cette loi-cadre vise à reconnaître les droits des femmes victimes de violence, à établir un système de protection institutionnelle, à renforcer le droit pénal existant pour assurer à ces femmes une protection intégrale devant les instances juridictionnelles. Il s'agit aussi de renforcer les centres d'écoute, de mettre sur place des centres d'hébergement et d'apporter des aides pour les femmes qui se trouvent en situations précaires.
Quels sont les points saillants de ce rapport qui vient d'être rendu public ?
Avant tout, je voudrais signaler que l'on aurait aimé que cette enquête soit nationale. Cela dit, aujourd'hui, on est dans l'incapacité d'évaluer la violence conjugale présente au Maroc en donnant des pourcentages, faute de chiffres officiels. On ne peut pas dire que l'on a tant de femmes violentées. Ce qui n'est pas le cas, par exemple, de la France où des enquêtes nationales sont menées avec des chiffres et des pourcentages précis. Ce rapport a permis de montrer que 96% des violences à l'égard des femmes sont commises par le conjoint. Cette violence au sein du couple s'explique par le fait que le mari exerce sur sa femme une domination qui s'exprime par des agressions physiques, psychiques ou sexuelles. La violence conjugale est un phénomène mondial qui n'épargne aucun pays dans le monde. Cette enquête a montré que les femmes subissant des actes de violences sont des femmes en situation précaire. Elles sont, pour la plupart, très jeunes, analphabètes ou ont un niveau d'instruction très bas.
Quels sont les critères sur lesquels a été élaborée cette enquête ?
Cette enquête a été élaborée à partir de questionnaires établis par des sociologues. On a également pris en considération l'ensemble des dossiers qui ont été soumis aux services de la Ligue démocratique des droits des femmes. On a également pris pour base la déclaration des Nations unies sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes de 1993 et les différentes conventions de lutte contre les discriminations à l'égard des femmes. Ce questionnaire a pris en considération les actes de violence qui se présentent sous plusieurs formes : violence physique, psychologique, sexuelle, mais aussi, juridique.


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